Alimenter la rancune, c’est mourir peu à peu

13 décembre 2015 dans Emotions 3443 Partagés

La fillette s’approcha de son père et lui dit : 

– Papa, je ne supporte plus la voisine ! J’ai envie de la tuer, mais j’ai peur qu’on me découvre. Peux-tu m’aider ? Le père lui répondit :

– Bien sur que oui mon coeur, mais à une condition… Il faudra d’abord que tu fasses la paix avec elle, pour que personne ne te soupçonne lorsqu’elle sera morte. Tu devras bien te comporter, être gentille, reconnaissante, patiente, affectueuse, moins égoïste, attentive… Tu vois cette petite poussière ? Tu en mettras chaque jour un peu dans son assiette et ça finira par la tuer.

30 jours passèrent et la fillette revint vers son père :
– Je ne veux plus qu’elle meure ! Je l’aime. Et maintenant ? Comment faire pour annuler l’effet du venin ? Le père lui répondit alors :
– Ne t’inquiètes pas ! Je ne t’ai donné que des petits grains de riz.
Elle n’aurait pas pu mourir, le venin était en toi.

Lorsque l’on alimente les rancunes, nous mourons peu à peu. Apprenons à faire la paix avec ceux qui nous blessent et nous font mal.

Apprenons à traiter les autres comme nous aimerions être traités. Apprenons à prendre l’initiative d’aimer, de donner, d’offrir, de servir, et pas seulement de vouloir gagner et d’être servi.

Auteur inconnu

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Lorsque quelqu’un vous blesse, c’est comme si vous vous étiez fait mordre par un serpent. La blessure peut être plus ou moins grande, mais vous pouvez toujours la refermer et la soigner.

Le problème se pose lorsque la morsure est venimeuse. Comme le relève le thérapeute José Antonio García, les venins les plus communs sont la vengeance et la quête de justice à tous prix (oeil pour oeil, dent pour dent).

Ces venins peuvent être diffus pendant des années à l’intérieur, nous rongeant peu à peu et rendant notre vie triste et sans espoir.
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Le fait de conserver de la rancune est quelque chose de très humain, mais pardonner l’est aussi. On dit que celui qui n’aime pas ne pardonne pas. Ainsi, c’est précisément l’amour le coupable du pardon.

En d’autres termes, le véritable pardon n’existe pas s’il n’y a rien qui puisse vraiment le justifier. Il peut s’agir d’amabilité, de responsabilité ou d’indifférence, mais le seul chemin permettant de l’atteindre est celui de l’amour.

De plus, dîtes-vous que, d’une certaine façon, le pardon est synonyme de liberté. Peu importe les rancunes, les peurs et la haine que vous ressentez envers l’autre, rien ne justifie le fait de vivre enfermé dans la prison du ressentiment.

Ainsi, vos blessures émotionnelles ne pourront guérir que lorsque vous serez capable de parler de votre passé et de votre douleur sans verser de larmes, une fois que vous aurez pardonné et que vous aurez laissé l’oubli faire son travail.
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Dans tous les cas, pardonner ne signifie pas effacer le passé ou oublier la douleur, mais créer une nouvelle vision du passé et regarder vers l’instant présent et l’avenir.

Le pardon est essentiel pour la liberté émotionnelle

Pardonner est indispensable pour atteindre la liberté émotionnelle, et un bien-être mental. Cela peut être très difficile, mais c’est le seul moyen de guérir. Voyons comment faire :

1. Reconnaissez votre souffrance et votre douleur. C’est la seule façon de se distancier émotionnellement et de reconstruire de l’empathie envers la personne qui vous a blessé.

Cela vous permettra d’analyser les raisons qui auraient pu la pousser à agir de la sorte, ce qui réduira votre besoin de rejeter la faute sur l’autre et de lui attribuer une intentionnalité spécifique.

2. Choisissez le pardon. Pour cela, utilisons la métaphore de l’hameçon.

Celui qui vous a blessé vous a accroché à un hameçon qui vous traverse les entrailles et vous fait énormément souffrir. Vous avez alors envie de lui rendre ce qu’il mérite, de lui faire ressentir la même chose et de l’attraper également avec un hameçon.

Un acte de justice, que tout le monde a déjà ressenti. Si vous vous focalisez sur l’envie de le faire souffrir à son tour, vous rendez encore plus présente la souffrance qu’il vous a provoquée.

Que vous réussissiez à l’attraper avec cet hameçon ou que vous essayiez simplement, vous serez toujours dans ce même hameçon, avec lui. Si vous arrivez à l’attraper, il sera alors avec vous. Si vous voulez vous en sortir, il faudra d’abord l’aider.

Si l’on s’éloigne de cette métaphore : il faudra donc faire attention à ne pas être trop près de cette personne, car elle pourrait vous transpercer à nouveau.

Et si vous vous retrouvez tous les deux sur le même hameçon encore une fois, c’est la confiance qui vous aidera à avancer, autrement dit, le fait de croire que cette personne ne recommencera pas.

Cependant, ce n’est pas l’option de ne pas souffrir qui justifie un choix, mais une option basée sur ce que l’on souhaite sur le long terme.

pardonner

3. Acceptez la souffrance et la colère. Il est naturel de se sentir parfois en colère et blessé, mais l’unique façon de ne plus souffrir est d’abandonner cette perpétuelle confrontation avec vos émotions, vos sentiments et vos pensées.

4. L’auto-protection. Lorsque vous analysez ce qu’il s’est passé et que vous tentez de pardonner, vous ne pouvez pas oublier les signaux qui vous indiquent un danger. Pour cela, il faudra les avoir bien en tête pour vous protéger de futures menaces et blessures.

5. Ne vous contentez pas d’un simple « je te pardonne ». N’importe laquelle de vos expressions peut s’avérer être en réalité totalement vide de sens. C’est ce qui se produit généralement quand on pense que l’on a réussi à pardonner alors que le ressentiment continue de grandir en nous.

Le pardon est quelque chose que l’on ressent. Pour cela, si certaines pensées, émotions ou sentiments réapparaissent, il faudra recommencer tout le processus depuis le début, jusqu’à faire disparaître complètement la douleur qui est en train de vous miner.

Gardez vos souvenirs mais pas les souffrances qui les accompagnent. Si vous y arrivez, la vie sera beaucoup plus facile.
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