Je ne sais pas comment je vais faire, mais j’y arriverai

28 juillet 2017 dans Psychologie 1624 Partagés

Je ne sais pas ce que je vais faire pour sortir de cette mauvaise passe. Parfois, la vie embrume la croisée des chemins et me fait penser ou sentir que le monde peut disparaître en un clin d’œil. Je sais cependant que cette sensation est le fruit d’un aveuglement provoqué par toutes ces émotions et pensées négatives qui m’abordent. Au fond de moi, je suis convaincu-e que je réussirai à sortir de ce piège. Parce que je me suis déjà senti-e comme cela, parce que j’ai déjà réussi à surmonter de tels obstacles.

Il y a beaucoup de situations qui, désormais, avec du recul, me donnent la sensation de m’être trop surpassé-e, compte tenu du danger qu’elles supposaient réellement. Lors de ces moments difficiles, le plus grand drame de la vie était celui que je recréais dans mon esprit. Il existe malgré tout beaucoup de croyances et de points de vue que je dois étudier plus profondément ; je finirai, grâce à eux, à trouver la paix.


J’y arriverai, du moment que je lutte, que j’affronte mes peurs et que je mets de côté l’idée selon laquelle elles représentent une bonne raison d’abandonner.


Les fins sont toujours de nouveaux départs

Les fins effraient. Cette tristesse qui nous envahit quand notre série préférée ou notre livre favori s’achève, cette peur qui nous assaille face à la possibilité de mettre fin à une relation et de détruire pour toujours l’idée que nous nous faisions de l’amour, provoquent en nous une sensation que nous essayons d’éviter à tout prix.

Cependant, cela nous empêche de prendre des décisions qui nous seraient bénéfiques. Par exemple, il n’y a rien de négatif à mettre fin à une relation où, en réalité, nous ne nous sentons uni-e-s que par les souvenirs ; une relation qui, dans le présent, peut même nous faire beaucoup de mal. Malgré tout, nous pensons le contraire et nous restons immobiles, enveloppé-e-s d’une fausse sensation de fidélité envers l’autre pendant que nous nous trahissons nous-mêmes.

Parfois, rompre ou laisser quelque chose derrière nous n’est pas une décision que nous pouvons prendre nous-mêmes. Certaines circonstances peuvent nous obliger à refermer un cycle, sans même nous laisser l’option de retarder ce moment. Cela suppose de recevoir un coup très violent : nous n’y sommes pas préparé-e-s et ce n’est pas quelque chose que nous désirons.

Nous considérons tout ce qui est durable, éternel et sûr comme positif. Le contraire est automatiquement vu d’un mauvais œil. C’est ce qu’on nous a appris depuis notre enfance et c’est ce qui a provoqué en nous cette tendance à nous attacher à différents objets, différentes situations et différentes personnes. C’est aussi pour cela que nous avons autant de mal à nous défaire des choses, à les laisser couler et à prendre des décisions qui impliquent de mettre un point final à quelque chose.


Je réussirai à fermer cette porte qui me permettra de connaître de nouvelles et de meilleures opportunités, je réussirai à voir les échecs comme des réussites personnelles.


Les fins referment des cycles, c’est vrai. Des étapes qui arrivent à leur terme et qui ne permettent pas le moindre retour en arrière. On ne pourra pas rembobiner le film, le passé ne pourra jamais redevenir présent. Cependant, nous ne sommes pas conscient-e-s du fait que toute fin implique aussi un début : notre peur nous rend aveugles et nous fait totalement ignorer cette réalité. Si une chose se termine, alors il s’agit d’une excellente opportunité pour parcourir de nouveaux sentiers avec la force que cette dernière expérience nous a permis d’avoir.

Quand la vie devient difficile, nous pouvons nous écrouler mais pas nous rendre

Mettons de côté ces croyances selon lesquelles toute fin est la matérialisation d’un échec. Cela ne nous apporte rien d’autre que de la frustration et une grande angoisse qui nous paralyse et nous empêche d’aller de l’avant. Penser cela fait s’affaiblir notre estime de nous-même car nous pensons qu’il existe en nous une sorte de magie noire suffisamment forte pour en finir avec tout projet qui en vaut la peine.

Nous sommes plus résistant-e-s que ce que nous pouvons croire, nous avons la capacité de prendre de l’élan pour mieux sortir d’une situation donnée. Dans le passé, nous avons très souvent eu l’impression que tout allait se terminer pour nous : or, quand nous nous y attendions le moins, de nouvelles opportunités sont apparues.

Mettre un terme à une situation qui nous rendait heureux-ses ou qui nous a apporté tellement de bons moments fait du mal. Nous nous « habituons » à la sécurité que nous fournit la routine. À ce qui ne sort pas du quotidien et nous fait nous sentir à l’aise, convaincu-e-s que tout ira bien.

Nous sommes habitué-e-s à notre zone de confort : chaleureuse, placide, réconfortante. Nous nous y sentons très bien, mais il arrive un moment où y rester trop longtemps signifie que nous sommes en train de stagner. Par ailleurs, même si nous voulons rester en sécurité, les adversités, les problèmes et les difficultés nous attendront toujours pour nous mettre à l’épreuve.


La zone de confort me protège mais uniquement de l’extérieur, pas de moi-même.


Alors, une fois que j’arriverai à ce point, je suis sûr-e que je réussirai à voir les circonstances les plus désagréables comme une opportunité et non comme une infortune. Si j’esquive plusieurs situations au cours desquelles je devais prendre des décisions, je finirai tôt ou tard par me retrouver dans une impasse qui, de toute façon, mettra ma détermination à l’épreuve.

Images de Zandraart

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