Prenez le dessus sur votre colère avant que ce soit elle qui ne prenne le dessus sur vous

· 7 avril 2016

Parfois, il nous en faut peu pour perdre les pédales et pour que la colère nous envahisse.

On est particulièrement fatigué et plus irritable que d’habitude, et il suffit d’un commentaire déplaisant pour que l’on sorte de nos gonds.

Dans ces moments-là, la colère prend possession de nous. On ne parvient pas à la gérer, et du coup, on s’en prend à tout ce qui nous entoure, même si ces choses ou personnes-là n’ont rien à voir avec la raison initiale de notre colère.

Ces situations nous consument et nous bâillonnent, nous menant à nous comporter de façon agressive, irresponsable, et parfois même cruelle.

Après la tempête, on peut parfois ressentir de la honte, et être incapable de se reconnaître soi-même.

Cependant, même si on pense que dans ces moments-là, il est impossible de gérer ses émotions, on se trompe.

Il existe bel et bien des solutions pouvant nous permettre de contrôler notre colère. Lisez la suite de cet article, et vous en découvrirez certaines !

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Comment peut-on contrôler notre colère ?

Tout d’abord, il faut bien avoir l’esprit qu’il n’est pas sain de se laisser emporter par la colère.

Autrement dit, il faut faire la différence entre le fait de s’énerver voire même de se sentir furieux, et la possibilité de ne pas connaître ni gérer sa colère.

C’est pourquoi il faut avoir conscience du fait que même si la colère est une émotion négative saine, elle peut aussi dans certains contextes se révéler incontrôlée, disproportionnée et insensée.

C’est pourquoi nous devons tout faire pour endiguer notre colère. Mais, comment faire ?

1. Reconnaître les causes de la colère

Nous devons tous nous explorer nous-même et prendre conscience des choses qui nous énervent, qui nous gênent et qui génèrent en nous mal-être, sentiment d’injustice et d’inquiétude, etc.

La colère, c’est toujours le produit de l’interprétation que l’on fait de la chose qui nous énerve.

2. Identifier les signes physiques qui montrent que la colère monte

Même si nous sommes tous différents, généralement, lorsque quelque chose commence à nous gêner ou à nous énerver notre rythme cardiaque s’accélère, on sent nos entrailles se contracter, on a chaud, et une grande nervosité interne nous envahit.

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Comme nous l’avons déjà dit précédemment dans cet article, il y a différents niveaux de colère ; cela peut aller d’une légère irritation jusqu’à des crises de nerfs intenses.

C’est pourquoi ceux qui pensent qu’il vaut mieux évacuer la colère que la garder pour soi se trompent ; si on parvient à identifier les premiers symptômes, on peut court-circuiter la colère et l’empêcher d’évoluer davantage.

Pour y arriver, il faut apprendre à pratiquer quelques exercices de relaxation ; ne penser à rien, contrôler sa respiration (inspirer pendant deux ou trois secondes, et expirer pendant deux ou trois secondes également avant de revenir à la normale).

On peut aussi écouter de la musique, faire de l’exercice, regarder la télévision, penser à quelque chose de relaxant…

3. Analyser ses pensées

Parfois, nos pensées se brouillent et s’accumulent, nous empêchant ainsi d’avoir les idées claires…

C’est pourquoi il est important de savoir quel type de pensées on doit affronter lorsque l’on est en colère :

  • Les pensées que l’on a à chaud, celles qui nous viennent à l’esprit avant, pendant et après et qui n’arrangent rien, comme par exemple « Quel imbécile ! » « Il se moque de moi ! », « Je déteste cet endroit ! »
  • Les erreurs que l’on peut commettre dans notre façon de penser : parfois, on a tendance à prendre les choses personnellement, à ignorer le côté positif, à être trop perfectionniste, ou tout voir en blanc ou en noir.

On doit donc faire en sorte d’équilibrer nos pensées, de façon à ce que les « il/elle me laisse toujours en plan » deviennent des « parfois, il/elle ne se comporte pas comme il faudrait, mais d’autres fois, si ». On peut dresser une liste comparative, et y recourir dès que le besoin se fait sentir.

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4. Contrôler ses comportements agressifs

Si on réussit à bien gérer nos pensées et les symptômes physiques de la colère, on échappera à l’agressivité. Cependant, cela peut parfois arriver.

Comment peut-on donc réussir à gérer l’agressivité ? Il suffit de franchir ces trois étapes :

  • Première étape : identifiez ce en quoi consiste chaque comportement agressif, ce qu’il se passe avant et après.
  • Deuxième étape : élaborez une liste présentant des comportements alternatifs à l’agressivité. Vous pouvez sortir faire un tour ou prendre vos distances avec la situation jusqu’à ce que vous soyez parvenu à retrouver votre calme, à respirer profondément, à comprendre l’intention des autres, etc.
  • Troisième étape : adoptez ce comportement la prochaine fois que vous vous sentirez envahi par la violence.

5. Solutionner ses problèmes et essayer de suffisamment se reposer

Le manque de sommeil et l’excès de préoccupations peuvent générer une prédisposition inhabituelle à l’irascibilité et au comportement coléreux.

C’est pourquoi il est important de s’occuper de ces situations et de ne pas reporter leur résolution à plus tard.

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6. Communiquer de façon adéquate

Parfois, on prend les choses trop personnellement, et par conséquent, on tire des conclusions hâtives sur les intentions des autres.

C’est pourquoi il est important d’améliorer notre communication sociale et de mettre en pratique les conseils suivants:

  • Il est important de prendre le temps d’écouter l’autre.
  • On ne doit pas tirer de conclusions hâtives. Si certains propos nous paraissent offensifs, on doit demander à la personne qui les a tenus de s’expliquer, mais pas contre-attaquer.
  • On doit essayer de comprendre les sentiments des autres, ce qui habituellement est sous-jacent à ce que la personne fait ou dit. N’oubliez pas qu’il n’y a pas de sentiments invalides, et probablement qu’ainsi, on pourra éviter de nombreuses disputes.
  • On doit essayer d’exprimer ce qu’on ressent plutôt que de prononcer des mots désagréables.

 


Si on fait attention à tous ces aspects et à l’image que l’on renvoie de nous-même, probablement sera-t-on moins susceptible de se laisser emporter la par colère disproportionnée.