Les livres sont des miroirs

29 janvier 2018 dans Livres 0 Partagés
fille qui lit un livre

« Les livres sont des miroirs : vous ne voyez en eux que ce que vous avez déjà à l’intérieur. » Cette phrase, tirée du livre L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón, nous montre le monde interne et personnel de la lecture. D’où la diversité des goûts littéraires. Par exemple, les personnes empathiques préfèrent souvent les romans ; les gens les plus impulsifs, le récit de guerre et les gens imaginatifs tout ce qui a à voir avec le genre de la fiction.

Ce que nous portons à l’intérieur se reflète dans notre lecture. Par conséquent, le même livre ne signifiera jamais la même chose pour deux personnes.
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Pour ceux qui aiment lire, il n’y a rien de mieux que de rentrer à la maison et de se déconnecter avec un bon livre. La lecture ouvre la porte à de nouvelles vies, de nouvelles cultures et de nouvelles façons de ressentir. En outre, elle a un effet relaxant en réduisant les niveaux de cortisol sécrétés par notre cerveau.

L’acte de lire régulièrement nous apporte de grands avantages au niveau cognitif. Il améliore notre capacité d’abstraction, d’imagination, de concentration et de mémoire et nous aide à prévenir les maladies dégénératives du cerveau. Notre cerveau fonctionne à certains égards comme un muscle et la lecture l’exerce.

Acquérir l’habitude de lire, c’est comme se construire un abri contre les vicissitudes de la vie. Un refuge qui nous embrasse et nous fait sentir que nous ne sommes pas seuls, grâce à ce que les autres nous montrent à travers leurs histoires. Histoires que peu à peu nous faisons nôtres. D’où l’affirmation que les livres sont des miroirs.

« Ne lisez pas, comme les enfants, pour vous amuser ou, comme les ambitieux, pour apprendre. Non, lisez pour vivre. »

-Gustave Flaubert-

livre duquel sortent fleurs et papillons

Les livres sont des miroirs qui favorisent notre concentration

Chaque fois que nous commençons à lire, l’hémisphère gauche de notre cerveau démarre, travaillant à pleine vitesse pour activer différentes zones. Selon le neurologue Stanislas Dehaene, du Collège de France, la capacité de lecture modifie le cerveau. D’autre part, la psychologue Nicole K. Speer, de l’Université de Washington, affirme que lorsque nous lisons nous recréons l’imaginaire, de telle sorte que les mêmes zones cérébrales sont activées que lorsque nous observons quelque chose qui se passe réellement ou que nous le faisons nous-même.

La lecture nourrit notre cerveau pour progresser.
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La lecture est l’un des instruments, et sans doute le plus précieux, dont dispose le cerveau pour progresser. Exercer son esprit en lisant favorise la concentration des faveurs. Bien que, après l’avoir appris, la lecture semble un processus naturel, au fond, ce n’est pas le cas. Le lecteur humain nait de sa lutte constante contre la distraction, puisque la tendance naturelle du cerveau face à des lettres sans signification est celui de la dispersion.

C’est parce que, selon la psychologie évolutionniste, ne pas être vigilant pourrait coûter la vie à nos ancêtres. Si un chasseur ne réagissait pas aux stimuli qui l’entouraient, il finissait dévoré ou mourait de faim s’il ne savait pas localiser les sources de nourriture. Pour cette raison, rester immobile concentré dans un processus comme la lecture est considéré comme une autre étape de notre évolution.

De nos jours, l’évolution nous a permis de nous octroyer des moments de repos et de détente sans avoir à être attentifs aux menaces constantes. Pour encourager la concentration dès l’enfance, il est particulièrement important d’encourager l’habitude de lire. Vingt minutes par jour de lecture à haute voix aideront les enfants à développer leur attention et leurs capacités de concentration: deux des compétences dont ils auront le plus besoin tout au long de leur vie pour augmenter leurs chances de réussite.

« La lecture rend l’homme complet; la conversation le rend agile, l’écriture le précise. »

-Francis Bacon-

Homme lisant un livre
La lecture influence le succès professionnel

Pendant plus de 20 ans, une équipe de l’Université d’Oxford a analysé les habitudes et les activités de près de 20 000 jeunes afin de savoir quelles activités prédiraient le succès professionnel à leurs 30 ans. Seule la lecture semblait avoir un impact significatif sur la réussite professionnelle : aucune autre pratique, comme faire du sport ou aller au cinéma, n’a eu un effet.

La capacité de lecture modifie le cerveau, explique le neurologue Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France. Ainsi, il y a plus de matière grise dans la tête d’une personne lisant et plus de neurones dans les cerveaux qui lisent.

Gustave Flaubert, un écrivain français, n’aurait pas pu être plus précis lorsqu’il a dit que «la vie devrait être une éducation continue». Le monde continue de tourner, donc la meilleure chose pour nos intérêts professionnels est de parier sur la formation continue comme un moyen de rester à jour et préparé pour de nouvelles circonstances. Tout comme nous prenons soin de nous et allons de plus en plus à la gym, nous devrions maintenir ou développer de l’intérêt pour certains des processus cognitifs qui, d’une certaine manière, peuvent être entraînés.

« Les livres sont des miroir où les mots ne sont que des pierres placées en traversant le courant d’une rivière. S’ils sont là, c’est pour que nous puissions atteindre l’autre rive. L’autre rive est ce qui compte. »

-José Saramago-

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