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Gustave Le Bon et la psychologie des foules

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On associe le nom de Gustave Le Bon à quelques-uns des faits les plus importants du XXème siècle. Ses idées et ses études ont encouragé l'idéologie nazie. On dit même que le livre Mein Kampf d'Adolf Hitler s'inspirait de l'oeuvre de Le Bon.
Gustave Le Bon et la psychologie des foules
Dernière mise à jour : 05 décembre, 2018

Gustave Le Bon est né le 7 mai 1841 à Nogent-le-Rotrou (France). Il s’est d’abord formé en tant que médecin. Après cela, il a consacré une grande partie de sa vie à étudier la sociologie, la psychologie, la physique et l’anthropologie. Il a aussi été médecin militaire lors de la guerre franco-allemande. Ses premières recherches se sont consacrées à la physiologie. Il s’est ensuite concentré sur l’archéologie et l’anthropologie.

“Penser collectivement est la règle générale. Penser individuellement est l’exception.”

-Gustave Le Bon-

Le gouvernement français l’a envoyé en Orient en tant qu’archéologue. Il y a visité un grand nombre de pays et a aussi voyagé en Europe et en Afrique. Ses recherches et observations l’ont ensuite poussé à écrire une série de livres. Le plus célèbre d’entre eux est Psychologie des foules. 

L’approche darwiniste de Gustave Le Bon

Une bonne partie de l’oeuvre de Gustave Le Bon se consacre à justifier le colonialisme des puissances européennes. Son principal argument était l’idée selon laquelle il existait des races supérieures. Pour cela, il s’est appuyé sur un grand nombre de conjectures et de preuves assez douteuses.

Le Bon était un fervent défenseur du déterminisme géographique. Il affirmait que seules certaines conditions géographiques pouvaient permettre l’apparition d’hommes et de femmes véritablement intelligents, beaux et développés sur le plan moral. Ces conditions étaient bien sûr celles de l’Europe, et la race supérieure était celle des aryens.

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Gustave Le Bon était également convaincu de l’existence de plusieurs races humaines bien différentes. Il ne faisait pas référence à des traits physiques ou génétiques mais pensait réellement que chaque race constituait une espèce à part. Bien évidemment, il croyait aussi qu’il y avait des races supérieures et inférieures.

Si les races humaines se mêlaient entre elles ou avec l’une des races inférieures, les résultats étaient bons. En revanche, si deux races inférieures ou plus se mélangeaient, la conséquence n’était autre qu’un peuple dégénéré.

La psychologie des foules

Gustave Le Bon est devenu particulièrement célèbre après la publication de son livre Psychologie des foules. Son idée de base était que les êtres humains développaient collectivement des comportements qu’ils ne développeraient jamais individuellement. En d’autres termes, les groupes ont une influence déterminante sur les individus.

Il nous signale plusieurs raisons pour lesquelles le “moi” se perd dans le “nous”. Les voici:

  • L’être humain perçoit la foule comme un pouvoir invincible. Il cesse de se sentir responsable parce qu’il n’est plus qu’une figure anonyme.
  • Les masses ont une répercussion sur la façon de ressentir et d’agir de ceux qui les composent. Ceci se fait de manière inconsciente. Et permet à la foule d’être manipulée par un leader.
  • La foule suggère des idées et hypnotise l’individu. Faire partie d’un groupe mène une personne à se sentir omnipotente.
  • Dans une masse, l’irréel est plus fort que le réel. Une masse est compacte. Elle ne se brise pas à cause de différences internes.
  • La foule est perçue comme un mécanisme de survie. Ne pas appartenir à une masse est vu comme un grave danger.

Sigmund Freud lui-même a écrit toute une oeuvre pour remettre en question la psychologie des foules de Gustave Le Bon. Le livre de Freud s’appelle Psychologie des foules et analyse du moi.

L’impact des théories de Le Bon

Même si Gustave Le Bon se définissait comme un démocrate, ses idées ont sans aucun doute encouragé l’idéologie nazie. Tout comme le fascisme et d’autres secteurs similaires. Le Bon affirmait que les masses étaient un troupeau servile et qu’elles ne pouvaient par conséquent pas exister sans chef. Il signalait que ce chef ou leader devait être quelqu’un avec une forte personnalité, des croyances bien définies et une volonté de fer.

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Par ailleurs, les idées de Le Bon sur l’inconscient ont largement été diffusées. Elles lui ont permis d’avoir une certaine notoriété. Ses apports ont été nombreux dans ce domaine. Ils ont d’un côté été repris par les services de propagande nazie. Cependant, de l’autre côté, ils ont aussi fixé des bases importantes pour l’activité publicitaire.

Gustave Le Bon est décédé en 1931. Il n’aurait sans doute jamais imaginé que ses recherches allaient inspirer l’holocauste nazi. Et l’encourager. Et encore moins que son propre pays, la France, allait être victime de la discrimination des aryens.

 

 

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