Mères toxiques

25 juillet 2015 dans Emotions 120 Partagés

La différence entre une personne heureuse qui développe son potentiel et une personne qui a des doutes, se trouve dans l’enfance.

Des recherches ont démontré que dès la grossesse, les bébés perçoivent dans l’utérus les sons de l’extérieur, et les émotions de la mère.

Au moment de la grossesse, certaines femmes, selon l’environnement émotionnel, développent un sentiment de rejet du bébé, qui peut être encore plus fort lors de la dépression post-natale. Dans la plupart des cas, cela est une situation passagère.

Pourquoi certaines mères maltraitent leurs enfants ?

L’une des explications peut être qu’elles ont elles-mêmes été maltraitées durant leur enfance, où elles ont appris que le monde est, par définition, un lieu peu sûr.

Ainsi, la conduite de ces mères a été modelée par la maltraitance et c’est pour cela qu’elles reproduisent ce comportement avec leurs enfants.

Curieusement, alors qu’elles étaient elles-mêmes maltraitées, elles se disaient qu’elles ne reproduiraient jamais cela.

Alors, pourquoi agissent-elles ainsi ? Ce qu’elles ont détesté au plus haut point devient en fait un comportement automatique, car c’est ce qu’elles ont appris. 

Une mère toxique est manipulatrice. Elle utilise les comparaisons et l’humiliation publique comme une méthode de contrôle.

Quand la mère met ses enfants au monde, elle oriente sa préférence vers l’un d’entre eux, selon la position dans la fratrie, au mépris des autres.

C’est ici que la comparaison apparaît. Il n’existe pas d’arme plus destructrice que la comparaison injuste, mettant en valeur l’un, et dévalorisant l’autre.

En se faisant un allié dans ses enfants, la mère en retire un certain profit. Elle a besoin de former une alliance avec les autres membres de la famille pour exercer le contrôle.

La manipulation est l’autre visage de la conduite toxique des progéniteurs. La mère a tendance à se mettre dans une position de victime, pour générer un sentiment de culpabilité auprès de son fils ou de sa fille, surtout quand ceux-ci sont adultes et prennent des décisions autonomes.

Les mères toxiques traitent leurs enfants comme s’ils étaient encore des bébés, en niant leur la position d’adulte.

Le contrôle peut se manifester dans le choix des vêtements, de la couleur, du style, jusqu’à la manière de parler. Et la situation a tendance à être encore plus critique quand ils décident de former une famille.

Les parents veulent dicter la famille de leurs enfants, comment élever les petits-enfant, comment la belle-fille doit préparer la cuisine, et même, dire à quel moment il est préférable de faire un enfant.

Bien sûr, le choix du conjoint est un élément de discorde dans de nombreuses familles, car les parents manipulateurs ont tendance à désapprouver la situation. 

Mais agissent-ils uniquement car ils l’ont appris ainsi dans leur enfance ? Derrière ce comportement, se cache la peur de l’abandon ou de la solitude.

C’est une situation qui arrive longtemps après, quant les enfants ne réussissent pas à établir une limite à leur espace personnel.

Avec le contrôle et la toxicité, on obtient ce que l’on craint le plus: la solitude.

Dans le cas des enfants uniques, si le parent souffre d’une maladie ou une situation d’handicap, la situation est encore pire.

C’est un défilé de : “ce que j’ai fait pour toi, je me suis sacrifié pour toi etc”. On remet en question l’enfant qui ne pense pas comme soi. 

Comment agir face à cette situation ?

Tout d’abord, il faut reconnaître qu’une aide professionnelle est nécessaire. En effet, si les blessures infligées ne sont pas traitées, elles ont un très fort pourcentage de s’étendre à ses propres enfants. Il faut donc rompre le cycle de toxicité.

De plus, il est conseillé, dans la mesure du possible, de mettre une distance physique entre le géniteur manipulateur et le fils ou la fille.

Il faut admettre que lorsque l’enfant dépend encore économiquement de la mère, il est difficile de mettre des limites.

Cependant, il est important de maintenir une forme d’indépendance en utilisant d’autres possibilités et ne pas penser qu’un type de dépendance nous oblige à en subir d’autres.

D’autre part, il faut reconnaître que la situation économique de certains pays ne le permet pas, et même certaines personnes qui ont un travail ne peuvent pas payer un loyer seules.

Il est très important de faire un travail psychologique lorsqu’on détecte la manipulation. Après un intervalle d’indignation face à la confrontation avec la réalité, il est normal que l’enfant ressente une grande libération concernant le poids de sa culpabilité.

Quand on reconnaît la manipulation, il est possible de se protéger et de couper le cordon.

C’est pour cela que si, telle est votre situation, vous devez chercher une aide professionnelle. Ne vous disputez pas, car vous n’allez qu’augmenter la frustration, la colère et la douleur. Soyez ferme. Cassez le cercle vicieux et ne répétez pas le scénario.

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