Les 4 étapes d'une crise émotionnelle

09 janvier, 2021
Une crise émotionnelle correspond à un processus de dépassement d'une situation perçue comme déroutante et menaçante. Elle comprend plusieurs étapes. Il est plus facile de traiter ces crises avec l'aide d'un professionnel.

Les étapes d’une crise émotionnelle sont les phases normales du processus de rétablissement de l’équilibre. Cette situation critique ne se résout pas du jour au lendemain : elle implique de passer par une série d’étapes avant d’arriver à une résolution complète.

Chacune des étapes d’une crise émotionnelle comprend un ensemble de réponses qui, bien qu’elles ne soient en principe pas les plus appropriées, correspondent à une manière normale de réagir. Elles nous évitent de forcer des situations ou des réactions.

Ce type de crise implique non seulement les émotions, mais aussi la cognition et le comportement. Dans ces conditions, il est difficile pour une personne de penser clairement, de trouver des solutions ou d’aider les autres. Découvrez ci-après quelles sont les étapes d’une crise émotionnelle.

“Les crises polissent votre vie. En elles, vous découvrez qui vous êtes vraiment.”

Allan K. Chalmers

Un homme qui traverse une crise émotionnelle.

1. La paralysie, la première étape d’une crise émotionnelle

Une crise est une situation dans laquelle un changement inattendu et instable se produit, et ce changement fait que l’avenir est désormais incertain. Dans le cas d’une crise émotionnelle, une ou plusieurs réalités provoquent un choc subjectif qui submergent momentanément la capacité de réaction.

La première des étapes d’une crise émotionnelle est la paralysie. Dans ce cas, cette réaction est un mécanisme de défense sain. Dans la nature, tous les animaux restent immobiles lorsqu’ils se sentent face à un danger, surtout s’il est inconnu. La paralysie est une expression de perplexité, principalement due à la soudaineté de la situation.

2. L’incertitude

Après ce premier moment de stupeur, il s’ensuit un état d’incertitude, caractérisé par la présence d’angoisse. Ce qui se passe commence à être compris, mais l’ampleur de la menace est perçue comme étant plus importante que les outils qui existent pour y faire face.

À ce stade, apparaît l’anxiété confusionnelle. Elle se caractérise par un sentiment de désorientation, une difficulté à spécifier les émotions, des idées confuses et une conscience limitée. Le sentiment d’être perdu et, en même temps, menacé par la réalité prédomine.

3. L’intrusion

La phase d’intrusion n’est pas toujours présente, bien qu’elle le soit dans de nombreux cas. Cette expérience apparaît surtout en cas de crise plus intense ou vitale. Elle se caractérise par l’apparition de peurs irrationnelles et un sentiment accru d’angoisse.

La personne n’agit pas, mais pense constamment à la crise qu’elle traverse. Ces idées sont liées à une exagération des dangers de l’avenir, à la visualisation d’images tragiques et à un fort sentiment d’handicap.

Des “pensées intrusives” apparaissent, à savoir images ou des idées désagréables et effrayantes que la personne ne parvient pas à chasser de son esprit. C’est la phase la plus aiguë du processus de gestion d’une crise émotionnelle.

Une femme qui traverse une crise émotionnelle.

4. La résolution de la crise émotionnelle

Il est très difficile de sortir d’une crise émotionnelle sans l’intervention d’un facteur externe. Ce facteur externe est parfois un ami, un livre, un conseiller ou un thérapeute : il marque le passage de l’état de choc à un autre et nous permet de travailler sur ce qui s’est passé, afin d’aller mieux.

Un véhicule est nécessaire pour exprimer l’inconfort ressenti, comme les mots. Écrire ou parler est un mécanisme idéal pour commencer à mettre de l’ordre dans ses idées, ses émotions et ses perceptions. Construire un récit de la situation est essentiel pour commencer à la comprendre.

Il est nécessaire de laisser sortir la douleur pour que la conscience émerge. Lorsque cela se produit, il est possible de se faire une idée plus réaliste de la situation. Il est également possible d’identifier les outils personnels disponibles pour y faire face. Après cette élaboration, vient la résolution.

Dans de nombreux cas, sans aide spécialisée, une personne peut se retrouver piégée dans l’une des étapes citées pendant une période prolongée. Si tel est le cas, il convient de consulter un psychologue ; une thérapie constitue un support précieux pour mener à bien le processus plus rapidement et de manière plus saine.

González de Rivera y Revuelta, J. L. (2001). Psicoterapia de la crisis. Revista de la Asociación Española de Neuropsiquiatría, (79), 35-53.