Règle de santé émotionnelle : il y a des personnes qui vous méritent et d’autres qui ne vous méritent pas

· 31 août 2016

Il y a une règle basique pour conserver notre santé émotionnelle, qui consiste à distinguer celles et ceux qui nous méritent et celles et ceux qui ne nous méritent pas.

C’est pourquoi nous devons nous rapprocher de quelques principes basiques de différenciation qui consistent fondamentalement à séparer le bon du mauvais afin de valoriser le ton gris de nos relations.

Nous ne méritons pas quelqu’un.e qui nous cherche seulement quand il/elle a besoin de nous.

L’égoïsme est malsain, et c’est la raison pour laquelle il est préférable de le maintenir éloigné de notre vie.

Ne nous méritent pas non plus l’indifférence, le manque d’attention et la maltraitance. Ce sont des maximes ou des principes qui doivent être inébranlables.

Cela ne veut pas dire que les choses qui ne nous méritent pas font des autres de mauvaises personnes, mais que notre relation peut ne pas être saine et alimenter un lien négatif empli de douleur qui ouvre des blessures dangereuses pour notre santé émotionnelle.

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Nous sommes ce que nous disons

Pour réussir à faire la différence entre ce qui nous fait du bien et ce qui ne nous en fait pas, nous devons bien avoir conscience des messages émotionnels qui résultent sains pour nous.

Autrement dit, nous devons analyser notre dialogue interne. Or, qu’est-ce que le dialogue interne ?

Le dialogue interne, c’est notre façon de communiquer avec nous-même, et il résulte déterminant pour la gestion de notre concept de nous-même et de notre estime de nous-même.

Pour autant, il doit être positif et nous apporter confiance, assurance, vitalité et protection.

Ainsi, si généralement notre concept de nous-même repose sur des phrases telles que celles qui suivent, il est difficile de favoriser les bonnes attitudes et les bonnes relations dans note vie :

  • Je suis méchant.e, je mérite qu’on m’abandonne.
  • Je ne suis pas digne d’amour.
  • Personne ne peut arriver à m’apprécier ou à m’aimer.
  • Je ne compte pour personne.
  • Je fais trop de mal.
  • Je mérite les critiques.
  • Je suis faible.
  • Je suis moche.
  • Etc.

Nous connaissons l’effet qu’ont les mots des autres sur nous quand ils nous font nous sentir bien, qu’ils nous blessent ou qu’ils ne nous parlent plus sur le bon ton.

Cependant, généralement, nous n’envisageons pas habilement l’influence que peut avoir notre façon de parler aux autres au moment de tisser des liens avec eux.

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Si le dialogue interne négatif précédemment décrit vous est familier, alors vous devez prendre les choses en main et commencer à vous donner des indications positives et émotionnellement intelligentes, pouvant varier selon les besoins.

Ainsi, par exemple, une personne qui croit « qu’elle ne vaut rien » doit se dire à elle-même « j’ai de la valeur, car… ».

Notre cerveau reçoit nos ordres, et en fonction du type de pensées auquel nous sommes habitué, se met en marche une machine neurochimique ou une autre.

Autrement dit, par exemple, les pensées que notre cerveau crée bloquent la sécrétion de sérotonine ou la stimulent.

C’est plus compliqué que ça, bien sûr, mais cette simple règle nous aidera à comprendre que les personnes ayant un langage pessimiste, incertain et dépendant seront bien plus vulnérables dans leurs relations, et il est par conséquent probable qu’elles rencontrent les mauvaises personnes aux mauvais moments, ce qui finira par avoir un impact négatif sur leur santé émotionnelle.

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C’est pourquoi il est si important que l’on contrôle ce que les autres nous disent, mais aussi ce que l’on dit aux autres.

Ainsi, on sera plus à même de discerner avec clarté ce qui est bon ou mauvais pour nous, mais aussi de dire avec davantage d’assurance qu’on ne veut pas dans notre vie de ces personnes qui ne nous méritent pas car elles ne nous font aucun bien.

 


« Ne vous mérite pas celui ou celle qui, du fait son indifférence, vous fait vous sentir invisible et absent. Vous mérite celui ou celle qui, du fait de son attention, vous fait vous sentir important et présent.

Ne vous mérite pas celui ou celle qui vous illusionne avec ce qu’il/elle dit pour ensuite vous désillusionner avec ce qu’il/elle fait. En revanche, vous mérite celui ou celle qui en dit moins, mais en fait plus.

Ne vous mérite pas celui ou celle qui ne vous cherche que lorsqu’il/elle a besoin de vous, mais celui ou celle qui est toujours à vos côtés quand il/elle sait ce que vous en avez besoin. Ne vous mérite pas celui ou celle qui vous fait vous sentir triste et pleurer, mais celui ou celle qui vous enchante et vous fait sourire ».


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Je m’aime moi-même car…

Vient maintenant la tâche suivante, qui consiste à compléter la phrase « Je m’aime moi-même car… » autant de fois qu’il le faudra et de façon totalement sincère et spontanée.

Tout compte, on ne doit pas mettre de barrières, de quelque type que ce soit.

Si nos relations nous obligent à hypothéquer notre dialogue interne positif, quelque chose va vraiment mal.

Souvent, la solution pour rétablir l’équilibre de nos conversations intérieures doit passer par le fait de parler avec ces personnes qui « nous affectent » et d’envisager l’inégalité que maintient la relation et le concept de soi qui fomente cette circonstance.

On doit, en partant de cette base, essayer de trouver ainsi un équilibre sain qui fomente notre santé émotionnelle.

Si cet accord sain n’arrive pas, on doit toujours choisir d’être notre propre priorité, de prendre soin de nous et de commencer à écrire intérieurement un scénario où nous sommes le grand protagoniste.