Femme : ni soumise, ni dévouée, je t’aime belle, libre et folle

22 mars 2016 dans Curiosités 1382 Partagés

« Femme : ni soumise, ni dévouée, je t’aime belle, libre et folle« , voilà une phrase qui a marqué l’Histoire. Il est nécessaire de s’en rappeler, et malheureusement ce qui est certain, c’est que le chemin est encore long pour qu’encore plus de personnes intègrent ce message.

Ainsi, il ne s’agit pas d’être un homme ou une femme, mais d’être respectueux envers le monde, et dans ce cas précis, envers les personnes en général.

Nous devons laisser de côté les stéréotypes qui alimentent l’idée selon laquelle une femme doit exploiter son corps, ignorer ses besoins et se sacrifier jusqu’à l’épuisement.

Il est essentiel de cesser d’alimenter cette idée de la femme complaisante, sans attentes de la vie et sans besoins.

La femme d’aujourd’hui doit prendre soin de sa condition de femme, se défaire du joug qu’elle s’impose parfois elle-même et revendiquer son droit de vivre comme elle l’entend.

mere et fille se tenant par la main

La femme loin de la domination

Comme l’affirmait Alicia Giménez Bartlett, « les femmes d’aujourd’hui n’ont besoin de personne pour les seconder« .

Cependant, ce qui est certain, c’est qu’être une femme dans un « monde d’hommes » peut parfois s’avérer difficile, car nous avons des idées fortement ancrées qui détrônent n’importe quelle personnalité face aux préjugés.

Une femme a le même pouvoir personnel, la même capacité de ressentir, de façonner son avenir, de créer et de changer de structures sociales qu’un homme.
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Être une femme : le voyage héroïque

Hommes et femmes sont égaux en tant que personnes uniques et indépendantes. Cependant, le patriarche assume d’innombrables gestes, mots, images, valeurs, idées et croyances utilisés comme fondement de la soumission physique et émotionnelle.

Néanmoins, de nos jours, des millions d’hommes et de femmes se battent car ils pensent que l’égalité est à la portée de tous et que malgré les différences sexuelles, chaque personne mérite le même respect et le même traitement.

Malheureusement, une énorme barre de fer pèse sur la femme, une barre symbolique qui légitime certains discours imposant des significations à chacun de nos comportements.

famille

Le meilleur âge d’une femme commence lorsqu’elle cesse d’espérer que son bonheur provienne d’un homme ou d’une personne extérieure, lorsqu’elle ressent de l’amour propre, du respect pour elle-même et qu’elle ne perd sa dignité pour personne, même si cela sous-entend de rester seule.
-Karla Galleta-

Vivre soumises aux croyances d’une société qui n’est même pas consciente de l’inégalité quotidienne, du fardeau de la violence entre les genres et de la chosification de la femme, nous rend vulnérables et nous expose à des problèmes d’anxiété extrême, de dépression, de dépendance médicamenteuse, d’inadaptation, etc.

Ainsi, le meilleur moyen de défense est de générer des sentiments communs, d’assumer tous les jours un peu plus le poids du monde extérieur et de ne pas croire que le seul lien légitime que nous devions protéger soit celui de la famille pour lequel nous devons sacrifier notre identité.

femmes

Arrêtez de vous sentir coupables de ne pas parvenir à l’épuisement, arrêtez de ne pas avoir en confiance en vous et en vos capacités, arrêtez de ne pas vous accorder de temps pour vous détendre, arrêtez d’ignorer vos sentiments, arrêtez de vous voir dans l’obligation de plaire, de vous faire belle et de répondre aux clichés.

Commençons par nous-mêmes et arrêtons de nous ancrer dans la passivité, la résignation, l’obéissance, le service et l’attention pour les autres, l’entretien du foyer, les taches ménagères et l’éducation, l’image de la parfaite épouse, la chosification de notre corps, la répression, la patience…

Cherchons la liberté et l’identité personnelle, laissons de côté l’identité féminine et ne normalisons pas des actions, des positions, des attentes et des jugements seulement parce que nous sommes nées femmes.

Soyons libres, folles et belles dans notre coeur, comme tout homme, comme toute personne.

Illustrations de Claudia Tremblay.

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