7 signes qui vous avertissent que vos niveaux de sérotonine sont bas

· 10 août 2017

Les niveaux adéquats de sérotonine dans le cerveau amènent chez nous le positif, le bonheur, le calme et la sécurité. Cependant, des niveaux bas de ce neurotransmetteur peuvent apporter des sentiments négatifs, nous rendre inquiet-ète-s et irritables. Ainsi, le déficit de sérotonine peut faire que vous vous sentiez pessimiste, triste, en manque de confiance ou sujet-te aux crises de panique. Cela peut aussi entraîner une dépression, de l’anxiété et d’autres troubles de la santé.La sérotonine agit comme un neurotransmetteur, un type de produit chimique qui aide à transmettre des signes d’une zone du cerveau à une autre. Ce neurotransmetteur est un puissant chimique du cerveau qui, selon sa présence et son absence, a une grande influence sur notre moral. Ainsi, déterminer si les neurones en captent suffisamment est une première étape clé pour surmonter les problèmes en lien avec le contrôle de impulsions et le moral.

Avec des niveaux adaptés de sérotonine, le fonctionnement du cerveau est optimal.

Ce neurotransmetteur a un grand nombre de fonctions dans le cerveau et le corps. Dans le cerveau, il régule le moral, le comportement social, la libido, le rêve, la mémoire et l’apprentissage.

Que fait la sérotonine ?

En tant que neurotransmetteur, elle aide à retransmettre des messages d’une zone du cerveau à l’autre. Au vu de la distribution généralisée des cellules qui ont des récepteurs pour la sérotonine, on pense que leurs niveaux influent sur différentes fonctions psychologiques, ainsi que sur la régulation de plusieurs processus physiologiques.

Ainsi, dans les 40 millions de cellules cérébrales environ, la plupart sont directement ou indirectement influencées par la sérotonine. Cela inclut les cellules cérébrales en lien avec le moral, le désir et la fonction sexuelle, l’appétit, le rêve, la mémoire et l’apprentissage, la régulation de la température et certains comportement sociaux. En termes de fonction corporelle, ce neurotransmetteur peut aussi affecter le fonctionnement du système cardiovasculaire, les muscles et divers éléments du système endocrinien, entre autres.

Lien entre la sérotonine et dépression

D’autre part, il y a beaucoup de chercheur-se-s qui croient qu’un déséquilibre dans les niveaux de sérotonine peut influencer le moral, à tel point que cela pourrait provoquer une dépression. Voici les possibles problèmes que cela peut entraîner :

  • La faible production de sérotonine dans les cellules cérébrales.
  • Le manque de lieux récepteurs capables de recevoir la sérotonine qui est produite.
  • L’incapacité de la sérotonine à arriver dans les lieux récepteurs.
  • Le manque de tryptophane, un acide aminé essentiel nécessaire pour synthétiser ce neurotransmetteur.

Les chercheurs pensent que si l’une de ces failles biologiques a lieu, cela peut entraîner une dépression, ainsi qu’un trouble obsessionnel compulsif, de l’anxiété, de la panique voire même de la colère. Cependant, il y a encore beaucoup de recherches à faire sur le lien entre la sérotonine et la dépression.

Est-ce que mes neurones ne libèrent pas suffisamment de sérotonine ?

Être capable d’identifier un déficit de ce neurotransmetteur peut nous aider à prendre des mesures et à agir pour augmenter ses niveaux. Ainsi, même si la dépression et la perte du plaisir sont les signes les plus connus d’une faible sérotonine, ce ne sont sûrement pas les seuls. De fait, connaître ces signes peut nous aider à prévenir la dépression, l’anxiété et autres maux plus graves.

Parmi les symptômes qui accompagnent la carence de ce neurotransmetteur, se trouvent les colères fréquentes, la sensibilité inhabituelle à la douleur, les envies de sucre et les troubles compulsifs de l’alimentation, la constipation et les désordres digestifs. D’autres symptômes sont la sensation de mal être à cause du manque de lumière du soleil, le fait de se sentir confus-e, l’insomnie, les migraines, la faible auto-estime et les mauvaises fonctions cognitives, entre autres.

Nous allons à présent analyser certains des signes les plus importants qui indiquent de faibles niveaux de sérotonine, qui sont faciles à détecter précocement.

L’envie de manger du sucré et des hydrates de carbone

On sait que les hydrates de carbone, surtout les aliments sucrés et amidonnés -notamment les pâtisseries, le chocolat, les bonbons, les frites et autres snacks comme les hamburgers etc.- ont un impact direct sur les niveaux de sérotonine. C’est pour cela qu’il est fréquent que les personnes aux faibles niveaux de sérotonine aient envie d’aliments riches en hydrates de carbone. Cela se manifeste par des en-cas fréquents et des troubles compulsifs de l’alimentation.

Ces aliments augmentent temporairement les niveaux de ce neurotransmetteur et font du bien en apparence. Mais, peu après, l’ingestion épuise drastiquement les niveaux de sérotonine. Cette diminution dramatique de la sérotonine conduit donc à des sentiments de somnolence, d’hostilité, d’anxiété et de dépression.

L’insomnie

La quantité de sérotonine disponible affecte aussi directement la production de mélatonine. Ainsi, quand les niveaux de sérotonine sont faibles, la capacité de production de mélatonine s’en voit affectée, et comme par effet domino, le rythme circadien est altéré.

Quand cela arrive, il est extrêmement difficile pour quelqu’un de suivre un modèle naturel de sommeil/veille. Concrètement, sa capacité à dormir et à resté endormi est affectée négativement. Cependant, il ne faut pas oublier que les problèmes d’insomnie peuvent avoir d’autres causes, pas uniquement le déficit de sérotonine.

La sérotonine doit être disponible pour se transformer en mélatonine, l’hormone responsable de la gestion de notre horloge biologique.

L’anxiété

À travers l’observation d’images du cerveau, il a été démontré que les personnes qui ont l’anxiété pour compagne fréquente libèrent une moindre quantité de cette substance chimique dans les zones du cerveau responsables des impulsions et du contrôle émotionnel.

Il faut savoir que la déficience dans la libération de ce neurotransmetteur n’est généralement pas le seul facteur dans le développement de troubles de l’anxiété, même si certaines personnes ont une prédisposition génétique aux faibles niveaux de sérotonine. En réalité, d’autres neurotransmetteurs comme l’acide gamma-aminobutyrique, la dopamine et l’épinéphrine jouent aussi un rôle dans les troubles de l’anxiété.

La sérotonine faible est associée au trouble de l’anxiété généralisée, au trouble de la panique et au trouble obsessionnel compulsif.

La détérioration cognitive

La sérotonine est un chimique important pour la fonction cognitive normale. La recherche a montré que les niveaux adaptés de ce neurotransmetteur amélioraient la capacité cognitive et pouvaient aider à compenser un fonctionnement cognitif limité.

Même si on pense que ce neurotransmetteur joue un rôle dans les capacités de pensée globale, son impact le plus significatif se trouve dans la mémoire. Les personnes aux faibles niveaux de sérotonine plus sujettes aux problèmes en lien avec la consolidation de la mémoire.

Les problèmes digestifs

La sérotonine est un chimique important pour la transmission de signes entre le cerveau et le système digestif. Ainsi, il faut savoir que, même si ce neurotransmetteur est presque toujours associé à la fonction cérébrale, au moral et au bien-être mental, 95% de la sérotonine est fabriquée dans les intestins, et non pas dans le cerveau -même si la sérotonine utilisée pour le cerveau doit y être produite, car la sérotonine créée dans l’intestin ne voyage pas jusqu’au cerveau.

Cependant, alors que la recherche sur les fonctions de la sérotonine dans l’intestin est assez nouvelle, on sait aujourd’hui qu’elle joue un rôle important dans l’appétit et la digestion. Mais qu’il y ait tant d’activité de sérotonine dans les intestins reste un mystère.

De plus, les professionnel-le-s ont découvert un lien entre le syndrome de l’intestin irritable et les niveaux inadaptés de ce neurotransmetteur. Il a été démontré que dans le cas du syndrome de l’intestin irritable, quand on corrige ses déficiences, les processus digestifs fonctionnent en général à nouveau normalement.

La fatigue ou l’épuisement

Les niveaux de sérotonine ont un effet important sur la production d’énergie. Certaines personnes qui ressentent de la fatigue chronique ont des quantités insuffisantes de cette substance chimique. Cependant, quand les niveaux de ce neurotransmetteur augmentent, il est fréquent qu’elles retrouvent de bons niveaux d’énergie.

Se sentir fatigué-e ou épuisé-e peut être le résultat de nombreuses affections différentes, même s’il ne faut écarter immédiatement un problème dans la libération de la sérotonine. À long terme, la fatigue chronique augmente la possibilité que ce neurotransmetteur baisse.

Des changements dans la libido

Parmi les nombreuses propriétés de la sérotonine, on trouve son effet sur la libido (le désir sexuel). Les faibles niveaux de cette substance chimique sont directement liés à une plus grande envie de relations sexuelles, mais également à une diminution de la capacité de se connecter émotionnellement à l’autre, ce qui n’est pas une bonne formule pour des relations satisfaisantes.

De plus, les fluctuations dans les niveaux de ce neurotransmetteur peuvent affecter davantage l’attitude, sans parler des capacités physiques en lien avec l’activité sexuelle.

Que faire si l’on a de faibles niveaux de sérotonine ?

Augmenter naturellement ses niveaux de sérotonine et sans recourir à des médicaments est possible. Voici des manières d’y parvenir :

  • Faites du sport de manière récréative, c’est-à-dire faites un exercice qui vous permette de profiter, pas de souffrir.
  • Mangez des aliments riches en protéines (qui contiennent du tryptophane).
  • Mangez des aliments riches en hydrates de carbone comme les légumes, les fruits secs, les légumes secs et les céréales complètes (le cerveau a besoin de sucre pour synthétiser le tryptophane). Les légumes, fruits secs, un peu de riz et de légumes secs contiennent tout ce dont vous avez besoin.
  • Mais ne mangez pas de produits riches en graisses saturés ou en sucres simples.
  • Mangez des aliments riches en oméga-3 pour que votre cerveau fonctionne bien.
  • Limitez votre consommation de caféine.
  • Faites attention à votre sommeil.
  • Mangez des aliments riches en vitamines du groupe B, surtout la vitamine B6 (elle aide au développement et à la fonction de la sérotonine dans le cerveau).
  • Passez du temps à l’air libre et laissez-vous embrasser par la lumière du soleil.
  • Pratiquez la méditation ou la mindfulness.

Comme nous l’avons vu tout au long de cet article, la sérotonine est un neurotransmetteur qui participe à de nombreux processus importants. Ainsi, un déficit dans sa libération peut sérieusement compromettre ces processus, tels que la régulation émotionnelle ou le sommeil.

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