Histoire d'un rêve à Bizan, un récit de sérénité

01 août, 2020
Cette histoire sur la sérénité nous parle de ces batailles qui se déroulent dans la vie de tous les jours et qui nous surprennent parfois. Être faible ou être fort est une question de perspective.

Cette histoire de sérénité commence dans un pays lointain, où il y avait un voyageur. Il avait parcouru un long chemin et était encore loin de sa destination. Cependant, il était fatigué et voulait trouver un endroit pour être tranquille et récupérer.

Il s’est alors souvenu que les magnifiques sources d’eau chaude de Bizan étaient proches de l’endroit où il se trouvait. L’homme y est allé, mais l’endroit était maintenant très négligé. Il y avait autrefois de beaux logements, mais maintenant, on ne voyait plus que des enfants curieux et une femme qui vendait des gâteaux.

Le voyageur était un peu déçu, mais il a quand même remarqué qu’il y avait une atmosphère agréable dans l’endroit. Il s’est donc adressé à la vendeuse de gâteaux et lui a demandé si elle pouvait l’aider. Il voulait y passer la nuit et peut-être aurait-elle un endroit où il pourrait le faire.

L’histoire de la sérénité raconte que la femme, très humblement, lui a dit qu’elle n’avait qu’un simple tapis. Elle a ajouté qu’elle devrait profiter de l’occasion pour se baigner dans les sources chaudes avant d’aller dormir. Elle lui dit également qu’un vieux maître samouraï viendrait passer la nuit chez elle et qu’ils pourraient avoir une conversation agréable avec lui.

La sérénité d'un voyageur qui traverse un pont.

 

Une rencontre intéressante

L’histoire raconte que le voyageur s’est baigné dans les sources chaudes et s’est ensuite rendu à l’humble domicile de la vendeuse. Ils mangeaient un repas simple quand le maître samouraï est arrivé. C’était un vieil homme calme et silencieux, qui respirait la sagesse.

Le maître s’est assis à la table avec eux et le voyageur a respectueusement demandé son nom. Le vieil homme répondit : Furuneko Mushinsai. Le voyageur a été surpris. C’était un nom très étrange, car Furuneko signifie “celui qui a renoncé au monde” et Mushinsai signifie “vieux chat”.

Le voyageur a dit qu’il trouvait le nom très étrange et qu’il voulait savoir pourquoi il l’avait adopté. Quel était le rapport entre la retraite et un chat ? Le vieil homme sourit gentiment et dit qu’il y a une raison à tout. S’il le souhaitait, il pourrait lui raconter l’histoire. Le voyageur a accepté avec plaisir.

Le vieux chat

Le vieux samouraï lui a dit qu’il y a de nombreuses années, lui aussi était parti en voyage et avait dû demander à un homme bon de rester avec lui sur la route. Il est arrivé dans son humble maison et a été bien soigné. Cependant, alors qu’il était sur le point de s’endormir, un énorme rat est apparu, le défiant de son éblouissement.

Le vieil homme explique alors : “J’ai demandé de l’aide au propriétaire de la maison et il m’a apporté un jeune chat, très agile. Cependant, le rat l’a confronté et a été très blessé. Puis il a fait venir un nouveau chat, mais la même chose s’est produite“.

Finalement, le vieux samouraï a décidé d’affronter le rat lui-même. Il a dégainé son épée et l’a affronté, mais le rat s’est jeté sur lui avec une vitesse impressionnante. Il l’a même mordu. C’est ainsi que, soudainement, un vieux chat est apparu, qui n’avait presque pas de dents. Il s’est approché du rat calmement et celui-ci s’est immobilisé. Le vieux chat l’a avalé.

Le chat représente la sérénité.

 

Une histoire de sérénité

D’après l’histoire de la sérénité, le vieux samouraï a dit qu’il n’était guère sorti de sa surprise ce jour-là. Il s’est endormi, mais dans son sommeil, il a entendu que les chats étaient en assemblée. Tout le monde voulait apprendre du vieux chat qui avait battu le redoutable rat, sans savoir comment.

Le vieux chat voulait écouter les deux chats qui avaient d’abord affronté le rat. Le premier dit qu’il avait exercé et développé toutes ses compétences pendant des années. Il se considérait comme le chat le plus agile de la région et ne comprenait pas pourquoi le rat l’avait battu. Le deuxième chat a dit qu’il était un expert en matière de pouvoir mental. Il ne comprenait pas non plus pourquoi il n’avait pas réussi.

Le vieux chat a fait un certain nombre de remarques intéressantes. Il a ensuite posé son diagnostic. Il a dit que le premier chat n’avait pas battu le rat parce qu’il était concentré sur sa capacité physique et que cela ne suffisait pas. Et que le second se sentait supérieur et ne savait pas quoi faire lorsqu’il trouvait quelqu’un de meilleur que lui.

Il a ensuite souligné que le secret pour gagner en toutes circonstances était de faire de la sérénité une façon d’être et de vivre. Celui qui est calme laisse couler la réalité. Sa mission en tant que chat était d’aller vers le rat et il l’avait fait. Le rat ne pouvait pas réagir car il ne comprenait pas sa tranquillité. Voyant sa grande sagesse, le maître samouraï avait adopté son nom.

 

  • Chen-Chi, C., & Canto, P. (1971). La práctica del Zen. La Plèyade.