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Si je ne réponds pas par Whatsapp, c'est parce que je ne peux pas pas ou que je ne veux pas

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Si je ne réponds pas par Whatsapp, c'est parce que je ne peux pas pas ou que je ne veux pas
Dernière mise à jour : 29 novembre, 2016

La contrainte émotionnelle à laquelle nous soumettent les technologies de l’immédiateté comme WhatsApp met à mal les principes d’une bonne communication.

Il est fréquent de se trouver embringué dans de nombreux conflits avec des personnes exigeant une certaine fluidité dans la conversation.

On n’est pas obligés de répondre, mais par contre, on fait pression sur nous moralement pour cela. Cela finit par “nous brûler” et faire de nos contacts avec les autres une vraie odyssée.

Voilà pourquoi il faut élaborer ces droits technologiques et faire valoir nos désirs. Nous empêtrer à répondre aux attentes des autres finit par nous épuiser, nous intoxiquer et ternir notre identité.

Qui n’a pas déjà ressenti qu’on remettait en cause sa manière de répondre aux messages ? Qui n’a pas déjà ressenti de la pression ou n’a pas été victime de l’empressement des autres ?

Qui n’a pas déjà pensé que les réseaux sociaux ternissaient son intimité ?

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Répondre ou non, la décision vous appartient

Nous avons le droit de ne pas répondre si nous ne voulons pas ou, parfois, de le faire quand cela nous convient. De cette manière, nous conservons ce droit de publier sur les réseaux sociaux ce que nous voulons.

Sur le net, nombreux sont  les exemples de gens qui ont décidé de prendre du repos et de sortir du monde de WhatsApp et des autres applications dans le but de mener une vie plus légère et de se procurer un peu de paix.

En faisant cela, ils ont pu être critiqués et remis en cause par beaucoup de  gens. Ne pas répondre n’est pas “être un antisocial” ou “un je-m’en-foutiste” comme beaucoup veulent nous faire croire, c’est simplement faire valoir nos droits.

Nous ne devons pas nous livrer à la tyrannie des nouvelles technologies, car en faisant cela, on laisse mourir notre volonté.

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La vulnérabilité psychologique face à WhatsApp

Ce dont nous parlons dans cet article n’affecte pas tout le monde de la même manière. En effet, la vulnérabilité psychologique dépend en grande partie des caractéristiques de personnalité ou des états émotionnels qui définissent quelqu’un à un moment.

Quelques études sont apparues dans ce sens qui prétendent expliquer l’addiction et le traitement inadéquat des nouvelles technologies. Celles-ci mettent en avant des profils définis par :

  • La faible estime de soi : les personnes avec une tendance plus grande à chercher du soutien chez les autres et avec un grand besoin d’approbation sociale. À cause de ces nécessités, il est fréquent que l’usage du téléphone portable devienne inapproprié.
  • L’extraversion : les personnes extraverties cherchent souvent des situations sociales particulières qui génèrent un usage inadéquat du téléphone.
  • L’impulsivité : la faible capacité de réflexion sur les conséquences d’une action préalable à sa réalisation provoque souvent des comportements inadéquats avec les autres.

Nous pouvons donc comprendre que les gens qui sont très dépendants des technologies et qui, pour cela, font pression à travers les réseaux  sociaux possèdent une caractéristique comme celles que l’on vient de présenter.

Ainsi, rappelons-nous que la pression sociale est une question que l’on apprend et que le besoin de contact permanent avec les autres favorise une perception totalement subjective de proximité.

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Voilà pourquoi il est essentiel de prendre en compte cela et de nous souvenir que si l’on ne nous répond pas, cela ne veut pas dire que l’on ne nous apprécie pas ou qu’on ne veut pas avoir une relation avec nous.

Une personne qui ne répond pas à WhatsApp peut être en train de dormir, de regarder la télévision, de lire un livre, de manger, de respirer ou tout simplement de vivre.

C’est peut-être que la personne n’aime pas répondre ou qu’elle ne voit pas ça nécessaire. C’est pour ça que nous ne devons pas nous angoisser ou faire cas de tout cela.

Cela ne veut pas dire que les gens nous confèrent plus ou moins d’importance. Ce que l’on doit tirer de cela, pour notre bien à tous, c’est que les gens sont libres et ont des droits.

Nous pouvons tous décider si nous voulons ou non être esclaves de la technologie.

Nous n’avons pas l’obligation d’être localisables ou disposés à entretenir une conversation à n’importe quel moment. Voilà pourquoi il est bon de garder le contrôle sur notre vie et de ne pas laisser les réseaux sociaux guider notre vie.

Si nous réfléchissons à cela et si nous établissons les limites que nous voulons garder de manière assertive, nous serons alors envahis par une merveilleuse sensation de liberté émotionnelle.

 

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.