Psychopharmacologie : caractéristiques et parcours historique

23 juin 2018 dans Psychopharmacologie 0 Partagés
psychopharmacologie

Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que les scientifiques français et allemands commencent à enquêter sur le comportement des êtres humains en termes d’adaptation. Est alors apparu un nouveau paradigme considérant les problèmes en tant que « troubles », donnant par la même le feu vert aux différentes tentatives de contrôler leurs symptômes par la psychopharmacologie.

De nombreux psychiatres commencèrent à se sentir soulagés et enchantés d’être de « vrais scientifiques ». De laisser de côté des théories comme celles de Freud et de Jung. Des témoignages tels que ceux de Bessel Van Der Kolk nous permettent d’en apprendre davantage sur la véritable histoire de la psychopharmacologie et sur certaines causes expliquant son influence actuelle.

Les débuts de la psychopharmacologie

Un groupe de scientifiques français découvrit la chlorpromazine (vendue sous le nom de Thorazine) au début des années 1950. Cette dernière aidait à tranquilliser les patients et à réduire l’agitation et les délires. Auparavant, le traitement principal de la maladie mentale au Massachusetts Mental Health Centre (MMHC) était la thérapie conversationnelle (dérivée de la psychanalyse de Freud).

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Bessel Van Der Kolk fut témoin des débuts de la psychopharmacologie à la fin des années 60. En d’autres termes, de la transition de l’approche médicale en relation avec la souffrance psychique. Il travailla comme assistant de recherche au MMHC dans le but de déterminer la meilleure façon de traiter les jeunes ayant subi leur première poussée psychotique.

Bessel se consacrait à maintenir les jeunes impliqués dans des activités populaires pour leur tranche d’âge. Il passait beaucoup de temps avec eux, observant des détails que les médecins n’avaient jamais vus au cours de leurs brèves visites. Lors de nuits blanches, notamment, les patients racontaient des histoires de leur vie, comment ils avaient été battus, agressés, maltraités

Le pouvoir de l’écoute active face aux traitements psychopharmacologiques

Les assistants du MMHC présentaient leurs cas à leurs supérieurs pendant les rondes médicales du matin. Ils ne racontaient néanmoins que rarement les histoires que les patients avaient divulgué au sujet de leur vie. De nombreuses études ultérieures confirmèrent cependant la pertinence de ces confessions.

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