Fallin’ Floyd : le court métrage qui vous aidera à continuer après avoir touché le fond

· 17 août 2016

Toucher le fond, c’est comme se retrouver dans un coin perdu et croire que l’on ne peut pas pas attendre que quoi que ce soit vienne nous sauver. 

Vous connaissez bien cette sensation de découragement intense qui fait que certains jours, vous ne voulez pas sortir de votre lit, car vous y trouvez votre refuge face au froid que provoque chez vous la réalité.

Dans ces moments de forte faiblesse émotionnelle, l’anxiété devient l’amie de la frustration, et les deux nous cachent la vue.

À cause d’elles, vous vous auto-complaisez dans votre mauvaise fortune et apparaît alors dans vos pensées, comme une chaussette dépareillée, l’idée de vous rendre.

“La tristesse est une chambre sombre, aussi petite qu’une boîte à chaussures”
-J.V. Martínez Gil-

Nous vous présentons aujourd’hui un court métrage destiné à tout type de public et qui parle des ennemis émotionnels qui émoussent la confiance en soi.

Il s’intitule Fallin’ Floyd et il nous apprend, entre autres, à continuer après avoir touché le fond. Nous vous invitons à le visionner avant de continuer à lire l’article :

Fallin’ Floyd, un court métrage amusant qui parle d’une réalité habituelle

Créé en 2013 par la maison de production hollandaise “Il Lustern”, ce court métrage d’animation raconte une histoire simple avec laquelle vous vous identifierez facilement, que ce soit dans le moment présent ou au cours de votre passé.

Notre personnage est un jeune trompettiste qui joue dans la rue et fait plaisir aux gens qui passent et marchent autour de lui.

Tout semble aller bien dans son quotidien jusqu’à ce qu’il découvre quelque chose qui bouleversera son équilibre émotionnel : sa copine, dont il est fortement amoureux, le laisse tomber pour un autre.

À ce moment-là, la musique, les couleurs et les expressions du musicien s’unissent pour créer une ambiance triste et mélancolique en harmonie avec ses sentiments.

De plus, une espèce de petit diable noir symbolise cette dégringolade intérieure : elle gêne sa vue, elle le rend maladroit, elle le tourmente et l’accompagne partout comme un poids lourd.

Mais quand vous semblez toucher le fond…

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Vers la moitié du court métrage, vous pourrez observer que le personnage se sent au plus mal et rien ne se passe bien pour lui. Il manque d’envie et d’énergie.

Pourtant, comme cela arrive dans  la vraie vie, quelque chose lui fera sortir la tête de l’eau et continuer : l’acceptation du deuil et son dépassement.

Ainsi, après être passé par des endroits inhospitaliers et avoir rencontré d’autres personnes qui se sentent comme lui, il parvient à se rendre compte que s’abandonner à lui-même ne le conduit nulle part.

Bien que son petit diable soit maintenant plus grand que lui, il fait face à l’adversité et il redevient le grand trompettiste qu’il était au début.

“C’est en surmontant des difficultés

que l’on devient des héros”

-Louis Pasteur-

Sans avoir recours au langage verbal, le court métrage parvient à diffuser un message crucial.

Toute séparation ou moment traumatisant nécessite un processus naturel d’assimilation au cours duquel la douleur est présente et après lequel nous pouvons recommencer à rêver, à faire des projets et à entamer des relations…

C’est presque obligatoire de toucher le fond, pour pouvoir ensuite remonter au plus haut avec plus d’acharnement.

Le pouvoir visuel du court métrage

Techniquement, nous nous trouvons face à une animation pleine de sensibilité et qui nous met face à la vie, avec toute sa cruauté, mais aussi avec la vérité.

Que les choses aillent bien ou mal, nous avons toujours quelque chose à dire, nous pouvons toujours prendre la décision de devenir plus fort, de nager à contre-courant et de vaincre l’inertie.

De la même manière, on y trouve la valeur des petits gestes (comme les sourires des passants qui comblent de joie le musicien), l’importance de l’amour propre ou du courage que nous avons tous en  nous  et que nous sommes seulement capables de découvrir quand nous sommes au bout du rouleau.

“Le soleil s’assombrit à midi et la musique de l’aube se tait

quand le cœur est empli de tristesse”

-Edward Young-

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Enfin, si vous avez aimé Fallin’ Floyd, vous pouvez voir et découvrir aussi Little Quentin, par les mêmes créateurs, Paco Vink et Albert’t Hooft, qui ont réalisé en 2009 un autre court métrage plein de contrastes, de lumières et d’ombres, tout aussi intéressant.