Mieux vaut être seul que mal accompagné

27 janvier 2016 dans Psychologie 24 Partagés
En réalité, personne ne sait s’il est bien ou mal accompagné. L’amour se propage avec sa certitude aveugle, jusqu’à ce que la souffrance revienne soudain chez ce compagnon quotidien auquel nous ne devrions jamais nous habituer…
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On peut écrire beaucoup de choses sur l’amour. Nous connaissons tous ces fameux manuels, et nous avons lu plus d’un livre de développement personnel, tous signés par d’éminents spécialistes, de grands gourous qui semblent détenir les meilleurs conseils face à n’importe quel problème émotionnel.

Mais alors, pourquoi continuons-nous à nous tromper dans beaucoup de nos relations ?

En réalité, personne n’est immunisé contre la souffrance. Même le cerveau, avec toutes ses connaissances, ses analyses et ses expériences, ne tient pas les rênes du cœur.

On nous répète souvent que « si l’on se donne entièrement à une personne, alors on ne pourra aimer que partiellement. » Cependant… Comment peut-on se donner à une personne si ce n’est avec tout notre être, avec plénitude, immensité et singularité ?
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L’amour véritable ne se donne pas à moitié, en se disant « ce qui est à toi est à toi, ce qui est à moi est à moi. »

Il s’offre entièrement, parce que nous aimons de façon entière, avec sincérité… Et c’est peut-être là qu’apparaît le danger.

Dans cette vie, rien n’est certain. Nous vivons dans un monde qui ne cesse d’avancer et de changer. Les personnes, comme les sentiments, sont aussi changeants.

Personne ne peut toujours être sûr en amour. Cependant, il y a quelque chose qui doit être clair pour chacun de nous…

Il ne faut pas avoir peur de la solitude, et il ne faut pas la voir comme une mauvaise option.

C’est parfois la meilleure façon d’être en harmonie avec soi-même, et c’est le catharsis de ces mauvaises relations desquelles nous devons savoir nous libérer, car il est parfois préférable d’être seul que mal accompagné…

Ces mauvaises relations, ces amours illogiques qui nous emprisonnent

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Il existe des amours sages, des amours entiers qui nous enrichissent et qui rendent notre vie plus complète et édifiante.

Ce sont ces relations où les deux membres respectent leurs espaces respectifs, et où le développement personnel est possible en même temps que la relation de couple.

Plus d’une personne se demandera  « mais ce type de relation existe-t-il vraiment ? » Bien entendu.

Il se peut que cette recherche vous prenne la moitié de votre vie ou que la personne qu’il vous faut soit juste à côté de vous et que vous ne la voyiez pas.

Cependant, nous passons tous par ce moment où il faut savoir voir avec le cœur ouvert et l’esprit éveillé.

Ensuite, pourquoi ne pas le dire, il y a aussi ces personnes qui, tout au long de leur vie, ont enchaîné les échecs. C’est comme si, au lieu d’écarter les pierres sur leur passage, elles les avaient accumulées dans leurs bagages, jusqu’à ne plus pouvoir avancer ni évoluer…
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Qu’est-ce qui fait que parfois, nous ayons besoin de vivre ces amours si nocifs et illogiques ?

En vérité, il y a de nombreuses explications à cette question et même si on les connaît toutes, cela ne nous empêche pas de tomber dans le piège plusieurs fois.

Car c’est comme ça, l’amour nous aveugle et nous emporte parfois, peu importe ce que dit notre entourage.

Nous nous créons notre propre réalité et nous nous laissons emporter, jusqu’au moment où effectivement, nous ouvrons les yeux…

Voyons maintenant pour quelles raisons nous tombons dans des relations aussi nocives.

Le besoin d’être reconnu

Soudain débarque cette personne qui comprend ce que l’on dit, qui est gentille et qui s’intéresse à ce que nous faisons et et à ce que nous disons.

Du matin au soir, nous sommes le centre du monde d’une autre personne et grâce à cela, on se sent bien.

Ce sont généralement les personnes avec peu d’estime de soi qui se laissent emporter par ce type de relations parfois destructrices.

Nous avons tous des carences, et le simple fait d’avoir quelqu’un qui comble nos vides et qui soulage nos peurs, est réconfortant. Toutefois, la plupart du temps, ce n’est qu’une illusion.

Sur le long terme, ces amours destructeurs créent encore plus d’espaces, de vides et de blessures.

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La peur de la solitude

Cela va peut-être vous surprendre, mais l’énoncé de ce paragraphe ne s’applique pas pour un grand nombre de personnes.

Il y a certaines personnes qui ne « conçoivent » pas le fait d’être seules. La solitude est un échec vital et une honte au regard de la société.

Pour cela, ces personnes-là supporteront et encaisseront ce qu’il faudra. Bien que les relations soient destructrices et qu’elles fragilisent leurs droits en tant que personne, elles représentent également une « zone de confort » beaucoup plus gérable que ce qu’il y a derrière cette ligne de « sécurité » (ou destruction).

Ces vieux stéréotypes…

Cet aspect va peut-être en surprendre plus d’un, mais de nos jours, certains assument ces idées discutables selon lesquelles « en amour, si on ne souffre pas, c’est qu’on ne s’aime pas vraiment », « l’amour, c’est dire oui pour rendre l’autre heureux », « dans cette vie, le plus fort, c’est celui qui supporte le plus, qui souffre le plus… »

Il faudrait chasser la plupart de ces idées, qui sont de véritables clichés de l’amour romantique, dans lesquels on retrouve implicitement ces idées de soumission et de domination, où celui qui aime le plus est celui qui se montre le plus jaloux…

Il faut être prudent avec ces concepts qui restent très présents dans notre société.

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On dit souvent que l’on connaît toujours un amour fort dans notre vie, qui nous détruit et fait que par la suite, nous aimons avec un cœur en mille morceaux. Inutile d’être aussi dramatique, recollez vos morceaux, un par un sans en perdre aucun, pour aimer à nouveau avec optimisme en commençant par vous-même.
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