Celui qui nous aime est toujours proche de nous

· 1 septembre 2016

587 kilomètres, 27 jours et quelques 17 villes nous séparent, mais comme le disait Julio Cortázar, celui qui nous aime reste toujours proche de nous.

Les relations se cultivent peu à peu, avec de la constance et d’autant plus d’efforts si distance il y a.

Avez-vous déjà eu cette impression d’avoir été loin et éloigné des gens que vous aimez pendant longtemps, et de vous rendre compte à votre retour que tout avait changé sauf votre relation ?

Le lien qui nous unit à certaines personnes reste solide même à distance, car on ne les laisse pas nous oublier.

Notre foyer reste proche de nous, où que l’on aille

Pour diverses raisons, on doit souvent se séparer d’une personne qu’on aime pendant un certain temps.

On déménage dans une autre ville, on doit trouver un travail ailleurs, une famille nous attend dans un autre pays, etc.

 


« Je pourrais te dire que je me sens chez moi n’importe où

si c’est toi qui ouvres la porte. »

-Elvira Sastre-


 

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Les plus grandes inquiétudes qui nous envahissent avant de partir doivent être en lien avec ce que deviendront nos sentiments ainsi que ceux des personnes que l’on laisse.

M’oublieront-elles ? Notre relation changera-t-elle ? Ces questions sont très communes.

Les personnes qu’on laisse sont comme notre « maison », et il est très difficile pour nous de nous dire que d’une certaine manière, elles resteront derrière nous.

Cependant, quand on arrive à destination, on se rend compte que cet endroit que l’on appelait « maison » nous a en fait suivi et qu’il continue à nous protéger.

On continue à considérer cet endroit comme notre foyer car il est toujours là peu importe ce que l’on fait, ce que l’on est ou ce que l’on pense.

Cet endroit fait partie de notre essence, laquelle s’enrichit avec des personnes nouvelles, mais ne s’oublie pas.

La complicité est plus forte que les obstacles

La complicité qu’on a pu établir avec certaines personnes avant de partir est à l’origine du succès de la relation malgré la distance.

On dit que les liens qui survivent à la distance sont plus forts, mais ils doivent également déjà être solides avant le départ afin de pouvoir surpasser les obstacles posés par l’éloignement.

Probablement est-il plus simple de faire cet effort-là avec des personnes que l’on aime vraiment, puisqu’il n’y a que dans cette situation-là que la volonté de demeurer est pré-disposée.

Ce qu’on aime est toujours proche de nous, car on sait ce que cela représente pour nous, et pour rien au monde on ne voudrait le perdre.

 


« Je ne sais pas de quoi il s’agissait, mais nous avions quelque chose de spécial, et nous le savions bien. Tu as pu le remarquer à la façon que nous avions de bouger et de parler ; nous ne parlions pas beaucoup, mais notre communication était basée sur les sous-entendus, et c’est justement ce qui teignait notre monde de gris, ainsi que l’air de sécurité que nous avons rejeté. »

-Charles Bukowski-


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Au moment de se retrouver, il semble que le monde que l’on a laissé ait avancé sans nous : les gens ont continué à vivre, et vous devez maintenant retrouver votre place dans leur vie.

Si la complicité est toujours là, vous vous rendrez alors rapidement compte qu’en fait vos relations n’ont pas changé, et qu’il vous suffira de peu de temps pour renouer et pour que les choses redeviennent comme avant.

Qui souffre le plus ? Celui qui attend, ou celui qui n’a jamais attendu personne ?

Avec les séparations viennent, dans une plus ou moins grande mesure, divers grades de souffrance, puisqu’il n’est pas chose aisée que de s’éloigner des autres, et ce même pour une courte période.

Les au revoir sont généralement difficiles pour la plupart d’entre nous, même si l’éloignement n’est que temporaire.

Cependant, Neruda nous pose la question de ce sous-titre : qui souffre le plus ? Celui qui attend, ou celui qui n’a jamais attendu personne ?

En d’autres termes, il nous fait du mal de nous sentir seul et de ne pas pouvoir embrasser ceux qui sont loin de nous.

L’éloignement de ceux de qui nous sommes proches nous fait mal et la proximité de ceux qui sont loin nous réconforte.

Quelle que soit votre réponse à cette question, le plus bénéfique semble être d’apprendre à profiter de l’indépendance qui nous est donnée.

Ceux qui nous aiment seront toujours proches de nous et reviendront toujours en ayant plus envie que jamais de passer du temps avec nous.

D’un autre côté, si on n’attend personne, cultiver l’amour propre sera notre objectif principal.

 


« Parfois il suffit seulement de 56 secondes de conversation téléphonique pour enchanter la journée de quelqu’un qui est à des kilomètres de distance.

Et nous avons tous 56 secondes de libre.

-Carlos Miguel Cortés-