Stress pendant la grossesse : comment affecte-t-il le bébé ?

26 août 2018 dans Psychologie 0 Partagés
stress pendant la grossesse

Au cours d’une grossesse, notre alimentation, notre sommeil et l’exercice physique que nous réalisons comptent énormément. Mais quel rôle jouent les émotions ? Il existe une relation étroite entre l’état émotionnel de la mère et la vie utérine. Le stress pendant la grossesse peut donc compliquer le développement du fœtus.

Lorsque nous sommes stressés, les niveaux de 6 types d’hormones peuvent se dégrader: le cortisol, le glucagon, la prolactine, la testostérone, les œstrogènes et la progestérone. Ces oscillations affectent la femme enceinte mais aussi le fœtus. Quand les mères ressentent un stress psychologique sévère au cours de leur grossesse, les risques de cette dernière deviennent plus importants.

Les principales manifestations du stress pendant la grossesse ont lieu sur le plan physique, physiologique et social.
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Difficultés pour le nouveau-né

Les principales manifestations du stress se reflètent à différents niveaux: physiologique, physique et même social. Le sommeil est altéré, tout comme l’appétit (trop manger ou ne pas avoir faim) et des maux de tête apparaissent fréquemment, avec une tension musculaire, une irascibilité… Par ailleurs, le système immunitaire s’affaiblit, ce qui augmente les possibilités d’infection.

femme subissant du stress pendant la grossesse

Prématurité et poids bas à la naissance

Le stress peut précipiter l’accouchement. Les probabilités d’avoir un bébé prématuré (né avant 37 semaines de grossesse) ou avec un poids bas à la naissance (moins de 2,5 kilos) augmentent considérablement. Ces bébés courent le risque d’avoir beaucoup de problèmes dans leur enfance. Par exemple, des maladies fréquentes, des problèmes de croissance, une grande distraction, une hyperactivité et des déficits dans la coordination motrice.

Maladies respiratoires et défauts physiques

Le stress au cours de la grossesse peut causer de l’asthme chez le bébé et d’autres types de problèmes dermatologiques, selon plusieurs recherches. Parmi eux, on retrouve l’eczéma atopique au cours des huit premiers mois de vie du nouveau-né.

Par ailleurs, parmi les problèmes physiques qui peuvent affecter le bébé, on trouve la sténose du pylore. Il s’agit d’un rétrécissement du pylore, un muscle situé dans la partie inférieure de l’estomac. Cette maladie nécessite une prise en charge chirurgicale immédiate.

Activité circulatoire

Nous avons mentionné les types d’hormones qui influent le plus sur notre organisme face à une situation particulièrement stressante. Après être entrées dans le système sanguin, elles atteignent le placenta, qui représente la connexion vitale entre le bébé et la mère. Cet ensemble d’hormones fait alors augmenter le rythme cardiaque du bébé.

Par conséquent, moins la femme aura à affronter d’événements angoissants et stressant de manière prolongée au cours de cette période, mieux ce sera. De cette façon, elle « bombardera » moins le petit avec des flux d’hormones.

Apprentissage et intellect

Une hormone, le cortisol, qui agit sur les adultes pour rétablir l’homéostasie, peut causer de sérieuses difficultés dans le futur développement du bébé. Il a été démontré que plus son niveau est élevé dans le liquide amniotique, plus le quotient intellectuel du nouveau-né pourra être faible.

Même si ce n’est pas une maladie, avoir un Q.I. en-dessous de la moyenne peut affecter la vie quotidienne du petit. En plus de connaître des difficultés d’apprentissage, le bébé pourra souffrir d’un déficit d’attention ou d’hyperactivité. En plus de là, il pourra avoir plus de mal à résoudre des problèmes de façon planifiée et stratégique. Il aura aussi tendance à refréner des tendances spontanées.

maman stressée pendant la grossesse

Avec précaution mais sans s’alarmer

Les altérations brusques au niveau de l’humeur ou une anxiété prolongée ne sont pas à prendre à la légère. Notre corps nous prévient quand nous accumulons de la tension pendant des jours. Nous ne dormons pas bien, nous sommes excessivement préoccupé-es et nous avons une surcharge professionnelle, académique ou domestique. Imaginons maintenant si nous ajoutons à tous ces événements stressants un petit être qui grandit en nous. Il est impossible que celui-ci ne soit pas affecté par ces changements d’humeur.

Malgré tout, il est important de signaler que des événements inattendus se présentant à l’improviste ne sont pas dangereux. Par exemple, si la femme enceinte sursaute en entendant subitement un aboiement, il n’y a pas de danger pour le fœtus.

C’est le stress -né au cours de situations importantes pour nous parce qu’elles impliquent un type de menace, de perte ou de dommage- prolongé qui peut créer tous ces types d’altérations chez le bébé. Il faut aussi prendre en compte le fait que les réactions émotionnelles ne sont pas toutes les mêmes chez les femmes. Par conséquent, le stress ne les affecte pas toutes de manière identique.

Bien se reposer, pratiquer l’auto-exigence, affronter les situations avec calme, manger sainement ou faire de l’exercice physique sous supervision médicale est essentiel. Toutes ces choses constituent de fantastiques alliés pour éviter le stress au cours de la grossesse.

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