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L'agressivité du conducteur

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L'agressivité du conducteur
Dernière mise à jour : 26 juin, 2018

Les variables qui déterminent la probabilité de subir des accidents sont diverses. Certaines dépendent du véhicule, d’autres du lieu et l’environnement, et d’autres du conducteur. S’agissant de ce dernier, les variables dépendent autant de sa compétence que de son expérience, même si la personnalité et l’état émotionnel du conducteur sont également déterminants.

Dès lors, un problème directement lié à la sécurité est l’agressivité du conducteur. L’état émotionnel négatif d’une personne au volant est un facteur de risque lié aux accidents de la circulation.

“L’agressivité du conducteur peut nuire ou causer préjudices, directement ou indirectement, à d’autres conducteurs ou piétons qui partagent l’espace commun par lequel passe le trafic.”

L’impulsivité au volant

La voiture est devenue plus qu’un moyen de locomotion pour certaines personnes. Il s’agit pour certain d’un second foyer, en raison du nombre d’heures qu’ils doivent y passer. Un bouclier métallique dans lequel le conducteur se sent protégé car il se sent immunisé contre les agressions extérieures.

Le conducteur agressif est caractérisé par avoir une personnalité impulsive. Il effectue des actions contraires aux bonnes pratiques de comportement social lorsqu’il monte à bord d’un véhicule. Il s’agit du résultat de son attitude négative.

Une personnalité hostile mêlée à des situations de stress et à une mauvaise gestion de ce dernier génère un comportement de conduite agressif. Nous pouvons  donc constater que si le tempérament de l’individu influence, il existe également des facteurs externes tels que le bruit et l’état de la route. Approfondissons.

L’agressivité du conducteur : facteurs externes

Les facteurs externes liés à l’agressivité du conducteur se réfèrent aux circonstances qui se produisent à ce moment-là et qui ne peuvent être contrôlées. Par exemple, les embouteillages, le manque de place pur stationner ou les infractions des autres conducteurs.

Ce type de facteurs peut augmenter le niveau de stress et d’anxiété du conducteur. De sorte que son comportement hostile augmentera et le transformera ponctuellement un conducteur agressif. D’importants stimuli externes ne sont cependant pas toujours nécessaires pour voir apparaître un comportement violent au volant.  En effet, le véritable détonateur conduisant à réagir ou non violemment est en réalité l’état émotionnel du conducteur.

“Les facteurs externes peuvent agir comme la goutte qui fait déborder le vase, mais ils ne sont généralement pas la cause directe de l’agressivité.”

L’agressivité du conducteur : facteurs internes

Les facteurs internes de l’agressivité  du conducteur sont basés sur l’état psychophysique de  ce dernier. En d’autres termes, sur son état émotionnel et sa capacité à se concentrer sur ce qu’il fait.

Si, par exemple, il s’est levé avec une humeur négative le rendant stressé ou en colère dès la première heure du jour, il est fort probable que cette agressivité se  retrouvera lorsqu’il sera au volant. Par conséquent, un même stimulus générera des réactions différentes selon la façon dont le conducteur se sent émotionnellement. Ce n’est pas la même chose qu’un conducteur commette une infraction et s’excuse immédiatement de son comportement ou, au contraire, qu’il utilise un langage grossier et réagisse violemment.

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8 clés pour éviter l’agressivité

Pour éviter que la fureur ne nous envahisse et vous possède, il est important de garder à l’esprit les clés suivantes :

  • Respectez les règles de conduite. Cela nous aident à réduire la tension et l’hostilité que nous pouvons provoquer chez les autres conducteurs et les piétons. Outre le fait d’éviter les accidents.
  • Contrôler l’impuissance et la colère résultant d’une procédure incompréhensible de la part des autres conducteurs. Allons-nous résoudre quelque chose en insultant, criant ou attirant l’attention de l’autre ?
  • Mettre les formes et se montrer éduqués. Réagir finalement comme nous le faisons lorsque nous ne sommes pas au volant de notre véhicule.
  • Penser que la route sur laquelle nous circulons appartient à tout le monde. C’est pour cette raison que des normes ont été établies et que nous devons les respecter. Nous rencontrons des milliers de personnes sur la route, toutes aussi pressées que nous. Qui en ont marre de passer la moitié de leur vie au volant, dans les embouteillages et disposant d’une faible tolérance aux autres conducteurs. Le respect est donc fondamental.
  • Être conscient qu’un véhicule n’est pas un moyen de rivaliser. Il s’agit simplement d’un outil pour se déplacer d’un endroit à l’autre.
  • La tolérance et la solidarité devraient être nos prémisses lorsqu’il s’agit de prendre la route.
  • Planifier votre trajet à l’avance. Le calcul d’un temps prudentiel, incluant tout contre-temps pouvant survenir évitera les augmentations possibles des états de stress et d’anxiété.
  • Maintenir un environnement calme à l’intérieur du véhicule. Éviter les bruits forts, les disputes et de crier avec les passagers. Cela vous aidera à calmer l’ambiance et à conduire dans un état de tranquillité.

Si vous savez déjà ce que vous devez faire, et que vous ne le faites pas, alors vous êtes plus mal lotis qu’avant.”

-Confucius-

L’éducation routière comme solution

En conduisant comme dans la vie, nous ne connaissons pas les circonstances de chaque personne. Nous ne pouvons pas savoir si le conducteur qui nous précède a une mauvaise journée ou s’il a mal à la tête. Nous devons penser que chacun est différent. Tout le monde n’a pas la même pratique au volant, également. Certains peuvent manquer de réflexes rapides. D’autres peuvent simplement être distraits. L’important est que soit maintenu un comportement de respect mutuel et d’éducation en toute circonstance.

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Les experts insistent donc sur la nécessité d’une éducation routière, avec des messages très clairs qui atteignent la population en général et les plus petits en particulier, pour résoudre le problème de l’agressivité du conducteur. Ils insistent sur la nécessité d’intégrer le problème à la formation académique afin d’expliquer aux enfants les conséquences du non respecter des règles de la circulation.

Enfin, il est très important que l’éducation routière soit complétée à la maison. Cela permettra d’éviter que les comportements de conduite agressifs ne servent de modèle erroné et encouragent un comportement hostile.

Pour comprendre la sécurité, il ne faut pas la confronter, mais l’incorporer à dans soi-même.

Allan Watts


Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.