Ne tenez pas les autres pour responsables de ce que vous ressentez

8 février 2016 dans Psychologie 2 Partagés

Le langage quotidien montre que nous sommes remplis de formules pour rejeter la faute sur les autres pour ce que nous ressentons ou ce que nous faisons.

“Tu me rends fou !” est une des phrases fréquentes ou encore “Cette personne me transmet des mauvaises énergies.” Ces deux phrases sont très communes et renferment de grands sophismes.

Comment les autres pourraient-ils bien être responsables de votre colère ? Seriez-vous alors soit sa marionnette, soit son esclave, soit son instrument ? Comment est-il possible que votre monde émotionnel soit annulé face aux possibles influences d’une autre personne ?

L’une des caractéristiques qui définit une personne adulte est précisément celle d’être capable de prendre la responsabilité de ses émotions et de ses actes.

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Les autres : un prétexte

Aussi limitées que soient les circonstances, vous disposez toujours d’une marge de liberté pour agir.

Même si l’on vous met un pistolet sur la tempe et qu’on vous oblige à faire quelque chose, vous avez encore la possibilité de choisir de céder ou non.

Sans pousser les choses dans ces extrêmes, la vie quotidienne nous permet de choisir entre différentes possibilités. Et, bien évidemment, dans nos relations avec les autres, nous avons également le choix d’agir de différentes manières.

Comme le dit cet adage populaire : “Il faut être deux pour se quereller.” Et c’est totalement vrai. Face à une agression, vous pouvez choisir entre l’ignorer, entrer dans le conflit ou la comprendre.

C’est la même chose pour la tristesse, la peur et toutes les émotions : elles ne dépendent pas des autres, mais de vous.

C’est un mensonge de croire que si les autres font ou arrêtent de faire quelque chose, cela nous aidera à trouver l’équilibre.

La raison pour laquelle nous agissons ainsi, est que parfois nous ne voulons pas assumer la responsabilité de ce que nous ressentons.

C’est donc à ce moment-là que les autres deviennent un prétexte pour justifier notre manque de self-control ou notre incapacité à assumer ce que nous sommes.

C’est de là que nous construisons des explications erronées sur ce qui nous arrive. “Si elle n’était pas aussi passive, je réussirais plus. S’il était plus affectueux, je me sentirais moins triste”.

Ces plaintes signifient que le contrôle et la maîtrise de ce que je ressens est entre les mains des autres.

Nous ne sommes pas non plus une île

L’influence des autres sur nos émotions se réduit à une contribution. Ils facilitent ou inhibent certains sentiments, mais ils ne les déterminent en aucun cas.

Le plus logique serait de dire que si vous vous sentez plus irritable en présence d’une personne en particulier, ou plus triste quand vous discutez avec elle, vous devez vous éloigner de cette personne. Cependant, ce n’est pas si simple.

Les êtres humains sont pleins d’ambivalences. Ainsi, lorsque vous vous sentez plus enclin à vous énerver en présence de quelqu’un, cette même personne donne un dynamisme particulier à votre vie, ou vous lance des défis attrayants.

Nous ne sommes pas non plus dans un monde divisé entre “bons” et “mauvais”, ou “sains” et “malades.” Nous avons tous un peu de tout.

Nous passons aussi par des moments où nous aimons tourmenter une autre personne, ou bien où nous devenons insupportables à force de nous plaindre de notre tristesse.

Il n’existe pas de monde idéal où vous vous montrez imperturbable comme le Dalaï Lama ,et où vous parvenez à être entouré seulement de personnes qui gardent un équilibre à chaque épreuve.

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Ce que vous pouvez faire, c’est travailler pour éliminer ce dispositif mental qui vous mène au mensonge : penser que vos sentiments dépendent des autres, qu’il n’est pas de votre responsabilité de travailler sur vos émotions négatives, mais que ce sont les autres qui doivent le faire.

Si vous parvenez à sortir de cette logique, vous vous rendrez compte que tout devient plus simple et que très vite, les situations évoluent.

Vous vous connaîtrez mieux et vous découvrirez peut-être que jusqu’à aujourd’hui, vous vous étiez fait du soucis pour des situations qui n’en valaient pas la peine.

Ainsi donc, vous serez mieux préparé à hiérarchiser les conflits. Vous augmenterez votre habilité à donner de l’importance aux problèmes qui en ont vraiment et vous mettrez de côté ces prétextes qui ne vous font pas avancer.

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