Comment interpreter le dessin de famille de votre enfant?

7 avril 2015 dans Psychologie 7 Partagés

Un des dessins qui suscite le plus d’intérêt à la maison, c’est celui de la famille, au travers duquel l’enfant exprime sa situation dans le noyau familial, son affection et sa jalousie.

Mais, comment interpréter le dessin de famille ?

On ne peut pas dresser un bilan complet à partir d’un simple dessin, mais on peut en revanche avoir des indices quant à la situation de l’enfant à un moment donné de sa vie, indices qui devront être étayés et vérifiés grâce à d’autres outils.

Aspects dont il faut tenir compte dans un dessin d’enfant

De même que l’enfant évolue, le dessin lui aussi change à mesure que l’enfant grandit, et ce physiquement comme mentalement.

– Avant trois ans, l’enfant ne fait que gribouiller ; lors de cette période, il est donc difficile de tirer une quelconque conclusion.

– Entre trois et six ans, il commence à savoir manier le crayon, son tracé est plus stable, et il parvient à représenter sa réalité. Cependant, les figures humaines qu’il dessine sont souvent incomplètes et figées.

– Entre six et dix ans, l’enfant est parfaitement adroit et manie encore mieux le crayon. Les “erreurs” peuvent donc désormais être expliquées par des raisons émotionnelles et affectives.

– À partir de dix ans, la maturité de l’enfant lui permettra de réaliser des dessins très réalistes retranscrivant bien ses émotions. Cependant, c’est à cet âge-là qu’il commence à avoir honte de montrer ses dessins aux autres.

Conseils pour savoir comment interpréter le dessin de famille

C’est le psychologue Louis Corman qui a étudié en premier le dessin de famille. Les autres n’ont fait que poursuivre son travail et perfectionner ses théories.

En général, ils se penchent sur deux aspects principaux du dessin de famille :

1. Le graphisme

Il ne s’agit pas de s’intéresser à l’esthétique du dessin, mais à la taille des personnages, à la forme du tracé, à la pression du crayon et à la localisation du dessin sur la feuille.

On considère que l’enfant a une vie familiale équilibrée si son dessin est de taille normale ou grande, s’il a un tracé continu et qu’il ne gomme pas sans arrêt pour recommencer, si la pression du crayon est adéquate, et si le dessin est situé au centre de la page.

Normalement, le personnage qui est dessiné en plus grand et avec le plus de détails, c’est celui que l’enfant préfère.

2. Le contenu

Lorsque l’on demande à l’enfant de faire ce dessin, il faut lui dire de dessiner “une” famille, pas “sa” famille ; ainsi, il dessinera sans pression, et son dessin exprimera vraiment ce qu’il ressent.

Généralement, les enfants qui sont jaloux de leurs frères et/ou soeurs se dessinent seuls avec leurs parents. Lorsqu’on leur demande où sont leurs frères et/ou soeurs, ils répondent souvent qu’ils ne sont pas à la maison, ou qu’ils dorment.

D’autre part, l’enfant se représente la plupart du temps entre ses deux parents, là où il se sent le plus en sécurité ; mais il peut aussi arriver qu’il se dessine près de sa mère ou de son père, ce qui montre avec lequel de ses deux parents il passe le plus de temps, ou avec lequel il aimerait en passer davantage.

Pour ce qui est des détails, si un enfant qui sait bien dessiner ne représente pas les mains d’un des personnages, cela peut traduire un manque d’affectivité.

Cette liste n’est pas exhaustive car il existe bien évidemment beaucoup d’autres détails dont l’analyse peut montrer en quoi le dessin est un instrument de communication de plus entre l’enfant et le monde adulte.

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