C’est quand la dépendance meurt, que la liberté émotionnelle naît

· 17 août 2015

Aujourd’hui, je te rends ta liberté. Aujourd’hui, j’oublie mes peurs. Aujourd’hui, je commence à me valoriser. Aujourd’hui, je vais de l’avant. Aujourd’hui, je cesse de t’attendre.

Généralement, on ne prend conscience de l’esclavage émotionnel auquel on est soumis qu’à partir du moment où notre coeur se brise.

Cela arrive quand une relation nous fait du mal, soit parce qu’elle nous rend esclave, soit parce que quelque chose en nous s’est brisé quand il a fallu dire adieu à l’autre.

Face à de telles situations, on a l’impression que le monde s’écroule et qu’une immense vague de douleur s’abat sur nous, nous empêchant ainsi de respirer. Il s’agit de l’angoisse émotionnelle, dont l’ingrédient clé est la dépendance.

Néanmoins, parfois, arrive le moment pour nous de rendre la liberté à ce dont on dépend et de commencer une nouvelle vie, car l’esclavage émotionnel est source d’angoisse.

A ce moment-là, on se sent alors absolument incapable de prendre une quelconque décision sans l’autre, et d’avancer sans qu’il ne soit là pour nous guider.

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Etre heureux seul pour être heureux en couple

« J’ai longtemps considéré l’amour comme une sorte d’esclavage consenti.
Mais il ne s’agit pas de ça : s’il y a liberté, alors il y a amour.
Quiconque s’investit complètement, quiconque se sent libre, ne pourrait pas aimer davantage.

Et quiconque ne pourrait pas aimer davantage, se sent libre. Mais en amour, chacun d’entre nous est responsable de ce qu’il ressent, et ne peut pas remettre la faute sur le dos l’autre.

Personne ne perd personne, car personne ne possède personne.

Et c’est ça, la vraie expérience de la liberté : Avoir le plus important du monde sans le posséder. »

Onze Minutes, Paul Coelho

La meilleure façon d’être heureux avec quelqu’un, c’est d’apprendre à être heureux quand on est seul ; ainsi, la compagnie de l’autre devient un choix, et non plus un besoin.

On a une conception faussée de l’amour. Le secret, ce n’est pas de dire « j’ai besoin de toi dans ma vie », mais plutôt « je te préfère dans ma vie ».

Le fait de ne pas s’occuper de nos sentiments et autres besoins de possession, nous aidera à vivre en paix et en liberté avec nous-même.

Arrêter d’attendre, ou le secret de la liberté émotionnelle

« Je vais mal, et j’irai encore plus mal, mais j’apprends à être seule, et ça, c’est déjà un avantage et une petite victoire » Frida Kahlo

Votre vraie liberté s’installe dès lors que vous commencez à comprendre qui vous êtes, et ce dont vous êtes capable.

C’est votre indépendance, ce trophée si convoité, celui que vous obtenez quand vous parvenez à vous détacher, à vous défaire de vos chaînes, à regarder vers l’avant sans avoir besoin de personne.

Ne pas posséder et ne pas être possédé, c’est la meilleure expérience de liberté que l’on puisse vivre. Car s’approprier quelque chose, d’une manière ou d’une autre, c’est accepter l’esclavage.

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Notre dépendance, c’est ce qui nous rend esclave, surtout si notre estime de nous-même dépend de quelque chose ou de quelqu’un. Avoir besoin de compliments, de tendresse ou d’attention de la part de quelqu’un, c’est ne plus être maître de son destin.

Ce ne sont pas les autres qui nous font du mal, mais nous qui validons leurs opinions ou leurs actions. Personne ne peut vous faire de mal sans le consentement de votre Moi intérieur, là où se trouve le pilier qui soutient votre architecture émotionnelle.

La confiance en soi et l’estime de soi sont donc les meilleurs outils pour réussir à dire adieu à la dépendance malsaine et inutile qui affecte notre vitalité et notre envie de nous réaliser.

On doit être les premiers à nous respecter, et pour ce faire, on doit laisser de côté les perspectives sur-apprises qui nous disent qu’on n’est aimé que si on a besoin de nous, et que l’amour n’est amour que si on vit par ou pour lui.