4 bonnes idées pour maîtriser sa colère

· 24 juin 2016

On attribue à Bouddha la sage affirmation : “S’accrocher à la rage, c’est comme attraper un charbon ardent dans l’intention de le jeter sur quelqu’un ; c’est vous qui vous brûlez”. Si l’on considère cette phrase, il semble que maîtriser sa colère soit l’attitude appropriée.

Cependant, il ne faut jamais oublier que le droit de s’emporter devrait être une nécessité universelle. Ces petits moments où tout paraît aller mal et où l’on se sent obligé d’exprimer notre indignation et notre énervement sont vraiment utiles.

Ce qui est tout à fait inutile, au contraire, c’est de manifester continuellement sa colère, sa mauvaise humeur ou son énervement. Une fois qu’on a dépassé la phase d’emportement, le mieux est d’aller de l’avant, même si ça semble compliqué.

Dépasser l’énervement

Pour de nombreuses personnes, le fait de dépasser son énervement peut paraître difficile. Pourtant, des études scientifiques et des psychologues spécialistes ont créé une série d’exercices et d’attitudes qui sont très utiles pour tout type de profils.

Parmi toutes les études, les postulats des docteurs Charles Spielberger, de l’Université de Floride du Sud, et Jerry Deffenbacher, de l’Université du Colorado, tous deux psychologues spécialistes de la gestion de la colère appartenant à l’Association américaine de psychologie, sont particulièrement intéressants.

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Deffenbacher et Spielberger défendent l’énervement comme une émotion humaine normale et salutaire. Concrètement, qu’une personne ne supporte pas quelque chose n’est pas bizarre ou ne relève pas d’un fait hors du commun.

Le problème de l’énervement, de l’emportement ou de la colère intervient quand on perd le contrôle de soi. À ce moment, l’émotion devient destructrice et finit par affecter la qualité de vie de n’importe quel être humain, logiquement.

Décrire l’énervement

Le docteur Charles Spielberger définit l’énervement comme un état émotionnel dont l’intensité varie d’une légère irritation à une colère si intense qu’elle se transforme en véritable furie.

Quoi qu’il en soit, dans tous les cas, cela s’accompagne d’une série de changements biologiques et psychologiques qui se produisent dans l’organisme humain.

Pendant le processus d’énervement, le rythme cardiaque ainsi que la fréquence et la pression artérielle changent, augmentant subitement, ce qui s’accompagne d’une montée du niveau hormonal énergétique, de la noradrénaline et même de l’adrénaline.

Logiquement, comme définissent les docteurs Deffenbacher et Spielberger, maintenir un niveau d’énervement excessivement haut et de façon constante a de terribles conséquences pour l’organisme à moyen et à long terme, d’où la nécessité d’apprendre à le maîtriser.

Stratégies pour maîtriser l’énervement

Avant que l’énervement devienne chronique, ce qui peut arriver si cet état perdure, les psychologues spécialistes en maîtrise de la colère proposent une série de recommandations  qui peuvent être très utiles pour tout type de profils.

Résolution de problèmes

Étant donné que les problèmes sont quelque chose d’inhérent à l’existence humaine et par conséquent souvent inévitables, il est conseillé d’adopter la meilleure attitude pour pouvoir surmonter l’énervement provoqué par les différentes situations qui se présentent à nous. 

Pour cela, les docteurs conseillent de nous concentrer sur des méthodes pour affronter et gérer les problèmes avec calme et objectivité.

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Améliorer la comunicación

Beaucoup de problèmes vitaux auxquels font face les personnes énervées sont causés par les conclusions précipitées et inexactes provoquées par la situation d’énervement, de colère ou de rage. Il vaut mieux ne pas commencer par dire ce qui nous passe par la tête.

En ce sens, les docteurs Deffenbacher et Spielberger conseillent l’écoute active, la relaxation avant de répondre et la pondération de tout ce qui est sur le point de sortir de notre bouche.
 C’est un processus complexe, mais qui est toujours préférable au fait d’être sur la défensive et de lancer constamment des contre-attaques qui ne font qu’aggraver la situation.
“Colère et intolérance sont les ennemis d’une bonne compréhension”
-Mahatma Gandhi-

Ne jamais perdre son sens de l’humour

Les docteurs défendent le sens de l’humour comme mécanisme pour maîtriser son énervement. Cependant, son usage ne doit pas se limiter à s’amuser de la situation ou à être cruel et ironique. Ils conseillent une gestion quelque peu différente.

Dans ce cas, Deffenbacher et Spielberger encouragent un sens de l’humour actif. Par exemple, si vous souhaitez insulter quelqu’un, il vaut mieux se taire et imaginer.

Si vous voulez crier à quelqu’un votre colère pour vous soulager, il vaut mieux voir cette personne comme un sac-poubelle. Visualisez cela et amusez-vous de la situation. Cela calmera pas mal votre état d’énervement.

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Changement d’environnement

Finalement, les psychologues spécialistes en maîtrise de la colère nous parlent de l’influence que peut avoir l’environnement sur notre état d’âme et, concrètement, sur l’énervement. 

Si celui-ci vous irrite et vous semble être une source constante d’énervement, il est logique de chercher de plus vertes prairies.

“Les gens n’ont pas le temps pour vous si vous êtes toujours énervé ou en train de vous plaindre”
-Stephen Hawking-

Par conséquent, gérer son énervement ne doit pas être une tâche impossible. Il faut simplement avoir les outils adéquats, et vous en avez maintenant quelques-uns très puissants, et savoir que votre propre santé, aussi bien mentale que physique, s’améliorerait de façon significative si vous appreniez à maîtriser votre colère.