Ma blessure ne se referme pas car elle est faite de points de suspension

· 7 avril 2016

Pour être soignées, certaines blessures ont besoin de quelques points de suture, et d’autres non. En revanche, absolument toutes les blessures requièrent de l’attention et du temps pour disparaître.

Parfois, il peut rester une petite cicatrice, et d’autres fois, tout s’efface et plus rien n’est visible.

Une blessure de l’âme est semblable à une blessure du corps, à la différence qu’elle n’est pas visible.

Pour autant, on la ressent du plus profond de notre être, elle nous fait souffrir, et seul le temps ainsi que la volonté de s’en sortir peuvent nous mener à la guérison.

Cependant, la blessure de l’âme, au même titre que la blessure physique, peut laisser des cicatrices qui nous rappelleront alors pour le reste de notre vie ce qui nous est arrivé et ce que l’on a pu ressentir à ce moment-là.

 


« Je me rappelle même de ce que je n’aime pas. Je ne peux pas oublier ce que j’aime. »

-Cicéron-


Comment apprendre à oublier les choses négatives

Nous avons tous vécu des choses difficiles à oublier, qui nous font souffrir. Ce peut être une enfance compliquée, une rupture amoureuse, la mort d’un être cher, une situation au travail qui nous a gêné…

Toutes ces situations qui ont pu nous blesser ou nous affecter négativement peuvent être multiples, mais nous seuls pouvons gérer et contrôler l’impact de ces expériences sur nous.

Mujer-triste-llorando-tras-un-cristal-con-gotas-de-lluvia

La première étape à franchir pour oublier, c’est l’acceptation.

Rien ne sert de bannir complètement le souvenir, puisque le souvenir, c’est quelque chose d’humain et d’incontrôlable, mais on doit malgré tout faire un effort pour accepter nos souvenirs, les mettre dans un coin de notre tête et avec vivre avec de façon pacifique.

Il ne s’agit pas d’oublier complètement, mais de faire en sorte que cette souffrance ne nous envahisse pas chaque fois que vient à notre esprit ce souvenir douloureux.

 


« Même si on oublie d’oublier, sûrement que le souvenir nous oublie. »

-Mario Benedetti-


 

Une fois qu’on a accepté, on peut pardonner. Il ne s’agit pas de pardonner aux autres, mais de nous pardonner à nous-même, et ce sans culpabiliser.

On ne peut pas changer le passé, mais le futur, en revanche, est lui à construire de toute pièce ; il ne tient qu’à nous de vivre notre futur différemment de notre passé, sans être conditionné par certains souvenirs négatifs.

Si on apprend à identifier toutes ces choses qui nous ont blessées dans notre passé, on pourra alors comprendre que dans certains cas, on se doit d’assumer notre responsabilité.

Cela ne veut pas tant dire qu’on doit se sentir coupable, mais plutôt qu’il s’agit d’apprendre à porter un regard objectif sur ce qui arrive pour être en mesure d’en tirer des leçons.

Prenez le contrôle de votre vie

Les blessures de l’âme sont parfois plus douloureuses que les blessures du corps et durent bien plus longtemp.

Cependant, vient un moment où on doit oser et avoir le courage de prendre le contrôle de notre vie et être nous-même, en contrôlant et en gérant nos émotions.

Prendre le contrôle de sa vie, c’est un acte qui requière courage et honnêteté.

Cela signifie qu’il faut être réaliste, et voir que si quelque chose dans notre vie se passe mal ou ne correspond pas à ce que l’on désire, on ne dépend de rien, de personne d’autre que de nous-même.

Ce qui arrive chaque jour dans votre vie dépendra de votre attitude, de ce que vous faites ou arrêtez de faire, de votre sourire, de votre joie, de votre volonté de vous surpasser.

 


« Se rappeler d’un bon moment, c’est se sentir heureux de nouveau. »

-Gabriela Mistral-


Laissez passer le temps

Bien sûr, le temps guérit tout, ou du moins, il nous permet d’avoir une perspective différente, même si tout le monde n’a pas forcément besoin du même laps de temps pour oublier ou calmer l’impact des souvenirs douloureux.

Mano-sujetando-un-reloj-que-desaparece

Nous sommes tous différents les uns des autres, et le deuil que l’on se doit de faire de nos souvenirs difficiles ou des situations qui nous font du mal requiert plus ou moins de temps.

Une rupture amoureuse avec quelqu’un qu’on a aimé très fort, c’est quelque chose de compliqué à oublier et à accepter.

Avec le temps, on se rendra compte que c’était sûrement ce qui devait arriver pour qu’une autre personne entre dans notre vie, ou pour qu’on puisse apprendre à profiter de notre solitude.

Cette situation n’est qu’un exemple, mais nous permet de voir comment le lent passage du temps guérit peu à peu nos blessures, jusqu’au jour où, sans même que l’on s’en rende compte, elles finissent par disparaître.