Vous ressentez de la rage et vous ne savez pas pourquoi

31 juillet 2016 dans Psychologie 1 Partagés

C’est une espèce de gêne qui se manifeste dans votre état d’âme, mais aussi dans votre corps. Vous éprouvez de l’ennui. Vous avez chaud et vous sentez peut-être comme une certaine pesanteur dans votre tête.

Il est aussi possible que vous ressentiez une tension dans votre gorge et que votre poitrine soit opprimée. C’est la rage qui vous envahit, et parfois, vous ne savez pas exactement pourquoi.

Quand la colère naît à partir d’une stimulation concrète, comme un acte offensif ou une situation désagréable, il est bien plus simple de tracer une conduite à suivre.

Vous avez le choix de faire une scène, de digérer ce qui s’est passé et de l’oublier ou de régler l’affaire de manière civilisée.

Mais quand la rage n’est pas dirigée sur quelque chose ou quelqu’un en particulier, mais qu’elle est simplement le fruit de votre ennui par rapport à votre univers émotionnel, il est plus difficile de la garder sous contrôle.

Au départ, la colère est une émotion positive, dans la mesure où elle permet d’opposer de la résistance à des circonstances qui sont frustrantes ou menaçantes pour vous.

 Il s’agit simplement d’une réaction de défense ou d’attaque qui permet à une personne de se réaffirmer.

Mais quand cette rage devient sourde et constante, quand elle se transforme en une irritabilité permanente et elle vous fait éclater même pour des événements insignifiants, il est bon de vérifier ce qui se passe.

La rage qui persiste et se nourrit d’elle-même

Nous connaissons tous des gens qui ont l’air d’être énervés en permanence. Ils sont tendus et visiblement inquiets tous les jours, peu importe qu’il y ait des faits positifs ou négatifs autour d’eux.

On dirait qu’ils sont imperméables à ce qui se passe dans leur entourage, parce qu’ils sont toujours énervés. On dit qu’ils sont comme “une étincelle” et qu’à la moindre stimulation désagréable, ils déclenchent un incendie monumental.

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Que se passe-t-il chez ces personnes qui éprouvent de la rage et qui n’arrivent pas à dire vraiment pourquoi ? En général, il s’agit d’individus qui ont une vision erronée de la vie : ils croient que déclencher un conflit est un moyen efficace de parvenir à leurs fins. Comme il leur est difficile de tolérer et de comprendre ceux qui pensent ou qui agissent de façon différente, ils se fâchent et ils se plaignent des autres car ils ne font pas les choses comme eux pensent qu’elles devraient être faites, à tort ou à raison.

Pour les énervés chroniques, il n’y a qu’une seule façon de vivre, une seule façon de ressentir et une seule façon d’agir : celle qu’ils croient “correcte”. Ils croient devoir réagir avec colère quand ils “prennent” quelqu’un en train de faire quelque chose qui “n’est pas bien”. Ils ne supportent pas la sensation de chaos dans le monde parce que, très probablement, eux-mêmes ressentent un chaos intérieur qu’ils ne peuvent tenir à distance qu’en étant “psychorigides”.

Il s’agit aussi souvent de personnes éprouvant des difficultés pour exprimer leurs émotions. Il est fréquent qu’elles répriment ce qu’il y a en elles et qu’elles ne soient capables de l’exprimer qu’en explosant de rage. Cette émotion leur donne l’élan nécessaire pour dire ce qu’elles avaient gardé sous silence. C’est pour cela que leurs mots pèsent très lourd et qu’ils représentent presque toujours une vision exagérée ou trop extrême d’une situation.

Un monstre qui finit par dévorer son créateur

Il y a des moments où l’énervement est réellement un facteur qui met de l’ordre, des limites et qui évite de plus grands maux. Une bonne vérité, dite à temps et “sans anesthésie” permet de mettre “les points sur les i” et de mettre fin à une situation nocive.

L’idéal serait d’avoir toujours le contrôle suffisant pour tout dire avec exactitude et mesure. Mais ce n’est pas toujours le cas. Notre cerveau instinctif et émotionnel est beaucoup plus ancien que le rationnel, et nous ne pouvons pas empêcher qu’occasionnellement, il prenne le contrôle. En effet, il est bon que parfois, ceux qui nous entourent se rendent compte que nous avons également notre caractère.

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Mais dans le cas d’une irritabilité constante, au lieu de favoriser une situation salutaire, elle peut entraîner une dynamique qui finira par porter atteinte à tout le bien-être du “colérique”. Ce qu’ils veut, c’est de l’ordre, de la “correction”, peu importe comment il appelle cela. Mais ce qu’il obtient par ses cris et ses plaintes, c’est tout le contraire : plus de désordre, plus d’erreurs et moins de solutions.

Ce type de personne imprègne au final toutes ses relations de tension et de conflit. Tôt ou tard, on finit toujours par récolter ce que l’on sème. Alors il est très probable que le “colérique” devienne victime de sa propre invention. Les autres se font plus exigeants et plus intolérants avec lui et sont donc indisposés en sa présence. Il se transforme en quelqu’un qui ennuie, qui est constamment remis en question, que l’on ne supporte pas.

Il est très fréquent que cette irritabilité constante soit accompagnée de dépression et d’anxiété. De tristesse à cause de la frustration qui naît quand on se sent impuissant de ne pas réussir à ce que tout marche comme on le souhaite. D’anxiété, pour la même raison, et à cause des nombreux conflits dans lesquels la personne se trouve immergée.

En fin de compte, ce type de comportement n’est qu’une façon de se gâcher la vie. Car il est clair que si vous éprouvez constamment de la rage sans savoir pourquoi et que cela vous bloque, vous avez besoin d’un peu plus que d’un nouveau but. Vous avez besoin de l’aide d’un professionnel.

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