Saviez-vous que le fait de penser excessivement pouvait altérer le bonheur ?

7 mars 2019
Penser excessivement fatigue. Ce phénomène s'intensifie lorsque les pensées transpirent la négativité et la saveur du désespoir. Nous devons éviter le surpoids mental et concentrer notre attention sur le calme et l'équilibre.

Penser excessivement génère parfois un certain surpoids mental, ce qui contribue à atténuer le bonheur. Cela se produit notamment lorsque les pensées, les idées et les réflexions que nous avons sont de mauvaise qualité, nocives et toxiques. Cela entache notre estime personnelle, nos espoirs et nos projets. Pour atteindre le bien-être, nous devons absolument cultiver des esprits calmes, pacifiques et concentrés.

L’esprit est une machine infatigable. Les neuro-scientifiques affirment même que nous avons en moyenne 30 000 pensées par jour et que 80% d’entre elles n’ont aucune valeur. Ce ne sont que de simples idées répétitives et ruminantes, des souvenirs évoqués et des processus cognitifs qui ne nous apportent aucun bénéfice remarquable.

Nous savons que tout flux d’idées, de pensées, de souvenirs et de phrases peut parfois agir comme une authentique flèche empoisonnée. Ces états contribuent à intensifier le mal-être et à nous enfermer dans des espaces de grande insalubrité psychologique. Bien entendu, la clé de tout cela ne repose donc pas sur le nombre de pensées que nous avons, mais sur leur qualité.

Découvrons plus d’informations à ce sujet.

il n'est pas bon de penser excessivement

Penser excessivement épuise le cerveau

Lorsqu’un athlète se prépare à réaliser une performance, il sait que la partie de son corps qu’il doit le plus contrôler est son cerveau. Penser excessivement pourrait affecter son résultat et le pousser à commettre une erreur. La meilleure stratégie dans ces situations de stress et d’angoisse est donc de se concentrer, de se calmer et de fixer son attention sur l’objectif à atteindre.

Les pensées, tout comme la majorité de nos processus cognitifs, puisent leur origine dans notre lobe frontal. C’est dans cette aire que nous planifions, que nous comparons l’information, que nous réalisons des déductions, des réflexions et des analyses. Chacun de ces processus exige une certaine quantité d’énergie. Nous devons donc savoir reconnaître les moments opportuns pour mettre en marche cet engrenage et les moments au cours desquels il vaut mieux « nous laisser aller » et avoir simplement confiance…

Le cerveau à l’époque du multitasking (multitâche)

Une grande partie des sportifs apprend à un moment donné l’importance de l’entraînement de l’esprit. Il faut savoir dominer ses pensées et diriger son attention vers un objectif. A notre époque, atteindre ce contrôle sur les processus mentaux n’est pas réellement simple en raison de l’importance du multitâche. 

  • Des psychologues cognitifs tels que David E. Mayer, de l’université de Manchester, nous indiquent que même si notre cerveau est habile pour réaliser plusieurs choses à la fois, il a une limite. 
  • D’ailleurs, des activités quotidiennes que nous réalisons génèrent en nous un niveau élevé de stress mental. C’est le cas par exemple lorsque nous conduisons en écoutant la radio, lorsque nous pensons à ce qui nous attend au travail, lorsque nous imaginons ce que nous ferons le lendemain, lorsque nous pensons à ce que nous n’avons pas encore fait et que nous devrions déjà avoir fait…
  • Ce stress maintenu dans le temps finit par miner notre état moral. 
  • Penser excessivement jour après jour ne donne pas uniquement lieu à des états d’épuisement mental élevés. Cela produit malgré nous des cerveaux peu efficaces. 
homme en train de penser excessivement

Les cerveaux les plus efficaces et leur curieuse activité neurologique

Nous pouvons penser que les personnes les plus habiles dans la réalisation de certaines choses présentent un cerveau plus actif. En réalité, il ne s’agit pas d’avoir « un esprit plus actif », mais une approche mentale « plus efficace ». 

  • Il ne s’agit donc pas de « penser plus » mais de « penser mieux ». En fait, il faut générer des pensées plus productives, plus directes et utiles.
  • Il est donc nécessaire de mentionner un aspect intéressant. A moyen terme, les personnes dotées d’un quotient intellectuel plus élevé ne produisent pas particulièrement de pensées plus « efficaces ». 
  • Elles appliquent généralement ce qui est connu sous le nom de raisonnement arborescent. Une idée les mène vers une autre idée, un doute les pousse à générer diverses hypothèses et à partir de celles-ci, elles proposent de nouvelles reformulations…

Ces personnes mettent généralement plus de temps à émettre des réponses. Cette tendance à penser excessivement provoque souvent en elles de l’anxiété et un certain mal-être.

Penser moins et mieux pour être heureux

Bien penser est synonyme d’une meilleure vie. Cependant, comment pouvons-nous entraîner notre approche et notre esprit habitué à nous alimenter de peurs et de malaises infatigables ? Albert Ellis, père de la thérapie rationnelle émotive nous rappelait dans ces travaux que ce qui nous affecte le plus n’est pas ce qui nous arrive mais la manière que nous avons d’interpréter les choses.

La clé repose donc dans le fait de mieux prendre soin de nous, de valoriser les choses autrement, de permettre à l’esprit de freiner un peu le rythme et de se reposer de temps en temps. Découvrons certaines stratégies à disposition. 

4 étapes pour cesser de penser excessivement

  • La psychologie cognitive nous rappelle que nous pouvons modifier notre état moral en changeant notre dialogue interne. Un moyen de réduire l’excès de pensées revient à mieux prendre soin de nous. Nous devons donc réduire la négativité, le poids de la peur, le niveau d’angoisse.
  • Un autre pas qui peut nous être d’une grande aide est associé à la gestion émotionnelle. Pour y parvenir, il faut nous convaincre que nous sommes en sécurité, que nous allons bien, qu’aucune menace imminente ne peut nous atteindre. Il faut donc travailler sur le calme intérieur.
  • Des pratiques telles que le mindfulness peuvent nous permettre de réduire l’impact de cet esprit hyperactif. De plus, cela nous aidera à focaliser notre attention sur le moment présent, ici et maintenant, quelque chose d’essentiel pour réduire le poids des préoccupations.
  • Il y a un temps pour penser et un temps pour se laisser aller. Il existe des moments au cours desquels la réflexion, l’analyse, la recherche d’options et la déduction sont nécessaires. Tous ces processus nous permettent de prendre de meilleures décisions. Cependant, le fait de leur accorder trop d’importance peut être contreproductif. Rappelez-vous qu’il y a un temps pour tout : un temps pour penser, et un temps pour se laisser aller…

Il est temps d’apprendre

Pour conclure, une bonne manière de gagner en bien-être et en bonheur est de contrôler nos pensées et leur qualité. Y parvenir n’est pas chose facile lorsque nous sommes sommes soumis à des schémas mentaux rigides tels que « je dois », « je devrais », « il serait mieux de »… Nous laisser aller, apprécier le moment, laisser de côté les préoccupations et soulager les peurs est un art auquel il faut s’initier quotidiennement.