Les 7 plus belles phrases de Vygotsky

· 19 décembre 2017

Connaître les plus belles phrases de Vygotsky, c’est comme se pencher de plus près sur les travaux du Mozart de la psychologie du développement et de l’éducation. Lev Semenovich Vygotsky (1896-1934) est un célèbre psychologue et médecin biélorusse, précurseur de la neuropsychologie soviétique et théoricien de la psychologie du développement.

Les écrits et les phrases de Vygotsky ont été ignorés pendant longtemps. Cependant, cela ne l’a pas empêché de continuer à défendre une idée : la culture joue un rôle très important dans le développement des processus mentaux. De fait, on peut dire que ses apports ont supposé une révolution, surtout dans ce champ si fertile que partagent psychologie et éducation. Beaucoup des études, réflexions, articles et phrases de Vygotsky se sont focalisés sur :

  • Le rôle du langage sur le comportement humain.
  • Le rôle du langage dans le développement mental de l’enfant.
  • L’origine et le développement des fonctions mentales supérieures.
  • La philosophie de la science.
  • Les méthodologies de l’étude psychologique.
  • La psychologie de l’art.
  • Le jeu compris comme un phénomène psychologique.
  • L’étude des troubles de l’apprentissage et le développement humain anormal.

Les phrases de Vygotsky qui symbolisent le mieux sa pensée

L’importance de l’interaction sociale

L’interaction sociale, c’est l’origine et le moteur de l’apprentissage.

Le sens dans lequel se développe la pensée ne va pas de l’individuel au social, mais du social à l’individuel. Contrairement à ce qu’avance Piaget, pour Vygotsky, la pensée a une incidence sur la vision sociale de l’apprentissage. L’apprentissage serait une forme d’appropriation du legs culturel disponible, et pas seulement un processus d’assimilation individuelle.

Vygotsky explique que l’apprentissage humain présuppose une nature sociale spécifique. Autrement dit, il s’agit d’un processus via lequel les enfants accèdent à la vie intellectuelle de ceux qui l’entourent.

parents avec leur fille dans un champ

L’importance de la pensée dans la compréhension

Pour comprendre le langage des autres, il ne suffit pas de comprendre leurs mots ; il faut aussi comprendre leur pensée.

Avec le langage, nous avons déjà maintenant la possibilité d’affirmer ou de nier, ce qui indique que l’individu a une conscience de ce qu’il est et qu’il peut agir avec une volonté propre. Le langage et la pensée ont des origines différentes, mais progressivement la pensée se fait verbale et parle rationnellement.

Concrètement, le langage infantile est social et extérieur, mais peu à peu, il s’intériorise. Le développement cognitif des enfants se produit grâce aux conversations informelles et formelles qu’ils ont avec les adultes. L’enfant commence à percevoir le monde au travers de leurs yeux, mais aussi au travers de leur parole.

L’abandon de l’imitation

A mesure que l’on mûrit et que l’on se développe, nous cessons d’imiter simplement le comportement des autres ou de réagir de manière automatique face aux stimulations de l’environnement.

L’enfant se nourrit de son entourage, comme une éponge, tout en configurant sa propre structure. En grandissant, nous continuons à imiter et à réagir à l’environnement, mais davantage en fonction de nos schémas ou de nos valeurs.

La relation entre les mots et la pensée

Un mot vide de pensée est une chose morte, de la même façon qu’une pensée dénuée de mots reste dans l’ombre.

Une pensée, c’est comme un nuage qui produit une pluie de mots. Le langage est le principal véhicule d’interaction, et il influe de manière décisive dans le développement de l’esprit : le langage est essentiel pour la pensée.

mauvaise communication

La définition de la connaissance

La connaissance est le produit de l’interaction entre la personne et le milieu, milieu au sens social et culturel, pas seulement physique.

Tous les processus psychologiques supérieurs (communication, langage, raisonnement, etc) s’acquièrent d’abord dans un contexte social, pour ensuite être intériorisés au niveau individuel. En ce sens, il n’y a pas meilleur apprentissage que celui que confèrent l’expérience elle-même ainsi que le jugement critique porté sur cette dernière.

L’instituteur comme facilitateur

L’instituteur doit jouer le rôle de facilitateur, pas de fournisseur de contenu.

L’élève construit son propre chemin, et l’instituteur l’accompagne au fil de son parcours. Ce qu’un enfant peut faire aujourd’hui avec l’aide d’un adulte, il sera capable de le faire par lui-même demain.

L’apprentissage, c’est comme une tour ; il faut le construire étape par étape. Il est très lié au potentiel de la zone de développement proche, du constructivisme social et du concept de structure.

L’adaptation sociale

Nous deviendrons nous-mêmes au travers des autres.

Pour Vygotsky, un besoin ne peut être réellement satisfait qu’au travers d’une adaptation sociale particulière. N’oublions pas que la culture détermine en grande partie nos besoins. L’esprit ne peut pas être indépendant d’une culture. En ce sens, nous sommes des animaux sociaux, pas des individus isolés.

ronde de personnes

Il faut souligner que les phrases de Vygotsky identifient les fonctions psychologiques complexes telles que le dialogue, et lui octroient une grande valeur dans la résolution des problèmes. Sa philosophie, par nature positive, constitue en fin de compte une tentative de souligner l’importance de notre entourage ainsi que le pouvoir que ce dernier a sur notre développement. Notre changement est perpétuel, la culture et l’expérience étant les deux principales boussoles de notre vie.