Les meilleures phrases d’André Gide

· 22 janvier 2019
Découvrez notre compilation des meilleures phrases de cet auteur.

Les phrases d’André Gide reflètent l’immense génie humaniste que cet homme a eu. Il ne s’est pas seulement illustré en tant qu’écrivain : il a aussi atteint une grande renommée grâce à l’approche critique avec laquelle il a abordé la présence des Français en Afrique.

Cet écrivain français a vécu dans la première moitié du XXème siècle, une époque agitée qui laissait transparaître de nombreux tabous. Pendant toute sa vie, Gide a fait face à de grands dilemmes moraux principalement associés à l’amour, la vérité et la sexualitéCeci apparaît clairement dans plusieurs de ses phrases.

« Si vous voulez vraiment être heureux, ne tombez pas dans la tentation de comparer ce moment avec d’autres instants du passé que vous n’avez pas su apprécier parce que vous les compariez aux moments qui devaient arriver ».

-André Gide-

Plusieurs de ses œuvres ont un très clair accent autobiographique car il se retrouvait souvent à des carrefours dans sa vie. Les phrases d’André Gide sont malgré tout presque toujours joyeuses et pleines de fraîcheur. Il n’y avait aucune trace de ressentiment dans ses appréciations, alors que beaucoup de ses contemporains ne l’appréciaient pas. Voici quelques-unes de ses plus célèbres affirmations.

Le secret du bonheur

Voici l’une des plus belles phrases d’André Gide. Elle fait référence à l’amalgame magique qui se produit parfois entre le bonheur et le travail. Cette phrase dit : « Non s’efforcer vers le plaisir mais trouver son plaisir dans l’effort même, c’est le secret de mon bonheur. ».

Il a clairement raison lorsqu’il signale que le plaisir ou la satisfaction ne s’atteignent pas à travers l’effort en tant que tel. Plus qu’un objectif en soi, ce plaisir est une conséquence. Le fait de s’efforcer dans ce que l’on aime est un acte de liberté qui produit une satisfaction en soi. 

phrases d'André Gide

L’une des phrases d’André Gide sur les possessions

Le thème des possessions matérielles fait partie de ceux qui ont le plus suscité de réflexions tout au long de l’histoire. André Gide signale à ce sujet : « La possession parfaite ne se prouve que par le don. Tout ce que tu ne sais pas donner te possède. »

C’est une très belle phrase dans laquelle il réitère le fait que le don est la manifestation active de la possession. On donne parce qu’on a quelque chose. Celui qui ne donne pas alors même qu’il possède n’a rien. Il appartient à ce qu’il garde pour lui. Sa soif de conserver le domine parce qu’il sent qu’il ne possède pas suffisamment. Ainsi, les possessions finissent par emprisonner leurs maîtres.

Les choses les plus belles

De nombreuses phrases d’André Gide ont un ton poétique délicat, sans prétention. Celle-ci, par exemple, dit : « Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu’écrit la raison ». Dans ce cas, la beauté est le résultat d’un mariage entre folie et raison.

Selon son point de vue, la folie est la force créatriceCette passion absurde est celle qui aboutit à quelque chose de nouveau, qui ne devient beau que si la raison lui donne forme. Par conséquent, dans le monde des idées, l’imagination et la déraison doivent dominer. Cela donne vie à un univers artistique, si l’intellect le façonne en s’attachant aux lois de la logique.

Découvrir

André Gide était un grand voyageur qui prenait énormément de plaisir à découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles formes de vie. Comme on le sait, les grands voyageurs sont des personnes curieuses qui n’ont pas peur de la nouveauté et qui font face aux aventures avec courage et décision. Cela s’applique aussi bien aux voyageurs matériels qu’aux voyageurs intellectuels ou spirituels.

Cet esprit d’explorateur se reflète dans cette phrase d’André Gide : « On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à perdre de vue, d’abord et longtemps, tout rivage ». Il s’agit également d’une métaphore sur l’importance d’abandonner ce que l’on connaît pour élargir notre vision du monde et s’ouvrir aux nouveautés.

phrases d'André Gide

Nous ne le remarquons parfois pas…

Voici une phrase très sage à laquelle beaucoup de personnes pourront sans doute s’identifier. Elle signale : « Si nous ne reconnaissons pas plus souvent le bonheur, c’est qu’il vient à nous avec un visage autre que celui que nous attendions« . Nous voyons ici le contraste entre le bonheur en tant que concept et le bonheur en tant que réalité concrète.

En tant qu’êtres humains, nous nous trompons souvent au moment de juger ce qui nous rend heureux. Nous plaçons souvent ce bonheur dans ce que nous n’avons pas ou ne parvenons pas à avoir. Au lieu de procéder de la sorte, nous devrions peut-être apprendre à le reconnaître dans ce qui se passe à chaque moment de notre existence. Nous pourrions ainsi plus profiter de ce bonheur que nous connaissons mais que nous ne savons pas reconnaître.

André Gide a gagné le Prix Nobel de Littérature en 1947. Ses livres ont malgré tout été interdits pendant longtemps par l’Eglise. Cependant, son oeuvre et son héritage ont été des guides pour beaucoup de ses contemporains, comme Albert Camus et Jean-Paul Sartre. Gide a laissé une trace qui s’est imprimée pour toujours dans les lettres et la culture.

 

  • Gide, A. (2012). Corydon. Editions Gallimard.
  • Gide, A. (1981). Defensa de la cultura (Vol. 1). Ediciones de la Torre.
  • Gide, A. (1988). El inmoralista (Vol. 96). Ediciones Catedra.