5 types d’autorité et leurs caractéristiques

· 10 mai 2019
Le processus de maturation a beaucoup à voir avec la façon dont nous nous assimilons et nous positionnons par rapport aux différents types d'autorité. Idéalement, l'obéissance vient de la conviction et non de l'imposition.

Il existe plusieurs types d’autorité, même si nous ne la remarquons pas aussi clairement dans la vie quotidienne. Bien qu’ils aient tous en commun le fait qu’ils génèrent des normes ou des modèles de comportement, ce qui est différent, c’est la source d’où émane ce pouvoir de définir des lignes à suivre. De la même manière, les raisons d’obéir dans chaque cas sont différentes.

En termes généraux, l’autorité peut être définie comme le pouvoir qu’une personne ou une institution exerce sur les autres. Ce pouvoir a, à son tour, des portées différentes. Cela dépend précisément du type d’autorité : l’impact de l’ordre d’une mère n’est pas le même que celui d’une norme juridique.

Les conséquences de la désobéissance à différents types d’autorité varient également. Ceci, bien sûr, est étroitement lié au degré de pouvoir de chacun d’entre eux. Une grande partie de notre vie est définie par notre rapport à l’autorité. C’est pourquoi il est important de connaître les différents modes de manifestation de ces pouvoirs et l’effet que chacun d’eux a sur nous.

1. L’autorité formelle

L’autorité formelle est l’un des types d’autorité les plus courants. Elle correspond aux personnes ou institutions qui exercent pouvoir et influence, selon le poste qu’elles occupent ou l’activité qu’elles exercent. Son efficacité découle essentiellement de sa capacité d’imposer des récompenses et des punitions.

C’est la forme d’autorité la plus élémentaire. Elle est imposée et non pas choisie ou nécessairement librement reconnu. C’est précisément pour cette raison que c’est aussi l’un des types d’autorité présentant le plus grand risque de conflit. Tant qu’elle est imposée, elle pourrait engendrer un manque de reconnaissance réelle.

types d'autorité en politique

2. La morale, un des types d’autorité

Ce type d’autorité est pratiquement le contraire de la précédente. Dans ce cas, le pouvoir de la personne ou de l’entité est reconnu, même si, socialement ou collectivement, elle n’occupe pas une charge ou une position qui lui confère une influence en tant que telle.

Dans ce type d’autorité, ce qui compte, c’est l’approbation ou la sanction subjective et non pas exactement le prix ou la sanction. Le pouvoir est conféré à cette autorité en fonction du respect qu’elle génère. La source de son influence se trouve dans ses valeurs, son expérience, ses connaissances, etc.

3. L’autorité charismatique

Elle est semblable à l’autorité morale, mais dans ce cas, la source d’influence vient directement de la personnalité ou du charme personnel du leader. Ce n’est pas nécessairement un parangon de vertus, mais la personne qui en dispose exerce un grand pouvoir d’attraction sur les autres. C’est pourquoi ils la suivent et lui obéissent.

Évidemment, ce type d’autorité doit s’accompagner d’aptitudes personnelles chez le leader. Cependant, ces vertus ne sont pas nécessairement éthiques ou morales. Parfois, il s’agit simplement d’une compétence sociale spéciale ou d’une certaine compétence dans certaines activités.

4. L’autorité coercitive

C’est l’un des types d’autorité les plus nuisibles, car il ne vient pas de la position ou des conditions personnelles, mais de l’usage de la force dans un certain sens. La source du pouvoir est la peur et correspond généralement à un exercice arbitraire de normes et de préceptes.

C’est notamment le type d’autorité exercée par des actes criminels. Il s’agit généralement une forme de contre-pouvoir. En d’autres termes, on impose des règles qui sont contraires aux lois ou aux coutumes établies. C’est un exercice pervers de l’autorité.

types d'autorité et démocratie

5. L’autorité démocratique

C’est l’un des types d’autorité les plus sains et les plus appréciés. Elle fait partie d’une autorité formelle, mais elle est mise en œuvre de telle manière qu’elle devient aussi une autorité morale. Dans cette façon d’exercer le pouvoir, ce qui est fondamental, ce sont les règles et non les personnes qui les appliquent. Ces normes sont à leur tour le fruit d’une convention collective.

Dans ce cas, l’autorité est partagée collectivement. Pour des raisons évidentes, tout le monde n’a pas le même degré d’influence, mais ils l’ont dans une certaine mesure. C’est une forme d’autorité dans laquelle l’intérêt de la majorité prévaut, sans ignorer les intérêts de la minorité. Bien qu’elle ne soit jamais parfaite, c’est la forme la plus saine d’autorité.

Nous sommes tous soumis, d’une manière ou d’une autre, à une certaine autorité. Ce mémoire engendre un certain degré de frustration. Cependant, ces hiérarchies sont fondamentales si nous voulons vivre en société, de manière pacifique et constructive.

 

  • Weber, M. (1984). Los tipos de dominación. Centro Latinoamericano de Economia Humana, CLAEH.