3 films sur l’amour et la nostalgie

23 septembre 2017 dans Films 818 Partagés

Le patient anglais

Certaines histoires d’amour sur grand écran sont belles, agréables et simples. Cependant, d’autres sont totalement tragiques, et nous parlent d’un amour qui est aussi fort qu’il est toxique.

C’est le cas du film Le patient anglais, qui nous relate l’histoire de deux amants cachés, qui trahissent la tradition. Ils le font en plongeant avec passion et fidélité dans une folie, dans l’incertitude du mystère.


“L’amour est une illusion, une histoire que l’on construit dans notre esprit, en étant conscients que ce n’est pas la réalité, voilà pourquoi nous devons faire attention à ne pas détruire l’illusion. »

– Virginia Woolf-


le patient anglais, un film sur l'amour et la nostalgie

Leur amour est brûlant et paraît s’embraser d’une passion aphrodisiaque, qui se répand à travers le désert de leur destin tragique, somptueux et unique. Dans le récit de cet homme à la peau brûlée, nous pouvons voir comment ses souvenirs n’ont pas été contaminés par l’aigreur des cendres.

Ils sont enfermés dans la musique, dans les courbes de son amante, dans l’obscurité d’une grotte et dans la vivacité de sa passion. Il projette toute la lumière dont il dispose sur ses souvenirs, alors qu’il est pourtant un homme plein d’obscurité. L’amour paraît le sauver de sa douleur et lui permet d’être serein avant d’affronter la mort, serein d’avoir vécu tout ce qu’il avait à vivre.

Cinéma Paradiso

Pourrions-nous parler de l’amour et de la nostalgie au cinéma sans parler de Cinéma Paradiso ? Nous ne pourrions pas nous le pardonner. Voir Cinéma Paradiso, c’est comme croquer un morceau de la plus belle des nostalgies, celle de l’enfance et de la liberté. C’est aussi succomber à des paysages magnifiques et à la musique italienne, qui accompagnent le récit de l’amour que porte le jeune provincial Totó à la belle Elena.

Le film n’est pas uniquement beau, doux et rêveur. Il s’avère assez émouvant et nous permet de nous interroger sur l’infidélité à sa propre nostalgie qu’un homme peut mettre en œuvre durant toute son existence. C’est quelque chose de triste et de beau à la fois.

La dernière scène du film peut être interprétée comme une métaphore : tous les baisers qu’ils se donnent sont beaux, certains sont émouvants, comme ceux qui sont volés ou cachés, mais c’est bien le fait de constater que leur bonheur se trouve dans la maturité qui nous éblouit. Une maturité hypothéquée émotionnellement pour un investissement à corps perdu dans la jeunesse.

Sur la route de Madison

Si un premier amour peut nous marquer à vie, le fait de passer toute notre vie dans une relation de couple qui ne nous satisfait pas, dans laquelle il n’y a aucune passion, est aussi quelque chose de traumatisant lorsque nous nous en rendons compte.

Les conventions sociales, les discussions qui n’ont pas eu lieu, les devoirs émotionnels et toutes ces choses qui vous enserrent vont finir par vous faire exploser. Sur la route de Madison est l’histoire d’une femme stable et bien installée dans la vie qui, pour la première fois, s’aventure à suivre son instinct, jusqu’à en perdre la raison.

Une femme qui se sent insignifiante et invisible, qui se retrouve face à un homme du monde, qui n’avait jusque là jamais expérimenté une telle passion dans ses voyages, une telle fougue avec une amante qui n’est qu’une simple femme au foyer. Ce film nous présente toute la beauté et l’absurdité de l’amour et des relations de couple : des millions de personnes sont en couple sans s’aimer, tandis que des millions de véritables amant-e-s et complices vivent séparé-e-s.

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