Utiliser Facebook réduit le bien-être émotionnel

· 19 juin 2018

Les réseaux sociaux sont l’une des meilleures inventions des dernières années. En moins de 10 ans, ils ont transformé notre manière de communiquer et d’une certaine manière, nos habitudes de vie. Nous les avons intégrés à notre routine quotidienne sans quasiment nous en rendre compte. Bien qu’il en existe de nombreux types, le plus grand réseau social au monde est sans doute Facebook.

Le projet qui commença avec une petite page destinée à permettre aux universitaires de connaître leurs camarades de fac s’est converti en une pièce fondamentale de la vie de nombreuses personnes. Cela peut être une plateforme utilisée pour contacter de vieilles amitiés ou pour mettre en place une stratégie fondamentale suivie par de plus en plus d’entreprises. Facebook est arrivé pour rester.

Cependant, tout n’est pas si positif que cela en a l’air à première vue. Une étude réalisée par le scientifique Morten Tromholt de l’Université de Copenhague en 2015 et publiée dans le magazine Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking affirme que l’utilisation excessive de Facebook affecte négativement notre santé émotionnelle.

Malgré cela, Facebook continue d’occuper une place centrale dans notre quotidien. Devrions-nous nous préoccuper de la manière d’utiliser ce réseau social ? Ou au contraire s’agit-il uniquement d’une fausse alerte ? La science semble indiquer que nous devons apprendre à mieux l’utiliser. Approfondissons.

De quelle manière Facebook réduit-il le bien-être émotionnel ?

Comme nous l’avons dit, l’usage excessif de Facebook est lié à des niveaux plus élevés de mal-être émotionnel. Nous allons vous expliquer comment il influence cela.

L’usage excessif de Facebook réduit le bien-être émotionnel et affecte notre cerveau.

1. Facebook nous pousse à nous comparer aux autres

Si vous utilisez souvent Facebook, vous saurez que la majorité des personnes ne l’utilisent pas pour partager des photos sans importance de leur quotidien. Au contraire, ce réseau social est le refuge des expériences les plus incroyables que les autres expérimentent. C’est comme un théâtre du bonheur dans lequel on ne montre que ce qui sera valorisé par les autres et les likes seront un applaudissement de réussite.

la comparaison aux autres

Ainsi, chaque fois que nous ouvrons Facebook, nous pouvons trouver des photos d’amis voyageant dans le monde avec un sac à dos, des personnes qui réalisent des activités intéressantes, des paysages de rêves…Pendant ce temps, nous sommes assis à la maison, en regardant avec envie la vie des autres.

Face à ce panorama, l’un des comportements les plus communs est de se comparer aux autres. Le problème est que cette comparaison n’est pas réaliste car sur Facebook, sur ne voyons que les meilleurs moments de la vie des autres personnes. Pour cette raison, si vous sentez que votre vie n’est pas assez bonne lorsque vous utilisez Facebook, demandez-vous si vous ne l’utilisez pas trop.

2. Il nous rend apathiques

L’un des phénomènes les plus étudiés en psychologie est l‘impuissance apprise. Cela fait référence au sentiment d’incapacité qui s’expérimente lorsque l’on souhaite sortir d’une situation particulière qui produit un mal-être et de la douleur et que nous n’y parvenons pas.

Certaines études révèlent le fait que Facebook réduit le bien-être émotionnel des personnes en leur présentant de nombreuses situations horribles sur lesquelles elles n’ont aucun pouvoir. Par exemple, des informations sur des catastrophes, des crimes, des situations personnelles très négatives… De nombreuses personnes expérimentent alors un état de manque de motivation, d’intérêt et d’enthousiasme.

3. Il nous sature d’information

Comme si les deux points antérieurs n’étaient pas assez préoccupants, on a découvert une nouvelle variable au cours de ces dernières années. On parle de l’effet qu’a l’excès d’information sur le cerveau.

la saturation à cause de Facebook

Notre esprit évolue dans un environnement dans lequel l’information est rare. Pour cela, notre cerveau n’est pas préparé à travailler avec une grande quantité de données comme celle que nous pouvons trouver dans le monde moderne. Pour cela, Facebook réduit le bien-être émotionnel de ses usagers en les bombardant d’idées sans rapport, qui les rend apathiques et sans énergie après en avoir pris connaissance.

De plus, cet excès d’information peut provoquer une augmentation des niveaux d’anxiété et de stress chez les usagers habituels du réseau social. Selon le magazine Behavioral Brain Research, l’usage de Facebook peut réduire la matière grise du cerveau.

Comme nous pouvons le voir, l’usage excessif de Facebook a des conséquences que nous pouvons éviter si nous en faisons un usage conscient et modéré. Pour cela, lorsque vous remarquez en vous une baisse d’attention ou l’apparition d’un certain mal-être lorsque vous vous rendez sur Facebook, vous devriez peut-être songer à une réduction des heures passées sur ce réseau.