Comment intégrer un nouveau poste de travail avec réussite ?

4 février 2018 dans Psychologie des organisations 52 Partagés
nouveau poste de travail

La technologie a augmenté la vitesse. La vitesse avec laquelle nous communiquons, la vitesse à laquelle nous nous déplaçons, celle qui nous permet de synthétiser, celle qui nous permet d’ouvrir et de fermer des étapes ou encore de manger et de cuisiner. D’ailleurs, le monde professionnel n’a pas été étranger à ce dynamisme, en effet les personnes avec un CV qui présente un pèlerinage dans plusieurs entreprises sont de plus en plus nombreuses. Elles entrent et sortent, car si les nouveaux entrepreneurs ont bien une idée claire c’est celle du fait que les travailleurs, aussi indispensables qu’ils soient, sont toujours substituables. En fait, dans cet article nous verrons trois clés qui permettent d’intégrer un nouveau poste de travail à responsabilités avec réussite.

L’entrée professionnelle dans une entreprise quelconque est toujours un processus compliqué. Dans de nombreuses entreprises, il y a des règles explicites très concrètes mais des règles non écrites règnent également. Concernant ces dernières, tous ceux qui travaillent sous une marque déterminée les connaissent et les appliquent. Ne pas les appliquer n’est pas un motif de licenciement, ou du moins n’en est habituellement pas un, mais les appliquer est un signe d’adaptabilité et bon fonctionnement, il est donc conseillé afin d’intégrer avec succès un nouveau poste de travail. Commençons donc avec la première recommandation…

Observez ce qui se passe autour de vous

La première recommandation afin d’intégrer un nouveau poste de travail avec succès est l’observation. L’observation de la manière de se comporter des personnes qui occupent un poste similaire est généralement une bonne technique : en principe s’ils ont « survécu », cela signifie qu’il ne serait pas une mauvaise idée de les imiter. Il est également important d’observer l’approche du patron de l’entreprise en matière de communication et de l’imiter, aussi bien avec les personnes qui sont supérieures hiérarchiques qu’avec les autres.

En ce sens, de l’observation naît l’identification : celle des vertus et des défauts de votre nouveau poste, celle des rôles joués par chacun dans un bureau ou un petit service (l’optimiste, le serviable, le bourru, le travailleur, le disponible, l’égoïste, l’intéressé…). Cela vous mènera à l’ultime identification importante : les nécessités. Pensez que si, en plus de réaliser un travail, vous êtes capable de réaliser un apport humain significatif à l’entreprise, il est plus probable que vous soyez davantage valorisé.

observation

Connaissez le travail des autres

La seconde recommandation afin d’intégrer un nouveau poste de travail est précisément liée à l’attention portée aux relations et à la sensibilité. Les personnes qui sont au-dessus de vous dans l’organigramme sont importantes, mais celles qui se trouvent en dessous le sont encore plus. Dans de nombreux cas, ils sont d’une manière ou d’une autre votre équipe, ceux qui peuvent faire briller votre travail ou au contraire le ruiner. Vous dépendez d’eux, et plus vous êtes important hiérarchiquement, plus vous dépendez d’eux.

Connaissez, connaissez ce qu’ils font, comment ils le font. Ne croyez pas tout savoir, demandez-leur. Si un jour vous en avez l’occasion, mettez-vous même à leur place. Vous n’obtiendrez pas une perspective meilleure que celle-ci afin de savoir ce qui est acceptable, exagéré ou inexacte dans ce qu’ils vous proposent. De plus, ne tentez pas de prendre des décisions pour eux ou pour leur bien et bannissez toute initiative paternaliste qui puisse vous tenter. En ce qui concerne les décisions qui impliquent leur poste, n’oubliez pas qu’ils sont ceux qui le connaissent le mieux. Ecoutez et comptez sur eux pour réaliser les changements. De cette manière, vous obtiendrez leur engagement plus facilement et vous renforcerez les ponts de communication.

D’autre part, évitez de commettre une erreur : prendre des mesures peu judicieuses pour ne pas avoir pris en compte des variables que vous ignorez ou pour lesquelles vous calculez mal leur valeur subjective. Pour vous, éliminer une pause de cinq minutes peut ne rien représentez, mais pour un travailleur cela peut être beaucoup si par exemple, il l’utilise pour réaliser une déconnexion entre deux tâches complexes.

s'intéresser aux autres

Apprenez à motiver ceux qui vous entourent

La troisième recommandation pour intégrer un nouveau poste est en lien avec la motivation. En fait, rappelez vous qu’une mauvaise politique motivationnelle peut être bien pire que le fait ne n’en appliquer aucune. Ainsi, l’une des formes les plus habituelles de motiver passe par la reconnaissance : ce que nous nécessitons tous à plus ou moins grande mesure. Cette forme de motivation n’a rien de mauvais en principe. Lorsqu’elle est bien réalisée, elle encourage ce qui est bien fait par le travailleur et en tant que « patrons », elle donne l’espace pour exiger un effort sur les points qui peuvent être améliorés.

En revanche, afin qu’une motivation soit effective (et ne finisse pas par démotiver le travailleur), elle dit être opportune dans le temps. La motivation est en fait un processus, non pas quelque chose qui s’obtient d’un jour à l’autre. Vous vous tromperez si vous tentez de semer et de récolter dans le même temps, si vous donnez juste une tape dans le dos lorsque vous nécessitez quelque chose de quelqu’un. Ayez en tête que, lorsque nous détectons cette stratégie chez les autres, nous déconnectons de ce qu’ils disent et nous nous accrochons uniquement à la demande. Ainsi, cette stratégie peut se retourner contre nous « Et celui-là, qu’est-ce qu’il veut cette fois ? ».

De plus, un autre ingrédient fondamental pour que vos mesures motivationnelles fonctionnent est de les adapter, qu’elles soient spécifiques et non pas générales. Oubliez le fameux « ton travail me plaît », « tu es le meilleur », ces phrases toutes faites sont confortables, mais sur le long terme elles sont improductives. Elles sont toutes faites, de livres et n’impliquent pas une valorisation réelle du travail. « Je suis le meilleur… mais qu’est-ce qui te plaît de mon travail ? Pourquoi penses-tu que je le fais bien ? ».

Malheureusement, cette manière d’agir est beaucoup plus commune que nécessaire : les coûts sont moindres et le résultat en premier lieu ne sont pas mauvais. Le problème est que la manipulation est habituellement flagrante et la personne ne tardera pas à identifier ce type de valorisation comme étant fausse et impersonnelle. Et, qui aime être manipulé ? Valoriser le travail de cette manière revient à dire au travailleur que ce qu’il fait est si peu méritant et peu difficile que vous ne vous embêtez même pas à le connaître.

Ce sont peut-être les recommandations les plus importantes d’un point de vue psychologique afin d’intégrer avec succès un nouveau poste. Il faut comprendre que le rendement est la conséquence de nombreux facteurs et particulièrement du facteur humain. Il est donc important d’en prendre soin et de chercher l’honnêteté dans la communication.

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