Connaissez-vous le syndrome de l’esclave consentant ?

10 décembre 2015 dans Psychologie 20 Partagés
“Rien n’est plus décourageant qu’un esclave consentant”
(Ricardo Flores Magón)

Nous savons tous qu’un esclave est une personne privée de sa liberté. Tout comme ceux qui souffrent du syndrome de Stockholm, dont les victimes sont des personnes séquestrées qui parviennent à établir un lien affectif avec leur bourreau, l’esclave peut être consentant et accepter cette privation de liberté.

Cela n’a rien à voir avec la sexualité. Un esclave satisfait (ou consentant) est une notion qui va bien plus loin. Voulez-vous en savoir plus sur ce syndrome ? N’hésitez pas à lire la suite de cet article!

Des chaînes mentales

Lorsque l’on parle d’esclavage, tout le monde pense à une époque révolue. Mais en êtes-vous bien sûr ? Un esclave consentant est piégé par de nombreuses chaînes mentales. Cela rend donc sa rébellion difficile, car ces chaînes sont dans son propre esprit, et font partie de lui.

L’esclavage a changé de forme. Aujourd’hui, il est plus subtile, à tel point que vous pourriez être esclave consentant sans même vous en rendre compte. Voici le véritable mystère que nous allons dévoiler.

esclave-consentant

Si vous n’êtes pas capable de vous rebeller face à une humiliation, si vous avez toujours la tête baissée lors d’une discussion sans manifester votre opinion, vous êtes un esclave.

De quoi avez-vous peur ? Vous savez que vous avez envie d’hausser la voix mais quelque chose vous en empêche, ou peut-être que vous vous en empêchez.

Il se peut que ces chaînes mentales n’aient pas été placées par d’autres, mais par vous-même. Êtes-vous heureux de laisser les autres vous humilier ? Êtes-vous heureux en essayant d’être comme les autres ? La quête du bonheur vous permet-elle vraiment de l’atteindre ?

Vivons-nous comme anesthésiés ?

Le syndrome de l’esclave consentant peut s’apparenter aux effets de l’anesthésie. Nous sommes des corps qui pensent de façon relativement similaire et qui font ce qu’ils croient aimer. Cependant, en réalité, nous sommes des esclaves satisfaits.

Abordons l’exemple des relations. En fonction du lieu où vous vivez, les conceptions des relations, de l’infidélité ou de la monogamie ne sont pas les mêmes.

Peut-être avez-vous une relation différente de ce que l’on vous a inculqué étant enfant, mais n’êtes-vous pas pour autant un esclave consentant ?

marionnettes

Tous les êtres humains cherchent le bonheur, ou plutôt, nous croyons que c’est notre objectif. Cependant, que signifie pour vous le « bonheur » ? Fonder une famille ? Avoir un travail de rêve ?

La notion de bonheur est dictée par notre société. Face à cela, les personnes qui se rebellent contre ce syndrome commencent à expérimenter une sorte d’injustice de stéréotypes imposés par la société dans laquelle nous vivons.

“Ils se moquent de moi parce que je suis différent. Je me moque d’eux parce qu’ils sont tous pareil.”
(Kurt Cobain)

Il existe une façon de penser uniforme, mais si l’on sort de ce modèle et que l’on retire véritablement ces chaînes, nous devenons des étrangers.

Nous commençons à voir les autres personnes comme un groupe qui pense de la même façon, alors que nous sommes différent.

Vous vous rappelez de ces chaussures que vous détestiez mais que vous portez aujourd’hui ? La publicité, la mode et la société vous « obligent » à faire preuve de soumission. Hier vous ne les aimiez pas et aujourd’hui vous les avez aux pieds.

Même si vous pensez le contraire, vos amis exercent une pression sur vous en portant ces chaussures que vous détestiez tant. La société vous oppresse pour que vous rentriez dans le moule et que vous soyez pareil.

Parlons maintenant de la famille. Le machisme existe-t-il toujours ?

Bien sûr! En effet, si vous ne parvenez pas à vous rebeller face à cela et que vous cédez, vous accepterez ce traitement machiste dans votre foyer et vous le reproduirez, sans vous en rendre compte, dans vos relations futures.

Ainsi, de nos jours, de nombreuses choses auraient dû rester dans le passé. C’est pour cela que les personnes sont si incohérentes. Elles ne se rendent pas compte qu’elles reproduisent des choses qu’auparavant elles critiquaient ou rejetaient. Cela ressemble à cette histoire de chaussures, n’est-ce pas ?

Il est très difficile d’essayer d’être soi-même. Il semblerait que nous soyons tous marqués du même moule et que si l’on s’en éloigne, on devienne un extraterrestre.

La frustration, le pessimisme et la dépression peuvent prendre le dessus sur vous. Vous ne pouvez pas changer le reste, mais vous pouvez vous changer vous.

Libérez-vous de vos chaînes et soyez libre. Cherchez votre propre bonheur, loin de ce que vous dicte la société.

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