Comment vivre ma vie sans toi (De l’impossibilité d’être mère)

· 21 août 2015

Être mère est un choix personnel. Il y a des femmes qui par besoin, rompent ce rôle traditionnel qui était attendu des femmes jusqu’à il n’y a pas si longtemps.

Cependant, il existe un aspect plus délicat de la maternité, qui inclue une angoisse personnelle et un vide émotionnel, et qui, aujourd’hui est relativement fréquent.

L’impossibilité d’être mère est, sans aucun doute, une douleur vitale que seules celles qui la vivent peuvent comprendre.

Nous savons actuellement que les techniques de fertilisation ont fait de grandes avancées, mais pour autant, elles ne sont pas toujours effectives, et toutes les femmes ne peuvent pas forcément se permettre le coût économique que cela représente.

Il ne faut pas non plus oublier que le thème de l’infertilité touche également les hommes, et que la souffrance n’a pas de genre, de race ni de religion. Nous pouvons tous nous retrouver dans la même situation.

Ere père, et être mère est le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir, un trésor que contient notre être et notre amour, une personne à éduquer et guider à chaque pas vers le bonheur et la maturité.

Dans cet article, nous allons parler de ce thème, en nous centrant sur la figure de la femme, de par l’implication émotionnelle que cela suppose en chaque mère en devenir, l’impatience de concevoir, de serrer contre soi, de protéger et d’éduquer… et qui, pourtant, pour quelque raison que ce soit, ne peut pas se réaliser chez certaines femmes.

Implications psychologiques de l’impossibilité d’être mère

Comme nous avons pu le signaler plus haut, l’expérience de la stérilité n’est facile ni pour l’homme ni pour la femme. Il est possible que l’on parle d’un couple qui essaie d’avoir un enfant, ou d’une femme qui cherche à constituer une famille.

Quoi qu’il en soit, le processus d’acceptation de cette impossibilité est une expérience douloureuse dans tous les sens du terme.

De fait, les experts nous expliquent que l’information de la stérilité est souvent vécue comme un deuil, comme une perte qu’il faut accepter.

1. Il y a tout d’abord un moment de perplexité, d’incompréhension, et il est même possible qu’il y ait un rejet.

Il se peut que nous ayons une grande famille et que personne jusqu’à présent n’ai eu de problèmes de conception. Alors pourquoi cela nous arrive-t-il à nous ?  

2. A certains moments, nous pouvons nous retrouver face à un « mur social » qui ne nous aide en rien dans cette période difficile.

On ne peut pas parler de rejet de la femme « infertile » mais plutôt d’incompréhension.

En effet, souvent le conjoint concerné lui-même n’arrive pas à comprendre la douleur de sa compagne, ou bien des amis ou des membres de la famille cherchent à nous consoler avec un « tout va bien, vous serez plus libres comme ça« . Des expressions qui se révèlent parfois destructrices. 

3. Suite à l’incompréhension apparaît la colère. Nous rechercherons un coupable, parfois nous-même… Qu’y a t-il en nous qui ne fonctionne pas ? Cela serait-il dû à un médicament ? à quelque chose que j’ai fait ou que je n’ai pas fait ? 

4. Plus tard, suivra une phase dites inconsolable, de larmes, de douleur… Beaucoup de femmes avaient déjà préparé des choses pour le bébé tant désiré, et fait des projections sur le long terme qui doivent être toutes repensées.

Peu à peu et avec l’appui de notre entourage, nous finirons par accepter notre stérilité. A ce point précis, plusieurs options se présentent, comme les techniques de fertilité ou bien l’adoption.

Nous faisons face à ce « premier impact ». Mais il faut prendre conscience du fait que nous ne pouvons pas concevoir cet enfant tant désiré, cette personne rêvée que l’on souhaitait aimer et protéger.

infertilité

Comment aborder la stérilité

Il faut bien avoir en tête que si le processus de deuil ne se clos pas correctement et que la personne n’arrive pas à assumer pleinement l’idée de ne pas pouvoir avoir d’enfants, il est fort possible que cela dégénère en une dépression.

La sensation d’ « échec », la sensation que quelque chose s’échappe de nous et nous empêche d’être mère, nous enveloppe dans un état de fragilité absolue, où la mauvaise estime que l’on peut avoir de soi peut nous conduire à un état de dépression.

Comment gérer cette situation ?

-En premier lieu, vous devez savoir que vous n’êtes pas seule. Il se peut que vous ayiez votre partenaire à vos côtés, qui pourra vous épauler et que vous devrez également épauler en retour.

Ensemble, faites le point sur la situation et pesez le pour et le contre de chercher d’autres options pour avoir un enfant.

Si vous rêviez de constituer une famille monoparentale, recherchez du soutien du côté de votre famille et de vos amis. Ils sauront vous donner amour et réconfort, et vous guideront vers d’autres options possibles si vous le souhaitez.

– Il est possible que vous ne viviez jamais l’expérience de la grossesse, et c’est également quelque chose que vous allez devoir accepter.

Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut vous aimer moins, et ce n’est pas parce que votre corps ne vous permet pas d’avoir des enfants qu’il faut vous rejeter, ne tombez jamais dans ce piège. Vous pouvez profiter pleinement de la maternité via l’adoption par exemple.

– Si pour quelque raison que ce soit vous n’arrivez pas à avoir auprès de vous un enfant à protéger et éduquer, ne perdez pas cette nécessité d’aimer et d’offrir, il y a beaucoup de personnes autour de vous qui ont besoin de vous.

Aimez-vous totalement, car l’impossibilité d’être mère ne doit pas être un vide dans votre vie, et vous pouvez le remplir de milles et autres formes. Cherchez votre chemin et vivez pleinement.