Apprenez à surmonter la timidité pas à pas

5 août 2019
Bien souvent, la timidité est cette barrière qui nous sépare de nos objectifs et qui nous empêche de profiter de la vie. C'est un obstacle que nous devons apprendre à surmonter afin de parvenir à nous montrer tel que nous sommes.

Nombreuses sont les personnes pour qui surmonter la timidité constitue un véritable défi. Il ne s’agit pas d’une maladie ni d’un trouble mais d’un état émotionnel marqué par le sentiment de honte et la volonté de discrétion.

Une personne timide ne repousse pas les autres. Elle n’évite pas non plus le contact de façon stricte. D’ailleurs, bien souvent, la personne timide apprécie énormément la compagnie des autres. De façon générale, elle n’a pas peur des gens. Ce dont elle a peur c’est d’être exposée aux regards : elle a peur de constituer le centre d’attention.

Pour surmonter la timidité, il est important de bien savoir ce qu’est la timidité. Nous avons tendance à confondre timidité et introversion, par exemple. Une personne introvertie peut être ou non timide : ces deux traits de personnalité ne vont pas forcément ensemble. Voyons tout cela plus en détail dans la suite de cet article.

« La timidité est la méfiance envers l’amour propre. Désirant plaire, elle a peur de ne pas y arriver ».

-Molière-

La timidité, qu’est-ce que c’est ?

Surmonter la timidité pour se sentir mieux

Grosso modo, il existe trois perspectives pour comprendre la timidité. 

La première perspective est la perspective organiciste. Selon cette perspective, la timidité est d’origine génétique : elle est liée à des anomalies au niveau des glandes de sécrétion, notamment au niveau de l’hypophyse et des glandes surrénales.

La perspective comportementale, pour sa part, signale que la timidité est un comportement appris, généralement pendant l’enfance. Parfois ce comportement vient des parents, d’autres fois c’est l’enfant lui-même qui a adopté ce comportement n’étant pas suffisamment reconnu et valorisé par les adultes qui l’entouraient. Un enfant peut également devenir timide lorsqu’il est victime d’une forme d’abus.

Enfin, la psychanalyse nous dit que la timidité est la manifestation d’un conflit chez l’individu avec lui-même ou avec une part de lui-même. La timidité est alors liée à une répression inconsciente d’un ou plusieurs instincts.

Lorsqu’une personne timide est exposée, elle se sent jugée et la désapprobation des autres la gêne énormément.

 

Les premiers pas pour surmonter la timidité

Au moins 50 % des personnes se définissent comme étant timides. Il s’agit donc d’un problème commun.

Surmonter la timidité devient un objectif important pour l’individu qui sent que ce trait de personnalité le limite de manière significative. Notamment si ce trait de personnalité est source de souffrance pour l’individu.

Si c’est le cas, il vaut la peine de passer à l’action pour surmonter la timidité. Cela n’est pas si difficile. Avant de passer à l’action, il faut analyser sa timidité.

  • Identifiez votre type de timidité : la première chose à faire est d’identifier son type de timidité. Grosso modo, il y a deux types de timidité : la timidité globale et la timidité occasionnelle. La timidité globale est celle qui est présente constamment. Quant à la timidité occasionnelle, elle se manifeste seulement lors de certaines circonstances ou face à certaines personnes
  • Identifiez les éléments déclencheurs : il est question ici de se remémorer les moments les plus embarrassants de notre vie. Qu’ont en commun ces situations ? Quels sont les facteurs qui ont été à l’origine du sentiment de honte ? Quelles présences ont un effet spécial sur nous ?

Un pas à pas pratique

Jeune femme prisonnière de sa timidité

Si vous sentez que les limites que vous vous imposez à cause de votre timidité sont lourdes, une psychothérapie peut vous aider. À l’heure actuelle, nous disposons de connaissances et de moyens suffisants pour surmonter ces limitations. 

En revanche, si la timidité ne vous conditionne pas tant que ça, vous pouvez toujours tenter de surmonter cela en ayant recours à quelques stratégies. Ces stratégies sont les suivantes.

  • Acceptez que vous êtes timide : vous ne commettez aucun délit. Être timide n’a rien de grave. Vous possédez un trait de personnalité qui, pour de nombreuses personnes, est un trait attrayant. En somme, ce n’est pas la fin du monde
  • Définissez dix situations de risque : faites une liste des dix situations que vous craignez le plus. Peu importe si elles semblent improbables ou absurdes. Tentez d’être précis. Par exemple : « Faire l’imbécile et que l’on se moque de moi. »
  • Organisez les informations : ordonnez votre liste de la situation la plus simple à la plus complexe. Par simple, nous entendons qu’elle ne vous fait pas si peur que ça. Une situation complexe est celle qui, en revanche, vous paralyse et vous limite
  • Dominez l’inventaire : une fois que vous avez défini les dix situations dont vous avez le plus peur, travaillez-les une par une. Exposez-vous à des circonstances qui vous poussent à affronter chacune de vos peurs
  • Activez votre détecteur : lorsque vous commencez à éprouver de la honte, arrêtez-vous un instant pour observer vos pensées et vos émotions. Ne faites rien avant de comprendre ce qu’il vous arrive
  • Décidez-vous : maintenez une position corporelle qui vous incite à aller de l’avant et à valoriser chaque avancée réalisée. Évitez les comparaisons et mettez en valeur les traits de votre personnalité qui vous définissent le mieux de façon positive. Pensez à tout ce que vous apportez aux autres

En somme…

La timidité en soi n’est pas un problème. Le problème ce sont les émotions désagréables qui dérivent de ce trait de personnalité ou qui nous éloignent des objectifs que nous souhaitons atteindre.

 

  • Martin, M. A. (2012). Como superar la timidez y el miedo a hablar en público. Barcelona: AMAT.