Si tu vas mal, sache que je suis là pour toi

6 mars 2017 dans Psychologie 304 Partagés

Si tu vas mal, sache que je suis là pour toi, et de façon totalement intéressée : intéressée par toi. Je ne disparaîtrai pas quand tu n’auras plus besoin de moi, je ne t’écouterai pas par obligation ni ne te tendrai la main en attendant de recevoir quelque chose en retour. Si tu vas mal, je ne te dirai pas ce que tu veux entendre, mais la vérité.

Nous avons tou-te-s eu ce proche ou cet-te ami-e qui a eu besoin d’une épaule sur laquelle pleurer. Lui apporter cette aide semble tout ce qu’il y a de plus simple, n’est-ce pas ? Souvent, on pense même qu’il est bien plus facile de consoler que d’être consolé-e-s. Or, peut-être n’agissons-nous pas de la bonne façon, même si nous ne nous en rendons pas compte. Il y a de nombreuses erreurs desquelles nous ne sommes pas pleinement conscient-e-s, même lorsque nous commençons à en recevoir les retombées.


Lorsqu’une personne va mal, vous n’accourez jamais pour l’aider ; peut-être la seule chose que vous désirez est-ce qu’elle cesse de se plaindre.


N’écouter que ce que l’on veut, apporter un soutien mesuré, donner des conseils que nous-mêmes n’appliquons pas… Cela vous semble familier ? Oui, plus d’une fois, on croit que l’on aide les autres, alors qu’en réalité on fait tout le contraire. C’est le moment d’ouvrir les yeux.

Si tu vas mal, j’écouterai tout ce que tu auras à dire

Même si on veut tendre la main à une autre personne, nous-mêmes avons des problèmes. Par conséquent, parfois, nous n’écoutons pas vraiment ce que cette personne nous dit. Peut-être pensez-vous que la plupart des choses qu’elle dit sont des bêtises, et vous ne vous rendez alors pas compte de la façon dont elle vit et ressent ce qu’il lui arrive. Eh bien, sachez qu’en agissant ainsi, nous commettons une erreur, car nous ne soutenons absolument pas cette personne.

Dans une telle situation, mieux vaut avoir recours à toute votre empathie. Mettez-vous à la place de l’autre ; aimeriez-vous que l’on vous écoute vraiment ? Que voudriez-vous que l’on vous dise ? En quoi ce que l’on vous dirait pourrait-il vous aider ? C’est en répondant à ces questions que vous saurez comment aider efficacement les autres lorsqu’iels auront besoin de vous.

Quand vous écoutez une personne, évitez de lui répondre avec des phrases “toutes faites”, celles auxquelles on a recours quand on ne sait pas très bien quoi dire et que le silence nous étrangle : “Ne t’inquiète pas”, “Ça va aller”, etc… Tout autant de formules que l’on dit lorsqu’il n’y a rien de mieux à dire. Or, si vous ne savez pas quoi dire, ce n’est pas grave ; vous pouvez vous contenter d’écouter, et de poser des questions.


Donner des conseils et avoir des mots encourageants vides de sens, même dans la meilleure des intentions, se révélera peu efficace.


Il n’est pas toujours nécessaire d’apporter des mots de soutien. En effet, le soutien peut aussi se manifester uniquement par le fait d’être aux côtés de la personne qui en a besoin, par le fait de ne pas la laisser désemparée, de l’écouter et de faire des efforts pour comprendre le problème qu’elle traverse, pas pour le résoudre.

D’un autre côté, parfois, ne rien faire en revient à faire beaucoup ; un simple câlin peut s’avérer bien plus réconfortant que des mots vides de sens. Les actes et l’écoute valent mille fois plus.

Tu vas mal, mais je serai sincère

Quand vous aidez quelqu’un, ne lui dites pas comment il doit agir ni faire les choses. Si vous le faites, vous commettez une grosse erreur. La plupart du temps, il est très efficace de compter sur vos propres expériences pour que l’autre personne se sente accompagnée dans les circonstances qu’elle vit. Cependant, si vous le faites, soyez sincère.

Imaginons, par exemple, que vous vous trouviez avec cet-te ami-e qui va très mal dans sa relation de couple. Iel a connu une enfance difficile, et toutes les relations qu’iel a vécu ont fini par être toxiques. Votre ami-e souffre de dépendance envers une personne qu’iel “croit aimer”. Comment allez-vous l’aider ?

Peut-être vous aussi avez-vous connu une situation similaire, et pourrez alors transmettre à cet-te ami-e votre expérience. Vous pourrez même lui apporter des conseils sains sur les bénéfices qu’il peut y avoir à être seul-e, à rester célibataire pour un temps, à sortir avec ses ami-e-s pour se distraire et voir que même sans compagnon/compagne, on peut être heureux-se… Mais, prêchez-vous vous-même le bon exemple ?

En effet, nombreux-ses sont celleux qui donnent de très bons conseils mais qui sont en revanche incapables de les appliquer, ou bien qui donnent des conseils que sur le moment, la personne qui les reçoit ne peut assumer.  Si vous voulez faire une suggestion à une personne afin de lui permettre d’aller mieux, assurez-vous que cela ne génère pas encore plus de frustration chez elle.


Si tu vas mal, je cesserai d’entendre mes propres mots pour n’écouter que les tiens.


Il n’est pas non plus judicieux de dire à la personne que l’on a en face de nous ce qu’elle veut ou ce qu’elle a besoin d’entendre. Elle va mal, mais vous ne lui rendrez en aucun cas service si vous n’êtes pas sincère avec elle et si vous lui dîtes autant de bonnes choses que de mauvaises. Il n’y a qu’en jouant la carte de la sincérité avec elle que vous pourrez l’aider pour de bon. Parfois, une critique constructive est bien plus positive.

Finalement, aider les autres, ce n’est pas si simple, n’est-ce pas ? Cela requiert un grand engagement, une attention importante de notre part, et un soutien inconditionnel sur le long terme où les mensonges n’ont pas lieu d’être. Tout cela peut permettre de soulager la peine ou d’éclairer un peu la situation de cet-te ami-e ou de ce proche qui, maintenant plus que jamais, a besoin de vous.

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