L’introversion n’est pas une maladie

24 mars 2015 dans Psychologie 5 Partagés

Tous les jours, une partie importante de la société est passée sous silence et sous-estimée. Il est temps de parler des introvertis. Commençons par voir qui sont-ils.

L’introversion est le fait de se sentir à l’aise dans des situations ou des contextes de calme, avec peu de stimulations externes.

À l’inverse, les extravertis ont besoin de niveaux de stimulation plus élevés pour se sentir mieux. La stimulation peut se montrer sous diverses formes : stimulation sociale, mais également le bruit, les lumières, le mouvement, etc.

La personne introvertie aura plus de plaisir à aller boire un café avec un ami proche dans un lieu calme, plutôt que de se retrouver dans une fête bruyante avec plein d’inconnus.

Il ne faut pas confondre l’introversion et la timidité. La timidité implique une peur de l’opinion extérieure négative, alors que l’introversion est simplement le fait de préférer un environnement avec moins de stimulation.

La timidité sera toujours quelque chose d’embarrassant, mais pas le fait d’être introverti. Si être introverti n’est pas quelque chose de gênant, alors pourquoi les gens voient cela comme quelque chose de mal ?

Pourquoi le fait de préférer la tranquillité ou le peu de stimulation est vu comme quelque chose de négatif ? Si l’on y réfléchit, ce pseudo-absolutisme vient de notre enfance.

Depuis qu’on est petit on a toujours vu d’un œil négatif celui qui préférait la tranquillité ou qui préférait rester seul par rapport aux situations de bruits ou de foules.

Être extraverti ou préférer l’action de groupe à l’action individuelle est une bonne chose, mais le fait d’être introverti ne l’est pas.

Notre société récompense ceux qui sont extrêmement sociables ou extravertis face à tout autre chose, y compris face aux bonnes idées.

Susan Cain, auteure qui a approfondi le sujet de l’introversion affirme qu’, « il n’y a aucune corrélation entre celui qui parle fort ou beaucoup et celui qui a de bonnes idées. » Selon elle, plus d’un tiers de la population est introvertie, mais beaucoup de ces personnes essaient de se faire passer pour des gens extravertis, parce que c’est ce que la société veut.

Pour Susan Cain le problème c’est que toute personne qui veut se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, perd ainsi une partie d’elle-même. Et dans le cas présent, elle perd le vrai sens de comment passer le temps.

Une grande partie des introvertis finissent par faire des activités dans lesquelles ils ne se sentent pas à l’aise, ou face auxquelles ils préfèreraient faire autre chose, comme le fait d’aller à une fête plutôt que de rester chez soi au calme à lire un livre.

Être introverti ne veut pas non plus dire être antisocial, car une personne introvertie peut être tout autant, même plus, amicale qu’une autre personne qui profiterait pleinement de toutes les stimulations précédemment citées.

L’introversion n’est pas une maladie. C’est un trait de plus de la personnalité, et il faut l’accepter comme tel. 

Photographie de : Jon Clegg

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