Quand l’envie devient quelque chose de sérieux et de pathologique

21 octobre 2017 dans Psychologie 2 Partagés
amis fâchés

L’envie grignote toute personne et détruit tout terrain fertile. Elle tue ce qui est vivant et court tel un tsunami. Elle détruit tout. L’envie est destructrice, autant pour soi que pour les autres. Un sentiment qui rend l’existence amère, surtout à sa plus grande intensité.

Peut-être qu’à un moment de notre vie, nous avons ressenti de l’envie envers une personne. Que ce soit pour ses qualités physiques, ses réalisations ou sa chance. Personne n’est totalement étranger à ce sentiment.

Maintenant, il existe une sorte d’envie considérée comme saine qui ne produit pas ce goût amer. Sa présence est comme une petite tape dans le dos qui, lorsque nous le ressentons, nous indique ce qui nous manque ou que nous aimerions changer et qui nous laisse un goût de tristesse et de nostalgie. L’envie saine n’est pas aussi amère ou destructrice que la pathologique.

« L’envie est une déclaration d’infériorité. »

-Napoléon-

Écouter l’envie pour qu’elle nous aide

L’envie, qu’elle soit saine ou pathologique, nous parle de quelque chose qui nous manque ou du moins que nous considérons ne pas avoir. Elle nous indique peut-être la présence d’un sentiment d’infériorité qui nous empêche d’entretenir des relations saines avec les autres ou peut-être nous rappelle ce rêve resté piégé dans l’antichambre de notre vie. Quoi qu’il en soit, elle a toujours quelque chose à nous dire, c’est pourquoi il est si important de l’écouter.

femme se regardant dans le miroir

Nous n’obtiendrons rien en l’occultant ou en la niant. L’envie est là et veut nous avertir de quelque chose. Sinon, nous ne la sentirions pas comme cette épine coincée dans notre poitrine connaissant le bonheur et le bonheur des autres. Cela ne nous ferait rien.

Ainsi, lorsque nous ressentons de l’envie, il semble que quelque chose  nous soit retiré. C’est pourquoi il est important de l’écouter, de traduire ce qu’elle veut nous dire, de l’accepter et de passer à l’acte. Oui, la balle est entre nos mains, pas entre des mains étrangères. La dernière personne qui peut décider quoi faire avec ce rêve inachevé, c’est nous. Ne l’oublions pas.

L’envie pathologique nous détruit

Il est vrai que nous n’avons pas toujours les moyens de réaliser nos rêves. Mais peut-être pouvons-nous les adapter à nos possibilités et travailler constamment pour les réaliser. C’est pourquoi il est parfois normal de ressentir ce petit pincement lorsqu’on voit que quelqu’un a réussi ce que nous n’avons pas encore obtenu. Ce qui nous donne le vertige de vouloir réaliser.

Le problème se pose lorsque cette envie devient le noyau central de nos interactions avec les autres. Quand elle domine nos relations et que nous commençons à nous comparer constamment à l’autre. De cette façon, tout ce que nous pouvons faire, c’est décentraliser notre propre existence, en orientant notre regard critique vers l’extérieur. Un regard centré sur la recherche de l’échec, de la faiblesse ou de la faiblesse de l’autre. Une attitude punitive qui ne pardonne pas le bonheur des autres.

femme enviant une autre

Ainsi, l’autre finit par devenir quelqu’un à haïr. Selon notre malheur, notre bonheur et notre bonheur, notre misère. Un labyrinthe de malaise qui tourne autour du sentiment de l’envie et a le pouvoir de nous aveugler quand il s’agit de trouver une solution à ce qui s’est passé.

Transformer l’énergie négative en positif

Face au piège de l’envie et à l’effet de négativité qu’elle génère, il devient vital de transformer cette énergie (dirigée à critiquer et à chercher d’autres «échecs») en énergie positive pour trouver ce qui nous rend vraiment heureux-ses. Ainsi, tous les efforts visant à retracer l’extérieur doivent être orientés vers notre intérieur.

Il n’y a que nous pour être notre seule mesure. Il est important de supposer que la comparaison est vraiment inutile. Chaque être humain est unique et a ses propres forces et faiblesses. Pourquoi nous comparer aux autres ? Nous ne sommes pas la même personne, nous n’avons pas vécu la même chose, nous ne voyons pas le monde de la même manière…

femme main sur visage epuisée

Chaque personne est construite d’une manière différente. Il y aura des gens qui sont «meilleurs ou pires» que nous dans une discipline particulière et vice versa. C’est quelque chose que nous devons assumer si nous ne voulons pas entrer dans le jeu mortel des comparaisons.

L’un-e peut être une calamité en mathématiques, matière qui pour un-e autre peut paraître extrêmement simple. Mais ce-tte dernier-ère n’est peut-être pas aussi créatif-ve que le/la premier-ère, qui est une explosion d’art et de créativité. Chaque personne brille avec sa propre lumière.

Comme nous le voyons, vivre seulement dans notre propre réalité peut se concentrer sur ce que nous voulons être et comment nous voulons le faire. Ainsi, le meilleur allié pour avancer n’est pas le sentiment d’envie mais l’acceptation. Ce soutien est capable de nous propulser où nous voulons et parfois, facilite tellement le chemin !

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