Le merveilleux cerveau des femmes après 40 ans

17 janvier 2016 dans Curiosités 1601 Partagés

Le cerveau d’une femme après 40 ans est fabuleux. Chaque année de sa vie agit comme un fertilisant des connexions neuronales, ce qui suppose aussi de nouvelles pensées, de nouvelles émotions et de nouveaux intérêts.

Etant donné que dans son cerveau se succèdent différents changements pendant toute sa vie, la réalité d’une femme n’est pas aussi stable que celle d’un homme.

Dans ce sens, on dit que la réalité neurologique d’un homme est comme une montagne qui consomme de manière imperceptible les glaciers, le temps et les profonds mouvements tectoniques de la terre. Au contraire, la réalité d’une femme est plutôt comme un climat changeant constamment et difficile à percevoir.

Ainsi, si le cerveau des femmes est capable de changer d’une semaine à l’autre, nous imaginons ce que peut être une vie de changements hormonaux massifs.

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La magie d’être femme après 40 ans

Normalement, la décennie des 40 ans commence à être une étape dans laquelle on se trouve entre deux générations, et qui met en évidence le côté éphémère de la vie. Ainsi, on commence à se poser des questions sur les impératifs qui nous ont porté là où nous sommes aujourd’hui.

On essaie alors de concilier les responsabilités en assumant certains risques qui nous permettent de découvrir le chemin de tous ces rêves, desquels les exigences et les situations oppressives nous ont éloigné.

Soudain, lorsqu’on vieillit, il semblerait que la brume se dissipe autour de nous et que l’on commence à voir ce que l’on ne pouvait pas voir auparavant. Le coeur commence à battre au rythme d’une percussion qui se rapproche de plus en plus.

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La pulsation du cerveau féminin

On pourrait dire que les hormones créent une grande partie de la réalité féminine. Ainsi, le cerveau d’une femme après 40 ans est un reflet clair de ce qui est important pour elle au jour le jour.

De toute façon, le cerveau est seulement une machine à apprentissages, qui est douée de talents. Même si la biologie est puissante, notre caractère et notre attitude sont également déterminants dans la vie.

Ainsi, pendant toute notre vie, quand le cerveau nous inonde d’oestrogènes, nous commençons à nous concentrer de manière intense sur nos émotions, ainsi que sur notre manière de communiquer et de comprendre.

Généralement, le cerveau féminin prend des décisions à propos de valeurs qui poussent à la connexion et à la communication.

Ainsi, la structure, la fonction et la chimie d’une femme affectent son humeur, ses processus de pensées et d’énergie, ses impulsions sexuelles, ses comportements et son bien-être.

Selon les mots de la neuropsychiatre Louann Brizendine, “le cerveau féminin a beaucoup d’aptitudes uniques : agilité mentale brillante, capacité à s’investir énormément dans l’amitié, capacité quasi-magique à lire les visages et le ton de la voix concernant les émotions et le moral, et une grand adresse quand il s’agit de stopper le conflits”. 

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Le pouvoir des hormones féminines pour changer le monde

Certains changements surviennent fréquemment après des années où l’on a suivi les rites des femmes sacrifiées, qui se donnent à tout et à tous, et s’oublient elles-mêmes. C’est-à-dire qu’elles recherchent ensuite une liberté qui va bien au-delà du physique.

Bien que cela paraisse déconcertant, l’horloge biologique sonne aussi la cloche pour qu’une femme prenne soin d’elle-même et se plaise.

Cette étape dans le développement psychologique est aussi impulsée par une réalité biologique : celle du cerveau qui entreprend son dernier voyage ou changement hormonal. Parlons de cela…

Si l’on pouvait voir le cerveau d’une femmes après 45 ans, nous verrions un paysage totalement différent de celui des années précédentes.

A cet âge, la constance dans le flux des impulsions remplace la montagne russe hormonale (d’oestogènes et de progestérone) du cycle menstruel.

A partir de cet âge, le cerveau se transforme en une machine précise et stable. Ainsi, nous ne voyons plus comment les circuits les plus fugaces des amygdales sont altérés à cause des hormones, qui embrouillent de nuages ou qui interprètent des choses qui ne sont pas vraies.

Au contraire, nous voyons que les circuits qui unissent notre processus émotionnel (amygdale) et la zone d’analyse et de jugement des émotions (le cortex pré-frontal), agissent de manière coordonnée et cohérente.

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C’est-à-dire que puisque l’on se stimule pas trop ces zones à cause des actions disproportionnées des hormones, la femme est bien plus équilibrée. Elle peut penser avec une plus grande clarté et ne se sent pas aussi débordée par ses émotions.

Ainsi, surtout à la fin de la quatrième décennie de la vie, ce virage émotionnel débute, ce qui incite la femme à observer la réalité qui l’entoure d’une autre manière.

Grâce à la réduction du flux de dopamine et d’ocytocine, la femme commence à arrêter de se sentir aussi valorisée à travers le soin qu’elle apporte aux autres, et elle recherche le contact avec elle-même.

Dans cette recherche, la femme s’émerveille de sa propre énergie et elle commence à penser à une vision du monde qui va au-delà du besoin de connecter et de prendre soin des autres.

A présent, la femme contemple la vie avec l’envie de ne plus être prisonnière et d’inaugurer un nouvel équilibre en elle. 

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Ainsi, cette vérité biologique représente un nouveau chemin à suivre, un mystère qui change ses pensées et ses émotions tout en l’encourageant à redéfinir la nature de ses relations et de ses engagements, ainsi que ses nouveaux défis.

Pour finir, nous voulons partager avec vous une citation d’Oprah Winfrey, qui définit à la perfection le pouvoir qu’une femme s’octroie à elle-même avec le passage des années. Nous espérons qu’elle vous plaise :

Je m’émerveille du fait qu’à cet âge, je sois encore en train de m’épanouir, à la quête de certaines choses et sortant de mes frontières personnelles pour acquérir plus de connaissance. Quand j’avais vingt ans, je pensais que j’atteindrais un âge adulte, peut-être trente-cinq ans, où ma situation d’adulte serait complète. 

C’est amusant de voir que ce chiffre a changé au fil du temps et comme, même à quarante ans, qualifié par la société comme l’âge moyen, je continue à sentir que je n’ai pas l’âge d’adulte que j’avais la certitude d’atteindre quand j’étais plus jeune. 

Aujourd’hui, mes attentes de la vie ont dépassé n’importe quel rêve ou espoir que j’ai jamais imaginés, et j’ai plus que jamais la certitude que nous devons continuer à nous transformer pour devenir ce que nous devons être”.

Image de Claudia Tremblay

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