Ce n’est pas le fardeau qui vous détruit, mais la manière dont vous le portez

· 18 juillet 2016

Vous êtes fatigué et vous savez que vous portez un gros fardeau sur vos épaules, même si à première vue, il n’y a rien qui l’indique sur votre corps.

Ce fardeau est aussi réel qu’invisible et il vous serre, il provoque votre chute, il vous étouffe, il suscite chez vous de l’anxiété.

Parfois, vous manquez même d’air dans les poumons et vous sentez le temps vous échapper alors que vous restez là, à essayer de fuir ce qui vous tourmente.

Nous appelons « fardeau » une masse qui exerce un poids sur nous, une force qui agit comme un lest contre le mouvement que nous impulsons dans notre corps et dans notre esprit volontairement.

Pour cela, nous appelons aussi fardeau les expériences et les événements qui nous mettent au pied du mur et qui nous obligent à les gérer émotionnellement.

Le fardeau émotionnel

Ce cliché est plutôt vrai : la vie n’est pas aussi gratuite qu’elle le paraît. L’apprécier suppose irrémédiablement différents prix à payer. 

L’un d’entre eux est de ne pas cesser de vivre des émotions, aussi bien bonnes que mauvaises.

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Nous sommes quotidiennement exposés au fait de ressentir des émotions et beaucoup d’entre elles sont parfois difficiles à assimiler. 

Ces fardeaux peuvent être petits et légers ou bien si gros et traumatisants qu’il est préférable que vous demandiez l’aide d’un professionnel pour les supporter.

“La seule façon de combattre la congestion 

est de diminuer le fardeau.”

-Andrew Tanenbaum-

Pourtant, dans tous les cas, le fardeau est là. Qu’il vous détruise ou non dépendra des outils que vous utiliserez pour y faire face et de la volonté dont vous ferez preuve pour vous en débarrasser.

Les outils qui vous aideront à le gérer

L’une des clés de l’intelligence émotionnelle est de travailler avec les outils qui nous aident à améliorer le contact avec ce qui nous touche profondément : les événements négatifs feront toujours partie de vous, mais ils ne doivent pas devenir des poids.

Comment pouvons-nous y arriver ?

  • Comprendre le mal : il est probable que vous vous sentiez acculé par des pensées négatives et que vous sentiez même que votre cœur se rajoute au poids que vous portez sur les épaules.
    Voilà pourquoi il vous serait bénéfique de réussir à focaliser le mal qu’il provoque chez vous et à tracer des limites qui vous aideront à agrandir les fissures par lesquelles entre la lumière.
  • Savoir que vous voulez réussir : il est très compliqué de trouver l’envie de transformer cet état d’âme, même si nous nous y attelons de toutes nos forces.
    Pourtant, c’est possible. On dit que vouloir, c’est pouvoir, surtout parce que nous avons la capacité de faire naître la volonté qui est en nous quand nous en avons le plus besoin.
    La volonté est la seule chose qui vous donnera la force suffisante pour façonner la façon dont vous vivez avec vos fardeaux.
  • Être conscient qu’oublier n’est pas surmonter : la plupart des fardeaux viennent du passé, car ce sont des sentiments que nous accumulons tout au long de notre chemin.
    Vous pouvez vous répéter dans ce cas que de la même manière que les joies sont des ailes pour continuer à voler, les peines peuvent aussi être des tremplins qui nous donnent de l’élan pour apprendre de nos erreurs. Ne les laissez pas vivre en vous, exprimez-les et libérez-les pour surmonter le passé.
  • Ayez confiance en votre foi intérieure : même si dans certaines circonstances, il peut être très utile de parler de ce qui vous afflige à quelqu’un et il est même bon que vous le fassiez, vous ne pouvez pas oublier que votre fardeau est à vous.
    Apprendre à vivre avec et à vous en défaire est avant tout un processus de connaissance de soi et de croissance personnelle.
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“Rappelle-toi ce qui vaut la peine d’être rappelé.

Ignore le reste” 

-John Katzenbach-

Ôtez le fardeau de votre âme, servez-vous de l’apprentissage comme d’un bagage

Quand nous nous apprêtons à faire un voyage pour lequel nous devons porter des bagages volumineux, nous avons besoin de valises pour les transporter et, surtout, d’organisation pour évaluer ce qui est le plus important et ce qui l’est moins.

Il se passe la même chose avec les expériences que nous accumulons dans notre vie : si nous essayons d’aller de l’avant avec l’âme lourde, nous ne pourrons pas continuer. 

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En effet, au moment où vous vous serez libéré de vos fardeaux et où vous aurez récolté l’apprentissage inhérent au fait de les avoir portés, vous pourrez réaliser que vous serez capable de sélectionner les émotions que vous voudrez emporter avec vous et de quelle façon vous devrez les porter.

Vous verrez alors que la seule condition est que l’esprit se sente léger, et que les émotions ou les pensées ne pèsent pas lourd, mais qu’elles soient comme ce vent qui fait prendre de la vitesse aux bateaux à voile.

“Il ne faut pas charger nos pensées du poids de nos chaussures” 
-André Breton-

En définitive, la manière dont vous portez votre fardeau émotionnel est un signe de maturation intime. 

Souvenez-vous qu’il est là pour vous enseigner quelque chose, et vous sentirez plus ou moins son poids à mesure que vous apprendrez de lui.