Trois conseils pour surmonter le mal d’amour

· 20 janvier 2017

 

Le mal d’amour est caractérisé par une tristesse profonde et un grand désespoir, qui proviennent de l’impossibilité de vivre pleinement une relation de couple avec quelqu’un que l’on aime. Peut-être que cette personne ne vous a jamais aimé-e, ou qu’elle ne vous aime plus. Vous êtes donc dans une situation où vous ne parvenez ni à vous résigner, ni à atteindre ce que vous voulez. C’est le sentiment de dépit qui prédomine.

Comme presque tout dans la vie, le mal d’amour amène aussi à un processus de réflexion, d’intériorisation et de croissance. C’est pour cela que, comme l’affirme le neurologue Leonardo Palacios: “Le dépit est généralement une sensation de tristesse qui comporte trois phases : le refus, la culpabilité et l’acceptation”.

Le refus, selon la définition de cet expert, est caractérisé par le fait d’essayer de récupérer ce qui a été perdu ou une partie de ce qui a été perdu. La culpabilité, de son côté, est caractérisée par le fait de chercher quelqu’un qui serait responsable de ce qui arrive. Finalement, l’acceptation implique le consentement, l’approbation et la compréhension de la rupture affective.

Mais il faut préciser que ce ne sont pas les étapes obligatoires et que, quand elles surviennent, elles ne se surmontent pas toujours de manière satisfaisante. Cela finit par entraver et par faire obstacle au développement normal d’une personne dans sa vie sociale et affective. Pour éviter cela, nous allons vous donner trois conseils qui vous aideront à trouver le chemin pour dépasser ce mal d’amour.

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Comprendre que les amours ont un début et une fin 

Peut-être que le plus déconcertant dans l’amour, c’est que, comme tant d’événements dans la vie, il y a un début et une fin. Même les amours les plus grandes et complètes du monde doivent se terminer, à cause de la mort. On arrive donc toujours à la fin d’une histoire et cela génère une grande douleur.

Mais nul besoin que la mort intervienne pour comprendre qu’aujourd’hui les amours sont éphémères et passagères. Peut-être que cela vient du dynamisme et de la personnalité des générations contemporaines : tout est plus rapide, tout passe, rien ne dure… Le problème est que parfois, une histoire qui, en apparence, naît pour se terminer vite, finit par stagner dans le cœur, comme dans une impasse.

Peu importent les attentes : les amours sont toujours des territoires incertains. Et pour une raison ou pour une autre, il est évident que lorsqu’il y a de l’amour, il y a aussi de la douleur, dans une certaine mesure, car tôt ou tard, pour telle ou telle raison ou circonstance, cela se terminera. C’est une réalité inéluctable.

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Le meilleur remède, ce n’est pas une nouvelle relation

Cette obstination à vouloir être avec quelqu’un, peut-être sans vraiment savoir pourquoi, fait que nous changeons de conjoint comme nous changeons de chemise. Et quand une personne ne vit pas complètement le deuil d’une rupture affective antérieure, au lieu de résoudre un problème, elle va en ajouter un supplémentaire.

Car « on ne soigne pas le mal par le mal », comme on dit souvent. Ce que vous pouvez faire, c’est enfouir le problème le plus profond possible, mais dans ce cas, la blessure se fait de plus en plus grande. Le problème, c’est que nous pouvons entrer dans une chaîne de nouvelles amours et de nouvelles ruptures, qui finissent par laisser une profonde sensation de vide, si ce n’est pas une dépression ou de l’anxiété.

Refaire sa vie affective est vraiment positif. Mais pour aimer à nouveau de manière saine, il faut apprendre des expériences passées. Sans cela, ce qui va survenir est évident… « Celleux ne connaissent pas l’histoire sont condamné-e-s à la répéter », et encore davantage s’il s’agit de leur propre histoire.

Les grandes amours ne s’oublient pas du jour au lendemain

Le mal d’amour est une expérience difficile. Mais il est important de vivre cet état, ou au moins de l’expérimenter lors de différentes occasions. Cela nous permet de grandir et de mûrir. De plus, il ne faut pas oublier que le véritable apprentissage, dans plusieurs cas, ne se trouve pas dans les livres (qui sont sûrement d’un grand soutien), mais dans les expériences de la vie. Ou, mieux dit : les expériences bien vécues de la vie.

Il ne faut pas oublier que la douleur est une sensation que nous évitons tous. Bien sûr, il ne faudra pas se prendre d’affection pour la souffrance, au contraire, mais être conscient-e qu’elle fonctionne parfois comme une sorte de « pédagogue » de la vie. Quelque chose d’implicite dans la sagesse de l’univers. Une opportunité pour mieux nous connaître et pour se souvenir que dans la privation de quelque chose que nous aimons, il y a aussi de nombreux enseignements précieux.

C’est pour cela qu’il faut donner du temps au temps. Un édifice ne se construit pas d’un jour à l’autre et les grandes amours, ou les grands oublis, non plus. Les expériences d’amour sont intenses et complexes, c’est pour cela qu’il est nécessaire de les digérer et de contrôler l’angoisse due au mal être que génère une perte, pour pouvoir mettre le doigt sur les enseignements de cette situation.

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Il n’y a pas de recette magique pour guérir le mal d’amour, mais pensez que si vous traversez une période difficile, la meilleure chose à faire, c’est d’y mettre du vôtre pour être tolérant-e. Avec vous-même, avec la personne aimée qui n’est plus là et avec les dynamiques profondes de la vie, qui ont leurs propres moments et surprises.