Sexe chez les femmes : le cerveau détendu sous la ceinture

Séparer les pensées typiques du quotidien du plaisir sexuel peut être une tâche difficile, notamment pour les femmes. Découvrez l'importance de se détendre et de se déconnecter pour ressentir du plaisir.
Sexe chez les femmes : le cerveau détendu sous la ceinture
Raquel Aldana

Rédigé et vérifié par la psychologue Raquel Aldana.

Dernière mise à jour : 25 décembre, 2021

Chose curieuse, la femme n’apprécie le sexe que lorsque son cerveau atteint la déconnexion et que les constellations neurochimiques et neurologiques s’alignent vers l’orgasme, la diversion et le plaisir.

Disons que lorsqu’une femme est excitée, les impulsions cérébrales traversent les centres de plaisir et déclenchent l’orgasme tant que l’amygdale, la structure responsable de la peur et de l’anxiété cérébrales, est désactivée.

La jouissance sexuelle nécessite que, d’une certaine manière, l’amygdale se déconnecte des soucis et des décisions qui pèsent sur notre esprit et qui peuvent gâcher le moment à la dernière minute.

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Se laisser emporter par le déclenchement d’impulsions

Le fait que les femmes aient besoin de cette « étape neuronale supplémentaire » peut expliquer pourquoi il leur faut plus de temps que les hommes pour atteindre l’orgasme. Donc, sachant cela, nos partenaires sexuels doivent être patients et lents si nous voulons tous profiter pleinement du jeu.

Bien que le système soit délicat, la connexion cérébrale est aussi directe que l’action. Le clitoris est un petit organe rempli de terminaisons nerveuses directement connectées au centre du plaisir féminin.

En fait, le clitoris n’a qu’une fonction dans le sexe : donner du plaisir et faire jouir la femme. Ainsi, la simple stimulation de celui-ci déclenche l’activité électrochimique et déclenche une multitude de sensations.

Vient alors le climax, que favorise l’action de la dopamine, de l’ocytocine et des endorphines. Cependant, si la stimulation est inefficace, que le clitoris est peu sensible ou que les soucis restent présents, l’impulsion ne peut alors pas atteindre le cerveau.

Cela explique pourquoi le seuil de l’extase n’est pas possible si la femme ne se détend pas, n’est pas à son aise et choyée. Comme on dit, il faut avoir les pieds chauds pour profiter du sexe.

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L’interconnexion délicate entre le psychologique et le physique

Curieusement, l’interconnexion délicate entre le psychologique-émotionnel et le physique dans le plaisir féminin est quelque chose qui dérouta à la fois la science et les hommes.

Tout est question de mesure : le dos cambré, les pieds brûlants, le souffle irrégulier, les gémissements involontaires… Tout. Et tout fut infructueux au moment conclure.

Les progrès des neurosciences nous permirent néanmoins de vérifier ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous sommes sur le point d’avoir un orgasme. Voyons ce qui se passerait si nous soumettions une femme en pleine relation sexuelle à une IRM.

Imaginons que la femme est au lit en train de se caresser avec son partenaire. Avec des baisers, des caresses et des câlins, certaines zones du cerveau réduiraient leur niveau d’activité tandis que celles liées aux organes génitaux et à la poitrine s’éclaireraient.

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Ainsi, avant la stimulation sexuelle, des zones telles que l’amygdale et le cortex préfrontal resteront avec une couleur calme qui dénote leur faible activité. En d’autres termes, chez les femmes, les étoiles neurochimiques doivent s’aligner pour atteindre le plaisir orgasmique.

Cependant, dans l’orgasme masculin, c’est quelque chose de beaucoup plus hydraulique. En effet, c’est le sang qui doit couler vers le pénis pour faciliter l’orgasme. Les experts cherchèrent en vain un mécanisme d’égale simplicité chez les femmes.

Les découvertes scientifiques concernant la réponse sexuelle féminine sont loin derrière celles de nos homologues masculins. En conséquence il y a une méconnaissance presque totale de l’anatomie du clitoris. A ce jour, personne ne put mesurer en profondeur les changements physiques de notre petit organe excité.

Quoi qu’il en soit, ce que nous savons, c’est que le clitoris est intimement lié à notre peau, à notre cerveau et à notre vagin (anneau de feu), de sorte que l’excitation est en quelque sorte un mécanisme enchaîné.

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Les chemins de l’émotion

La division cérébrale concernant le sexe chez les femmes et les hommes se transfère de la même manière à l’émotion. La science démontra que si les femmes possèdent une autoroute à 8 voies pour traiter leurs émotions, les hommes disposent d’une route secondaire jusqu’à ce qu’ils atteignent le sexe.

Autrement dit, l’homme ressent généralement la pression de ses gonades s’il n’éjacule pas avec une certaine périodicité. La femme n’a cependant besoin de voyager que lorsqu’elle se sent à l’aise et en sécurité. Cependant, dans une large mesure, l’expérience sexuelle répond à des raisons à la fois culturelles, physiques et psychologiques chez les deux sexes. Sauf que le poids de l’un et de l’autre semble varier en fonction de la structure et du fonctionnement du cerveau.

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Il est donc courant que si une femme sente que son partenaire cessa de répondre émotionnellement, elle finit par penser que son partenaire la désapprouve, qu’elle a fait quelque chose de mal ou qu’il cessa de l’aimer.

De sorte que les rapports sexuels sont des concessions mutuelles. Une femme a besoin d’être mise en situation, qu’il y ait détente et confort. Elle a besoin que son cerveau s’éteigne et ses émotions ne l’empêchent pas de s’épanouir sexuellement.

C’est l’explication pour laquelle une femme ne peut pas être en colère pour profiter du sexe. En d’autres termes, comme le disent les sexothérapeutes, les préliminaires sont tout ce qui se passe 24 heures avant le rapport sexuel.

Bref, les femmes ont besoin de concentration, de confort et de déconnexion, de sorte que les vacances sont généralement un grand aphrodisiaque. En fin de compte, comme dirait Isabel Allende, le point G est dans la tête et celui qui regarde plus bas fait fausse route.

Sources bibliographiques consultées : “Le cerveau féminin” de Louann Brizendinne et “Physiologie du comportement” -Neil Carlson-

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