La vie vous donnera tout ce dont vous avez besoin si vous pensez que vous le méritez

12, août 2017 dans Psychologie 728 Partagés

Quand on accepte, comprend et intériorise que l’on mérite d’être heureux-se, la vie nous ouvre le chemin. Les journées orchestrent de nouvelles opportunités, les serrures s’ouvrent et les ennemis se transforment en statues de sel que le vent emmène avec lui. Rien ne peut nous arrêter quand nous nous sentons méritant-e-s de la joie et personne n’a le pouvoir de s’opposer à nos volontés.

Emily Dickinson disait dans ses poèmes que nous ignorons notre taille tant que nous ne nous mettons pas debout. Le plus curieux de tout cela est que souvent, l’éducation, la société et les personnes de notre entourage ont en général tendance à nous préférer assis-es, soumis-es, taiseux-ses et obéissant-e-s.

« Si tu fais ce que tu ne dois pas faire, tu devras souffrir de ce que tu ne mérites pas. »

-Benjamin Franklin-

De fait, c’est ce qui est précisément ce qui est arrivé à la poétesse du Massachussets, que les déceptions, les peurs et les tristesses ont forcée à rester recluse dans sa chambre de la maison familiale de Amherst, devenant un peu plus qu’une ombre tiède, une figure maigre que les voisins voyaient derrière les fenêtres. De ses 1800 poèmes écrits, elle n’en vit qu’une dizaine de publiés et des personnes qui firent partie de sa vie, elle n’en aima qu’une, mais aucun des deux ne fut suffisamment courageux pour sauter le pas.

C’était d’autres temps, bien sûr. C’était d’autres mentalités, bien sûr. Mais, le complexe univers des émotions, les insécurités et le manque de confiance en soi est un refrain qui est toujours d’actualité. C’est comme une cassette vidéo qui ne s’arrête jamais, qui nous apporte la magie d’une occasion et qui la laisse partir, qui nous apprend ce qu’est le bonheur et qui ensuite l’emmène avec elle, nous laissant seul-e avec nos envies, nos peines, nos souvenirs et nos regrets.

Le regret de ne pas avoir osé « quelque chose de plus », de n’avoir pas lutté, de ne pas nous être senti-e méritant de cette opportunité unique, de ne pas avoir rassemblé le courage nécessaire pour cet amour perdu…

Vous méritez une vie meilleure

Anna a commencé à aller à la salle de sport car elle veut avoir une vie plus saine. Elle y va tous les jours de 19 à 20 heures mais elle continue à fumer deux paquets par jour. Charles a perdu son travail il y a 9 mois. Il sort tous les jours pour aller distribuer des CV mais en rentrant chez lui, il commencer à manger de manière compulsive, à tel point que son changement physique est flagrant. Marthe vient de terminer il y a un mois une relation affective très tourmentée, et depuis lors, elle est accro aux sites de rencontres sur Internet, avec l’idée obsessive de trouver « le conjoint idéal ».

Tous ces exemples peuvent être résumés en une idée centrale que nous connaissons tou-te-s : alors que nous trouvons l’équilibre dans une sphère de notre vie, nous reculons considérablement dans une autre. C’est comme si nous ne comprenions pas que nous méritons une meilleure vie, et cela nous pousse souvent à cesser de prendre soin de nous de manière plus pleine, plus intègre. Pourquoi faisons-nous cela ? Pourquoi n’acceptons-nous pas de prendre le contrôle de notre réalité pour atteindre le bien-être ?

La réponse à cette question se trouve non seulement dans notre passé, mais également dans l’incapacité dont nous faisons preuve quand il s’agit de prendre soin de nous, de construire notre bien-être psychologique et avant tout, de gérer nos propres émotions. Dans les trois exemples, nous avons vu que chacune de ces personnes fait des choses concrètes : l’une va faire du sport, l’autre cherche du travail et la dernière a mis fin à une relation malheureuse et complexe.

Cependant, le reste des comportements donnent lieu à ces trous noirs si fréquents : l’anxiété, l’incertitude, la peur du futur, l’incapacité à être seul-e, l’addiction à une substance… Nous savons tou-te-s que nous méritons une meilleure vie, mais nous ne savons pas comment écouter nos véritables besoins, ceux qui se trouvent à un niveau plus intime, plus profond de notre être…

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Ayez confiance en vous, car être heureux-se n’est pas un besoin, c’est un droit

La vie nous apportera plus d’opportunités uniquement si nous mettons un pied l’un devant l’autre et que nous sortons les chercher. Le bonheur frappera à notre porte uniquement si nous sommes réceptif-ve-s, si nous sommes attentif-ve-s, préparé-e-s et avant tout… disposé-e-s. Car quiconque se laisse emporter à la dérive des peurs et des insécurités fait naufrage sur l’île des opportunités perdues. Car quiconque se rend face aux déceptions choisira tôt ou tard le même enfermement physique et mental qu’Emily Dickinson s’est infligé à elle-même.

« Je suppose que je ne suis pas comme Emily Dickinson, qui a conservé ses plus jolies choses enveloppés dans un ruban dans son tiroir. »

-Jeff Bridges-

En ces temps où l’on trouve sur Twitter et Facebook les pilules du bonheur sous forme de jolies phrases, il y a quelque chose que nous ne devons pas perdre de vue. Quelque chose que nous rappellent les rivaux des adeptes de la psychologie positive : nous devons apprendre à accepter les expériences douloureuses, quel que soit leur niveau de difficulté. Un adieu, une déception ou un échec sont des choses que l’on doit assimiler quoi qu’il arrive. Et une fois que l’on a plongé dans cet abîme chaotique des émotions négatives, il est temps d’émerger, et on le fera avec davantage de force. En se sentant plus valide.

Et dans notre quotidien complexe et plein de demandes, nous devons intérioriser que nous méritons non seulement de nous sentir bien, d’être calme, de vivre la satisfaction, la liberté, le triomphe et le goût des joies. Toutes ses dimensions sont en réalité des DROITS. Car quelle que soit votre histoire, d’où vous venez ou qui vous êtes… Nous avons tou-te-s le droit d’être heureux-ses et de choisir notre manière de l’être.

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