Dans un coin de l’âme, le lieu secret des souvenirs

24 octobre 2015 dans Emotions 0 Partagés

« Les grandes folies, laissent de grands souvenirs … »
– Danns Vega

Espérons cher lecteur que vous êtes entrain de lire ces humbles mots tandis que vous écoutez en même temps la voix inimitable du maître Serrat et alors que vous vous émouvez avec des souvenirs, les souvenirs que chacun d’entre nous avons et qui apparaissent de temps en temps pour nous faire pleurer ou nous faire rire …

« Ce sont ces petites choses, qui nous ont laissé un temps des roses … dans un coin, sur papier ou dans un tiroir » … ces souvenirs inoubliables et merveilleux, que rien ni personne ne peut effacer.

Le sourire de notre mère alors qu’elle nous berçait, notre premier baiser, la première lettre d’amour, la premier dessin de notre fils qui a couru comme un fou pour le montrer à papa et maman …

Ces souvenirs qui restent dans nos esprits et qui réapparaissent comme le plus grand des trésors, alors que nous cherchions dans un coin, sur un papier ou dans un tiroir.

C’est alors qu’apparaît cette photo où nous étions touts petits, ou cette lettre jaunie d’un certain petit ami.

Cette rose sèche entre les pages d’un livre qui nous rappelle toujours nos 20 ans et l’innocence sans équivoque du premier amour.

Ce livre de recettes fait avec tant de soin par notre grand-mère et avec lequel nous sentons encore l’odeur du gâteau cuit au four ou ce journal que nous ignorions jusqu’ici et qui apparaît dans nos vies comme un tourbillon disposé à nous désarmer le cœur.

Je me souviens une fois, où ils ont trouvé le début de ce qui devait être le journal de mon grand-père. Malheureusement ce qu’il avait commencé avec tant de soin n’a pas pu être terminé et la vie est ainsi.

Je n’ai jamais rencontré mon grand-père de sorte que ces mots écrits ont marqué un avant et un après …

Quand ils ont commencé à lire ses écrits à haute voix, tandis que je restais silencieuse et absorbée comme dans le meilleur des films, une émotion intérieure m’a envahit.

Je sentais comme si je voyageais dans une machine à remonter le temps, comme si d’une manière ou d’une autre, je connaissais mon grand-père, cet homme déjà âgé qui racontait ses aventures lorsqu’il était un petit garçon avec les mêmes mots et la même vitalité que j’avais si souvent entendu de la bouche de ma grand-mère, sa chère partenaire de vie.

A ce moment, j’ai senti que les paroles de mon grand-père prenaient une telle force, que je le sentais un peu plus proche de moi, en dépit de ne pas le connaître.

L’histoire était si belle que nous avons perdu la notion du temps et ils ont continué à lire et à lire … ses espiègleries à l’école, sa relation avec ses proches.

Puis il y eut le silence … il avait seulement pu écrire un certain nombre de pages, mais il n’a pas eu le temps de continuer.

Voilà quand nous avons réalisé qu’il était parti trop tôt et même si nous n’avons pas pu profiter de ses comptes assis sur ses genoux, ses mots auront pris forme lors de cette incroyable après-midi … une après- midi de souvenirs.
(Joan Manuel Serrat)
Certains croient
que le temps et l’absence
les ont tués.

Mais leur train
a vendu des billets 
aller-retour.

Ce sont ces petites choses,
qui nous ont laissé un temps des roses
dans un coin,
sur papier
ou dans un tiroir.

Comme un voleur
elles te guettent derrière
la porte.
Elles vous ont tant
à leur merci
comme des feuilles mortes

que le vent traîne ici ou là,
qu’elles vous sourient tristes
et
 font que
nous pleurons lorsque
personne ne nous voit.

Et maintenant, pendant que je vous écris ces mots, et alors que je les relis, je comprends le puissant pouvoir qu’ont les souvenirs en nous qui « font que nous pleurons lorsque personne ne nous voit …« 

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