Généralement, le succès se cache derrière une collection d’échecs

15 avril 2017 dans Emotions 298 Partagés

Réessayer après avoir échoué est un droit, un devoir sacré auquel aucun être humain ne devrait renoncer. Les personnes qui ont dû faire face à de grandes difficultés et des échecs importants pendant plusieurs années ont deux chemins qui s’ouvrent à elles : soit ne pas réessayer et se laisser porter par l’inertie inéluctable de la vie, soit réessayer en mettant à profit l’expérience accumulée.

Nombreuses sont les personnes qui n’ont pas réessayé après des décennies d’échecs et de difficultés. Saviez-vous, par exemple, que Nelson Mandela a passé 30 ans en prison avant d’en sortir et de devenir l’homme qui a changé l’histoire de l’Afrique du Sud ?


« L’échec n’existe pas, sauf quand on cesse de faire des efforts. »

– Jean-Paul Marat –


Or, bien sûr, sûrement vous direz-vous que vous n’êtes pas Nelson Mandela, mais un simple être humain commun et courant. Vous ne vous rendez pas compte que c’est précisément votre résistance à réessayer après avoir échoué, au-dessus de laquelle est justement passé Nelson Mandela, qui représente le plus grand obstacle entre vous et le succès que vous visez.

Il est certain que ces réussites de transcendance historique et globale exigent que confluent diverses circonstances. Mais il est aussi certain qu’il existe des réussites individuelles qui sont comparables à cela ; le seul fait que quelqu’un atteigne ses rêves après avoir essuyé de nombreux échecs est un exemple inestimable pour celleux qui l’entourent. C’est un effort qui rend meilleur le monde où nous vivons tou-te-s.

Essayer, c’est aussi plus important qu’y arriver

Une vie émouvante et digne d’être vécue est celle où on ne renonce jamais à réessayer. Pourquoi vit-on si ce n’est pas pour faire de l’expérience un hommage à la vie elle-même ? Certaines personnes ne frémisse pas une seule fois sur toute leur vie.

Personne ne vous oblige à sortir de l’ennui, à montrer votre courage, à prendre le risque de perdre. Mais soyons clair-e-s : si vous ne le faites pas, ce n’est pas parce que vous ne pouvez pas essayer quelque chose de meilleur. Ce qu’il se passe, c’est que la peur vous domine, et c’est par peur que vous résistez à essayer. Ne vous trompez pas : ce n’est pas la fatigue, ce n’est pas le manque de capacités, ni l’âge ; c’est bel et bien la peur qui vous empêche d’essayer.

Peut-être ne vous êtes-vous pas rendu-e compte que le fait d’essayer d’atteindre le but que vous vous êtes fixé-e est autant voire plus important que le fait d’arriver à l’atteindre. C’est le sel de la vie. Ce qui donne de la saveur à vos jours et à vos nuits. C’est ce qui marque la différence entre le fait de se sentir satisfait-e par le simple fait de vivre, et celui de rester prisonnier-ère de vos questions existentielles.

Le concept trompeur de l’échec

L’étymologie du mot « échec » est surprenante : ce mot vient de la racine latine « quat », qui veut dire « secousse », et du préfixe italien « fra », qui signifie « au milieu ». Ainsi, le verbe « échouer » pourrait être littéralement traduit par « être au milieu de la secousse ». Qu’en pensez-vous ?

Si on relie cela au sujet qui nous intéresse ici, on pourrait dire que l’échec peut être considéré comme un sursaut, un croisement pour réveiller l’attention, pour se réveiller face à quelque chose. Et l’échec, c’est ça : une découverte qui vous sort de l’erreur, qui vous permet d’ouvrir les yeux. De fait, la connotation négative liée à l’échec s’est renforcée lorsqu’on a commencé, à partir de différents modèles, à comparer le fonctionnement de l’esprit avec celui d’une machine.

A un certain point de l’histoire, le mot « échec » est devenu synonyme de « défaite », alors qu’en réalité, il n’est est rien. Puis, le mot « défaite » est lui-même devenu synonyme de « claudication ». Il semble que tout cela ne soit valide que dans le vocabulaire de la guerre ; c’est en effet dans ce domaine que même les victoires sont tristes, et que les échecs sont des réalités qui mettent en péril la liberté, la vie et la dignité.

Sur les terrains fertiles de l’activité humaine, l’échec, cette « secousse », est plutôt un moment de révélation. Ainsi opère la science, dans l’art et dans tous les champs positifs de la réalité. Il n’existe presque pas d’actions humaines qui ne présentent pas un composant d’échecs et un autre de réussites dans le même temps. Une des rares occasions où cet échec devient une dure défaite réside en ces obscurs moments où on décide de ne pas réessayer après avoir échoué.

Images d’Eileen O’Kaily et Art BlackFantasy

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