Les 5 meilleurs films sur la maladie d'Alzheimer

22 janvier, 2021
La plupart des films qui mettent en avant la maladie d'Alzheimer ne parviennent pas bien à représenter ce tableau clinique. Néanmoins, les cinq films que nous vous invitons à découvrir ici font très bien le parallèle avec un cas pouvant être réel.

Les meilleurs films sur la maladie d’Alzheimer mettent en avant l’importance de raconter et de montrer la réalité de cette maladie qui affecte chaque année de plus en plus de personnes. Les spécialistes de la démence et des maladies neurodégénératives soulignent l’importance d’un récit honnête et réaliste de la maladie.

Ils diffèrent en cela du jugement de nombreux critiques de cinéma quant à ce qui est ou non un bon film sur le sujet. Les films ne décrivent généralement pas la maladie d’Alzheimer avec précision, ce qui peut renforcer les stéréotypes.

Certains films tentent néanmoins d’aborder cette question très difficile pour la société d’aujourd’hui avec la plus grande rigueur et le plus grand respect. Nous vous en présentons ici cinq d’entre eux.

Les meilleurs films sur la maladie d’Alzheimer

Cette liste de films est l’occasion d’en connaître davantage sur la maladie d’Alzheimer et d’assister à de belles performances. La plupart des enregistrements reflètent ce que nous savons de la maladie sans alimenter la désinformation ou la stigmatisation. N’oublions pas qu’il s’agit de fictions, non de documentaires sur la maladie d’Alzheimer.

Loin d’elle (2007), l’un des meilleurs films sur la maladie d’Alzheimer

Ce film est une adaptation d’un livre d’Alice Munro, lauréate du prix Nobel canadien. Depuis le début, Fiona (Julie Christie) présente déjà des signes de la maladie d’Alzheimer. Nous ne connaissons donc jamais la Fiona normale et saine. Nous n’écoutons que ses histoires et ses souvenirs.

Avec Loin d’elle, Julie Christie a été nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice pour sa performance. Elle « a néanmoins dû se contenter du Golden Globe ». L’histoire tourne autour du mariage de Grant et Fiona, un couple qui souffre de la détérioration de la mémoire de cette dernière, qui finit par intégrer un centre sans l’accord de Grant.

Après une séparation de 30 jours (recommandée par le centre), Grant rend visite à Fiona et découvre que sa femme a développé une amitié étroite avec un autre homme de l’établissement. Grant rejette d’abord cette situation, mais il fera ensuite tout son possible pour que sa femme soit heureuse.

Iris (2001)

Interprété par Judi Dench, Jim Broadbent et Kate Winslet, Iris raconte la véritable histoire de la romancière britannique Iris Murdoch et de son mari. Comme nous le savons, la maladie d’Alzheimer entraîne de graves limitations de la communication car l’articulation de la parole et du vocabulaire s’oublie progressivement.

Nous avons ici une femme qui était une grande communicatrice, perdant sa capacité à faire ce qu’elle faisait de mieux. Voir une femme vibrante et intellectuelle réduite à une ombre pâle est douloureux. Un processus de perte que le film parvient à très bien projeter.

Le film est assez honnête sur les effets de cette maladie, à la fois physiques et psychologiques. Nous sommes invités à « ressentir la maladie, mais aussi à penser à tout ce qu’il y a au-delà de cette condition dégradée : les souhaits, les rêves et les motivations du malade. »

Nader et Simin : une séparation (2011)

Nader et Simin: une séparation est un chef-d’œuvre cinématographique dans tous les sens du terme. Il traite de nombreux sujets importants dont la famille, la religion, le rôle des femmes, la culture iranienne ou la justice.

La maladie d’Alzheimer est le motif de toute l’intrigue. Le réalisateur Asghar Farhadi a déclaré qu’il avait construit toute l’histoire autour de l’image d’un fils aidant un père à se baigner.

Nader et Simin sont en cours de divorce, mais ils doivent prendre des décisions concernant leur fille et le père de Nader qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Le film est une leçon sur les valeurs familiales, la dignité et la fierté que beaucoup devraient comprendre à l’époque moderne. La délicatesse avec laquelle le fils soutient son père constitue un grand modèle.

Le Poème (2010)

Mija (Yun Jeong-Hee) est une grand-mère de 66 ans qui élève Wook (Lee David), son petit-fils adolescent. Mija travaille à temps partiel faisant le ménage et prenant soin d’une riche victime d’un accident vasculaire cérébral (Kim Hira). Un jour, à l’hôpital, elle voit un corps placé dans une ambulance. Il s’agit d’une jeune femme retrouvée dans la rivière après s’être suicidée.

Être témoin de cette scène déprimante touche quelque chose au plus profond de Mija. Elle s’inscrit alors à un cours de poésie au centre culturel et s’initie à un nouveau monde de possibilités. Cette tâche est difficile pour Mija après qu’un médecin lui a déclaré que ses récents problèmes de mémoire étaient le résultat de la maladie d’Alzheimer.

Le cœur de Mija se brise lorsqu’elle apprend que son petit-fils et cinq autres enfants ont violé à plusieurs reprises à l’école la fille qui s’est suicidée. Ce film montre à la fois la beauté et la laideur morale.

Amour (2012)

Il s’agit du film le plus sentimental de Michael Haneke. Ce film a remporté la Palme d’Or, l’Oscar du meilleur film étranger, les Césars et même un Goya. Acclamé par la critique, le film raconte une histoire difficile et intense où ce qui compte le plus est mis à l’épreuve : l’amour.

Il ne traite pas spécifiquement la maladie d’Alzheimer, mais plutôt celle causée par un accident vasculaire cérébral. À 80 ans, George et Anne forment un couple cultivé et éduqué.

Tous deux sont professeurs de musique classique à la retraite. Ils ont une fille qui est également musicienne et qui vit à l’étranger. Leur relation doit faire face à son plus grand défi lorsqu’Anne subit un AVC débilitant.

Bien que Georges lui-même souffre de l’usure liée à la vieillesse, il essaie de passer outre pour prendre soin de sa femme, déterminé à tenir sa promesse qu’elle ne retournera jamais à l’hôpital. À partir de cet instant, la réalité elle-même mettra leur amour l’un pour l’autre à l’épreuve. Le film est aussi dur que beau, un délice visuel qui en vaut la peine.