7 leçons à tirer d'une personne introvertie

7 leçons à tirer d'une personne introvertie

Dernière mise à jour : 02 juin, 2016

Durant une grande partie de son enfance, Albert Einstein n’était pas considéré comme un élève brillant, mais plutôt comme une personne introvertie.

Pourtant, plus tard, grâce à son travail, il a marqué la science en laissant un des héritages les plus importants du 20e siècle: une contribution théorique au domaine de la physique uniquement à la portée du génie que nous allons présenter aujourd’hui.

Plusieurs biographies ont été écrites sur sa vie, et toutes coïncident sur un point : il avait une personnalité remarquablement introvertie.

Tout comme Einstein, de nombreux personnages connus pour leur créativité et leur intelligence possédaient une personnalité introvertie, comme Bill Gates ou Ghandi.

Mais l’introversion et l’extraversion ne sont pas des compartiments étanches. Ils se mélangent parfois, puisqu’il y a des personnes extraverties qui, selon les situations, peuvent se montrer timides, et des personnes introverties qui ont des élans de vivacité, de sociabilité et d’autres traits propres aux extravertis.

Études sur l’introversion et l’extraversion

Le premier à travailler sur les concepts d’introversion et d’extraversion fut Carl Jung. Dans son livre Psychologische Typen (Types Psychologiques), Jung parle de deux façons d’agir qui définissent chaque personne : une façon d’agir centrée sur l’extérieur, sur les autres et la société, et une autre façon d’agir qui est dirigée vers le domaine privé.

Ces deux façons d’agir définissent deux types psychologiques : l’extraversion et l’introversion.

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De plus, il associe ces deux types psychologiques avec deux de ses archétypes. Jung associe l’introversion avec l’archétype d’Apollon (caractérisé par l’introspection, la rationalité et la mesure) et il associe l’extraversion avec l’archétype de Dionysos (caractérisé par le désordre, la recherche de la nouveauté et l’intérêt pour les sensations).

Plus tard, le psychologue allemand Hans Eysenck a également étudié le sujet, mais il s’en est tenu à la méthode scientifique.

Eysenck s’est intéressé aux origines biologiques et génétiques de l’être humain, c’est-à-dire ce qui ne s’apprend pas grâce à l’expérience, mais qui s’exprime à travers la façon dont nous nous adaptons à notre environnement.

Pour cette raison, Eysenck parle de la relation entre introversion et extraversion comme une dimension du tempérament présent chez tout le monde et qui est définie par notre physiologie, par des niveaux d’excitation ou d’inhibition face aux stimuli externes.

Les leçons à tirer d’une personne introvertie

L’université d’Harvard a réalisé une étude pour analyser de possibles modèles caractéristiques des cerveaux de personnes identifiées comme introverties.

Dans cette étude, on a remarqué que les personnes introverties ont une quantité supérieure de matière grise et qu’elle est plus épaisse dans certaines zones du cortex préfrontal qui sont liées aux pensées abstraites et à la prise de décisions.

C’est peut-être pour cette raison que les introvertis consacrent plus de temps aux pensées abstraites et sont décrits comme moins impulsifs, comme plus attentifs aux détails et moins à l’aise dans une situation où la seule issue est l’interaction sociale et le travail en équipe.

Nous allons maintenant analyser quelques enseignements que nous pouvons tirer d’une personne introvertie.

Savoir apprécier la solitude

Une personne introvertie sait être seule et profite de ce temps-là pour lire, aller au cinéma, écrire, acheter, voyager, etc. Elle sait profiter de son temps et de tout ce qu’elle aime faire.

Elle n’a pas besoin de quelqu’un avec elle. Cet isolement a, en outre, une raison d’être, car une personne introvertie recharge ses batteries en étant toute seule.

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Quand une personne introvertie parle, elle le fait après avoir réfléchi et écouté. Une personne introvertie préfère se taire et être attentive à ce que disent les autres pour intervenir ensuite.