La flèche empoisonnée, une théorie bouddhiste qui vous confrontera à votre moi

14 août 2017 dans Emotions 468 Partagés

L’une des grandes revendications de Bouddha est de vivre le moment présent. C’est pour cela que dans ses enseignements, on peut reconnaître certains des principes qui ont aujourd’hui donné lieu au Minduflness. Mais si on observe les paraboles bouddhistes, comme la flèche empoisonnée, on découvre que nous n’avons pas tellement avancé depuis ce grand penseur.

L’une des célèbres phrases de Bouddha dit : “N’insiste pas sur le passé, ne rêve pas au futur, concentre ton esprit sur le moment présent.” Ainsi, il semble approprié de mettre l’accent sur cet aspect du Bouddhisme, avec l’histoire de la flèche empoisonnée.

La flèche empoisonnée

Dans un recueil de textes formés par le Canon Pali, qui sont attribués à Bouddha et qui ont pour nom Majjhima Nikaya, on trouve différentes histoires, dont celle de la flèche empoisonnée. Apparemment, Bouddha l’a racontée à l’un de ses élèves les plus impatients. Le jeune souhaitait avoir des réponses à ses questions sur la vie après la mort.

Il lui a donc raconté qu’un jour, un homme avait été blessé par une flèche empoisonnée. Et quand ses proches ont essayé de chercher un médecin, l’homme refusa de se faire soigner.

Le blessé dit qu’avant que n’importe quel médecin essaie de l’aider, il voulait savoir qui l’avait attaqué, à quelle caste il appartenait et quel était son lieu d’origine. Il voulait aussi connaître sa taille, sa force, la couleur de sa peau, le type d’arc avec lequel il avait tiré et si sa corde était en chanvre, en soie ou en bambou.

Ainsi, alors qu’il continuait à vouloir savoir si les plumes de sa flèche étaient en vautour, en paon ou en faucon, et si l’arc était commun, courbe ou en fleur de laurier, il est mort avant de connaître la réponse à aucune de ses questions.

Meilleur que mille mots sans utilité est un seul mot bénéfique, qui pacifie.”

-Bouddha-

Qu’essaie de nous dire l’histoire de la flèche empoisonnée ?

L’attitude de cet homme face à la mort semble assez absurde. Non ? Mais si on porte ce cas à l’extrême dans les situations de la vie, n’y-a-t-il pas des situations où nous nous comportons comme ce guerrier blessé ? 

Peut-être de manière inconsciente, mais parfois nous nous concentrons trop sur des questions qui sont vraiment sans importance par peur d’affronter celles qui le sont, elles. Le cœur du sujet reste inconnu, alors que nous nous plongeons dans des sujets très peu importants à ce moment-là.

Ainsi, avec cette histoire, Bouddha essaie de montrer à son élève que l’intelligence, lorsqu’il s’agit de faire distinguer l’important de l’indispensable, peut faire la différence entre vaincre une difficulté et se laisser vaincre par elle.

Concentrez votre attention sur ce qui est vraiment valide

Cela ne signifie pas que divaguer ne peut pas avoir de bienfaits. Le problème intervient lorsque cette divagation arrive de manière constante sans objectifs concrets. C’est-à-dire que quand il faut résoudre un problème, il est parfois préférable d’aller droit au but, laissant les à-côtés à d’autres. Sinon, le problème peut devenir plus grand.

Avancez petit à petit

Dans certains peuples, on dit : “Olive mangée, noyau jeté.” Ce dicton tout simple nous dit qu’une fois qu’un problème est résolu, il faut se concentrer sur le prochain. Il existe aussi le proverbe suivant : “Qui trop embrasse mal étreint”.

Laissez le monde se dérouler

Nous permettons trop souvent aux sujets de nous influencer et de nous harceler dans notre tête. Mais, peut-être qu’il vaut mieux laisser se dérouler les choses. Peut-être que vous éviterez ainsi que votre cerveau se remplisse d’inquiétudes, de colère, de tristesse ou de frustration.

Éliminez l’inutile

Revenons aux dictons populaires, qui sont souvent très sages et qui valent la peine d’être écoutés. “N’est pas plus riche celui qui a le plus, mais celui qui a besoin de moins”. Nous pensons parfois que pour être heureux, nous devons obtenir ce qui nous manque. Pourtant, quand vous vous habituez à vivre avec le basique et que vous approfondissez ce savoir, vous découvrez qu’il ne vous manque pas grand chose. L’amour d’un être aimé est beaucoup plus valide que toute possession inutile, excessive ou chère.

“Ne sois pas ami avec les idiots.”

-Bouddha-

Léonard de Vinci a dit un jour que “La simplicité est la satisfaction maximale”. La parabole de la flèche empoisonnée de Bouddha tourne autour de la même idée. Deux esprits brillants. Rien plus à ajouter, non ?

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