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L'illusion de contrôle en thérapie : une mauvaise raison d'y mettre fin

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L'illusion de contrôle en thérapie : une mauvaise raison d'y mettre fin
Dernière mise à jour : 07 octobre, 2017

A certains moments de notre vie, nous nous demandons s’il ne serait pas judicieux de consulter un-e psychologue. Nous hésitons, nous avons peur et nous demandons à notre entourage. Nous allons même jusqu’à chercher des médicaments alternatifs et des thérapies pseudo-scientifiques afin de trouver un minimum de tranquillité. Nous essayons de trouver une solution et nous consultons un-e spécialiste. Nous nous sentons parfois tellement mal que nous pensons que tout espoir est perdu.

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Lors de la thérapie, et notamment avec certaines maladies, il existe un risque associé à l’idée de contrôle. Lors des séances de psychologie, l’un des problèmes qui peut se présenter est justement cette illusion. Il est logique qu’au moment où nous nous sentons libéré-e-s des nombreuses attaches et chaînes de pensées négatives, nous atteignons un niveau de bien-être où ce doute apparaît.

Penser : “Je suis bien” est une chose positive, mais nous devons le nuancer avec la réalité et ne jamais perdre la perspective. Ce sera l’un des objectifs que les psychologues devront travailler avec nous lors de la thérapie. De toutes les raisons possibles pour lesquelles une personne peut laisser une thérapie psychologique, l’illusion de contrôle est l’une des plus nocives en raison des conséquences inhérentes aux rechutes non préparées.

L’importance du suivi thérapeutique

Lorsque nous atteignons cette étape de la thérapie où nous obtenons des résultats, que nous suivons les lignes directrices, que nous proposons même des objectifs et prenons des décisions, nous avons un sentiment de bien-être. Ceci est très positif.

Cependant, le fait d’abandonner les pensées nuisibles et les mauvaises habitudes ne signifie pas “contrôler”. C’est à ce stade de la thérapie qu’il convient d’être le plus vigilant et de ne pas abandonner ce qui nous a permis de nous sentir mieux. Si la demande initiale est couverte, il est préférable de concevoir un plan de prévention qui donnera une continuité aux résultats obtenus en thérapie. Les difficultés associées aux stratégies mises en œuvre pour l’amélioration sont les points sur lesquels il est nécessaire de travailler dans les phases de suivi.

“Vous pouvez faire ce que vous avez l’intention de faire. Vous êtes fort et capable. Vous n’êtes ni fragile ni friable. En repoussant à un moment futur ce que vous aimeriez faire maintenant, vous vous échappez, vous vous créez un doute, et pire encore, vous vous trompez vous-même.”

-Wayne Dyer-

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Que faire si nous possédons un membre de la famille ou un proche se trouvant dans cette situation ? L’idéal est de renforcer le maintien des nouvelles habitudes et stratégies qui l’ont amenées à se sentir mieux. Surveiller l’auto-illusion. Il est probable que le/la thérapeute programme graduellement des séances bimensuelles, mensuelles, trimestrielles et semestrielles avant de conclure la thérapie.

Le processus de “suivi” et de supervision commencera alors. À ce moment-là, le doute sur le fait d’être bien, ou si la personne qui nous est chère va bien, peut apparaître. Le risque consiste à rester bloqué-e dans l’affirmation “Je suis bien” lorsque l’important est de confronter cette illusion de contrôle, de valoriser le chemin parcouru et non le but atteint. Rappelez-vous que l’objectif est une conséquence des petits objectifs atteints.


Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.