Cortex préfrontal dorsolatéral : fonctions principales

7 novembre 2019
Le cortex préfrontal dorsolatéral est une structure fondamentale pour l'être humain. C'est une zone du cerveau impliquée dans des processus cognitifs aussi importants que la mémoire, l'attention et la planification du temps, entre autres.

Les lobes préfrontaux représentent des éléments clés pour la modulation et le contrôle du comportement humain. Ils sont sans aucun doute fondamentaux dans l’intégration de l’information cognitive, motivationnelle et émotionnelle. Leur connexion à presque toutes les régions du cerveau leur donne une grande importance, et c’est pourquoi des études et des recherches à leur sujet sont si importantes. Dans les lobes préfrontaux se trouve le cortex préfrontal dorsolatéral : une zone dont les fonctions sont d’une importance vitale pour le comportement humain.

Les régions frontales nous permettent d’être des êtres autonomes, ce qui nous donne une bonne partie du contrôle que nous avons sur notre vie. Tout cela à travers les fonctions dites exécutives, les fonctions qui nous caractérisent en tant qu’êtres humains. Grâce à ces fonctions, nous construisons notre identité et développons la conscience de soi.

De cette façon, le dialogue interne et la communication avec les autres sont possibles. La cognition sociale a lieu dans ces régions, et de là naît l’empathie, la capacité de se mettre à la place de l’autre. En même temps, elles nous permettent également de prédire le comportement des autres – en anticipant leurs intentions – ou de comprendre des aspects tels que la tromperie.

Le cortex préfrontal dorsolatéral dans le cerveau humain

Anatomie du lobe frontal

Le lobe frontal est divisé en plusieurs zones :

  • Aire motrice, prémotrice et supplémentaire
  • Champ oculaire frontal
  • Aire de broca
  • Cortex préfrontal

Ce dernier est subdivisé en trois zones :

  • Dorsolatéral
  • Orbital
  • Médial

Les principales fonctions du cortex préfrontal dorsolatéral

Stuss et Knight (2002) ainsi que Tirapu et Ustárroz (2012) soulignent certaines des principales caractéristiques de ce cortex :

  • Inhibition, coordination et modulation du comportement
  • Recherche, récupération et mise à jour de l’information pertinente en tout temps
  • Planification, préparation et anticipation à travers les signaux horaires
  • Régulation et contrôle cognitifs et émotionnels
  • Flexibilité pour changer l’attention et le comportement à mesure que les conditions changent

Pour sa part, l’équipe de Burguess (2012) a réalisé une revue de la littérature scientifique sur les principales fonctions du cortex préfrontal dorsolatéral. Ils ont conclu que la plupart des chercheurs s’entendaient pour dire que l’attention, la mémoire, la langue, la préparation et l’organisation sous forme de séquences temporelles sont les fonctions les plus importantes.

Attention, une des fonctions essentielles du cortex préfrontal dorsolatéral

Parmi les principales fonctions du cortex préfrontal dorsolatéral se trouve le contrôle de l’attention. Ce contrôle comprend des processus tels que : le changement de tâche, la capacité d’attention partagée, la préparation à l’action et le contrôle des interférences.

Mémoire

En ce qui concerne la mémoire, il faut distinguer entre mémoire de travail ou mémoire opérative et mémoire déclarative. La mémoire de travail est un système qui permet de conserver et d’utiliser temporairement des informations. Baddeley (2010) affirme que le cortex préfrontal dorsolatéral agirait comme un « exécutif central »; selon l’auteur, il a « la capacité de récupérer l’information et de la garder active pendant sa manipulation« .

Pour leur part, Stuss et Levine (2002) postulent que la participation de cette région augmente lorsque l’information demandée « dépasse la capacité de la mémoire de travail et lorsqu’il est nécessaire de contrôler les distracteurs qui peuvent interférer avec l’information pertinente avec laquelle on travaille« .

Quand à la mémoire déclarative, le cortex préfrontal dorsolatéral semble être impliqué dans les processus de recherche d’information. Il participe au choix des meilleures stratégies de codage de l’information et porte sur les processus associés à la mémoire de la source. C’est-à-dire, se souvenir des caractéristiques d’un événement : quoi, comment, quant, où…

Un homme qui se rappelle d'un événement grâce au cortex préfrontal dorsolatéral

Les altérations dans la mémoire de la source affectent la capacité des sujets à examiner l’origine de leus souvenirs. Ce processus est connu sous le nom de surveillance de la réalité. De cette façon, ils peuvent distinguer les événements réels des événements imaginaires. Baddeley assure « qu’un déficit dans ce processus peut être responsable des phénomènes d’interférence proactive et des intrusions fréquentes et confabulations présentées par les patients présentant des lésions préfrontales« .

« La mémoire est la sentinelle du cerveau ».

-William Shakespeare-

Langue

Le manque de fluidité verbale est lié aux lésions préfrontales, en particulier celles du côté gauche. En même temps, le discours narratif serait également affecté en termes de simplification et d’omission des formes grammaticales lorsque des altération apparaissent dans cette région.

Préparation et séquençage temporel

Enfin, la planification du temps est une capacité clé pour organiser les activités et se débrouiller au quotidien. La recherche souligne l’importance des zones frontales dans la planification. Arnedo, Bembibre et Triviño (2013) affirment que la préparation et le séquençage temporel s’effectuent « par une mise à jour constante de l’information relative au temps nécessaire pour effectuer une action et la garder en mémoire jusqu’au moment de son exécution« .