Pourquoi devenons-nous conformistes ?

13 janvier 2017 dans Curiosités 0 Partagés

Il n’est pas rare que nous regardions en arrière et que nous nous rendions compte qu’à une époque, nous n’étions pas conformistes. Nous rêvions d’arriver loin, nous voulions rendre notre vie mémorable. Mais quelque chose s’est passé et, à un moment donné, nous avons changé de direction.

Nous devenons conformistes pour diverses raisons : à cause d’une dépendance à d’autres personnes, d’une faible estime de soi, par manque de motivation, par peur de quelque chose… L’un ou plusieurs de ces facteurs limitent notre développement et notre croissance personnelle et nous empêchent de dépasser le seuil du « strict nécessaire ».

Chacun de nous, en effet, peut gérer sa vie de la manière dont il le souhaite, et on pourrait dire que c’est la base de toute chose. Certain-e-s feront peu de choses, d’autres en feront beaucoup, et certain-e-s autres feront à peine ce qui est nécessaire pour traverser la vie en cachette, sans trop s’impliquer dans un quelconque projet d’envergure.


« Cas après cas, nous voyons que le conformisme est le chemin facile… »

–Noam Chomsky–


L’ « extra » ou la valeur ajoutée dans un aspect de la vie (c’est-à-dire, le fait d’en faire plus pour d’être meilleur-e) est ce qui fait toute la différence. Parce que cette valeur ajoutée ou ce plus, hormis le fait d’être une manière de qualifier l’entourage, de laisser sa propre empreinte sur l’existence, est aussi ce qui définit le destin de chaque personne : ses objectifs et ses limites.

Conformistes pour faire le strict nécessaire

Être conformistes est étroitement lié au niveau d’intérêt et d’exigence que nous avons à propos de nous-mêmes. Seul-e-s celleux qui se battent pour atteindre les plus grands objectifs réussissent à construire une vie qui fleurit à chaque pas. En revanche, faire le strict nécessaire signifie renoncer aux meilleures choses de l’existence.

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Très souvent, nous ne nous accordons pas la possibilité, ou le plaisir, d’essayer des choses pour répondre à une question simple et énigmatique : jusqu’où pourrions-nous arriver ? Ce qui se trouve au fond de cette attitude est, surtout, un manque de confiance et une peur à faire la différence. Quelque chose qui se traduit par du relâchement et un manque d’intérêt, configurant ainsi la base sur laquelle se construit une vie « sans sel ni sucre ».

Bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’en faire plus que ce qu’on doit, juste comme cela. Parfois, en essayant d’en faire davantage, on en fait moins. Comme dit le vieil adage populaire : « Qui trop embrasse, mal étreint ». Il s’agit de mettre une touche d’excellence à tout ce que nous faisons quotidiennement, aussi petit soit-il. De donner de la valeur à nos actions car à travers de chacune d’elles, nous laissons une trace de notre passage dans le monde.

Laisser que d’autres agissent…

Il y a des personnes qui se refusent à grandirElles savent que continuer à agir comme des enfants est quelque chose qui implique de grandes limitations, mais aussi beaucoup de bénéfices. L’un d’entre eux étant de ne jamais avoir à se confronter à l’angoisse de prendre des décisions, de résoudre des problèmes ou de prendre la responsabilité de certaines erreurs.

Peu importe qu’une personne soit d’un âge avancé : parfois, elle continue à se comporter comme un enfant. L’un des aspects par lesquels se reflète le plus cette attitude est dans le « laisser que les autres agissent ». Dans chaque situation gênante ou compromettante, ces personnes laisseront d’autres gens mener la danse. Elles ne veulent pas avoir à porter de fardeau : les autres sont là pour ça.

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De toute évidence, vivre en fonction de ce que font les autres nous rend conformistes et peut en arriver à annuler nos capacités et notre potentiel. Ceux-ci émergent uniquement lorsque la vie nous place face à des circonstances exigeantes.

Le plus curieux est que plus les responsabilités et les risques de la vie sont déléguées chez les autres, plus la confiance en nous diminue face à ce que nous sommes capables de faire. C’est ainsi que se configure un cercle vicieux. Malheureusement, dans ce « laisser les autres faire », nous pouvons aussi abandonner les émotions et les expériences les plus intenses et constructives de la vie.

La faible estime de soi et le manque de motivation

Quand on a un faible niveau d’estime de soi ou un faible niveau de motivation, on tend à tomber dans le conformisme. D’un côté, parce nous ne nous croyons pas capables de réaliser une tâche donnée et, d’un autre côté, parce que nous n’avons pas cette impulsion ou cette énergie nécessaire, voire même indispensable, pour mettre en marche ou continuer un quelconque projet.

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Un exemple frappant est celui des enfants. Beaucoup de personnes, en acquérant la responsabilité d’avoir des enfants à leur charge, acquièrent également une motivation qui les pousse à créer et à construire. C’est à ce moment, précisément, qu’elles cessent d’être conformistes, du moins dans cet aspect. Parfois aussi, une situation limite se transforme en motivation : vous savez que si vous ne faites rien, vous coulerez. Les grandes carrefours n’apportent pas toujours de conséquences négatives.

C’est pour cela que l’estime de soi et la motivation avancent main dans la main et peuvent être déterminantes dans le niveau de conformisme de chaque personne. Quelqu’un qui ne croit pas en lui-même ou qui n’a pas cette motivation additionnelle pour agir et créer va certainement manquer de courage pour atteindre des objectifs qui dépassent le cadre du strict nécessaire.

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